Hortensias Blues BUAN121

HUGO BUAN

Hortensias Blues


Aux éditions PASCAL GALODE EDITEURS *

1731

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Le mardi 1 Avril 2009

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Hugo BUAN




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Quadragénaire, le commissaire Workan est en poste à la Criminelle de Rennes. Il a été muté de Toulouse, où vivent encore son épouse et sa fille, suite à une grave altercation. D’une famille d’origine polonaise qui participa à la Résistance, tous hauts fonctionnaires, Workan a limité les dégâts. À Rennes, ses méthodes irritent son supérieur et la procureur Guérin. Workan est assisté du rouquin capitaine Lerouyer, et de la nerveuse policière Leila Mahir.

À Cesson-Sévigné, la maison médicale L’Albatros regroupe quatorze spécialistes, sur sept étages. Le Dr Marotan, dentiste, a été assassiné d’un coup de club de golf, un lourd “fer neuf”. On l’a retrouvé avec un hortensia planté entre ses fesses nues. Workan et son équipe interrogent les proches de la victime. Son épouse savait que Marotan avait plusieurs maîtresses. L’assistante et la secrétaire étaient déjà parties à l’heure du crime. L’ORL Chabrier, meilleur ami du défunt, partageait la même passion que Marotan pour le golf. Le proctologue était à son entraînement de judo. Le Dr Avril, psy, pouvait éprouver de la rancœur envers Marotan, au sujet de questions immobilières. Workan trouve là un prétexte pour le mettre en garde à vue.

Dès le lendemain, c’est au tour de Chabrier d’être assassiné, avec une mise en scène similaire. En langage foral, l’hortensia signifie “Vos caprices me peinent”, mais ça n’offre guère de piste à Workan. Mme Chabrier, qui fut la première épouse du Dr Marotan, possède un bon alibi. Libéré, le Dr Avril ne cache pas son mécontentement. Les autres médecins et lui-même sont hostiles à une protection policière dans leur immeuble. Workan enquête au golf de Dol, que fréquentaient les victimes, tandis que Leila Mahir recense les maîtresses de Marotan, qui ont toutes un alibi. Vu la violence des actes, une vengeance de femme semble d’ailleurs improbable. Par contre, même si la compta de leur SCI est claire, on peut suspecter les collègues médecins.

La série continue avec le meurtre du cardiologue, tué par une statue en bronze de Johnnie Walker, puis celui du généraliste, assassiné près du canal d’Ille-et-Rance. Avec, à chaque fois, un hortensia en guise d’ornement postérieur. Même quand il abat l’allergologue par arme à feu lors d’un match de foot, le tueur s’arrange pour le décorer d’un hortensia à la morgue. Entre sinistrose et tensions, Workan et ses adjoints poursuivent leurs investigations…

Si la forme est celle du roman d’enquête, l’action est centrée autour du personnage principal. Certes, ses qualités sportives de rugbyman faiblissent, mais ce diable de Workan reste prompt à s’enflammer dès qu’une situation l’agace. Devant l’impossibilité de faire cesser ces meurtres en série, il est sur les nerfs, le fougueux commissaire. Ses adjoints, à commencer par Leila, ne sont pas moins impétueux. Ce qui entraîne bon nombre de scènes aussi vives que souriantes. Car Hugo Buan laisse une large place à la comédie policière : “Il ne faut pas se faire d’illusions, encore quelques années et le fichage ADN sera obligatoire à la naissance. Alors, adieu la volaille d’enquêteurs (…) Les auteurs de romans policiers, vous y pensez ? Une page, il fera leur bouquin. Un crime, une empreinte, un assassin. Qu’est-ce que je dis ? Un paragraphe, il fera le polar, et encore écrit en grosses lettres…” Outre l’intrigue proprement dite, cette tonalité enjouée rend l’histoire fort agréable.

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PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

L’Hydrangea, plus communément appelé hortensia, est l’un des éléments floraux les plus représentatifs de la Bretagne avec le chou-fleur et l’artichaut. Sauf que, jusqu’à preuve du contraire, cette fleur ne se déguste pas. Mais oser planter une fleur d’hortensia dans la partie charnue d’un individu, ce qui vous l’avouerez n’est pas le récipient idéal pour une décoration florale, dépasse l’entendement du quidam, et plus encore au commissaire Lucien Workan, enquêteur de la police rennaise. Et si encore le défunt était horticulteur ! mais non, ce n’est qu’un chirurgien dentiste dont le fondement est orné d’une fleur de cette plante originaire du Mexique, une fleur bleue doit-on préciser. Marotan, tel est le patronyme du défunt fleuri, exerçait son art dans un immeuble dédié aux professions médicales sis quai de la Vilaine. La maison médicale l’Albatros gérée en SCI, abrite en ses murs un proctologue, un ORL, un psy, un allergologue, un rhumatologue, un généraliste, une kiné, une gynéco, une ophtalmo et une pédiatre. C’est la veuve de Marotan qui a découvert le corps de son mari, s’inquiétant de ne pas le voir rentrer à la maison après sa dure journée de labeur, et de labour dentaire. Il a été assassiné avec un club de golf, sport que pratiquait régulièrement l’arracheur de dents qui par ailleurs ne se contentait pas de lancer les balles dans les trous mais accumulait les conquêtes féminines. Workan et son équipe sont sur les dents, d’autant qu’un autre cadavre , l’ORL, est bientôt découvert, lui aussi affublé d’un tel ornement floral. Workan soupçonne l’un des toubibs de la maison médicale de s’amuser aux dépens de ses collègues en fleurissant prématurément leurs cadavres, et plus particulièrement le psychiatre qu’il tarabuste avec une joie sadique. Mais il ne montre guère d’affabilité avec ses subordonnés, dont son adjoint Lerouyer, la Berbère Leïla avec qui il couche occasionnellement ce qui adoucit toutefois leurs relations, et quelques autres qui se demandent dans quelle galère ils se sont fourrés. Sans oublier la Procureur, Sylviane Guérin, qu’il ne ménage pas non plus, par pur plaisir sadique. A moins qu’il s’agisse tout simplement de s’affirmer, lui qui doit sa relative tranquillité professionnelle au passé de résistant d’un aïeul d’origine polonaise. Et pourtant il les aime bien ses hommes (adjointes y compris) et se montre parfois paternaliste, bon enfant avec eux. Selon son humeur.

Hugo Buan visiblement s’amuse dans cette histoire mettant en scène un personnage quelque peu déjanté, le commissaire Workan un passionné des œuvres de Francis Bacon, et des adjoints qui parfois frisent le ridicule. Une fine équipe qui ne peut empêcher les cadavres de s’amonceler, au grand dam de Prigent, le big boss. Le caractère souvent acariâtre de Workan l’amène à se montrer vindicatif, quelque soit son interlocuteur. Témoin cette scène épique où il vitupère sur le prix d’un café auprès d’un restaurateur. Seulement il y a un petit bug dans la conversion des volumes. En effet 3 € c’est cher pour un café, mais lorsque la tasse mesure cent centilitres ! A moins que l’auteur ait voulu écrire dix centilitres, cent représentant un litre, ce n’est plus une tasse qui a été servie à Workan mais un seau. Une erreur de typographie je suppose (page 138). Mais Hugo Buan est également un admirateur de Michel Audiard, ça se sent, ça se lit, ça se déguste. Pour preuve : “ A ce niveau de crétinisme Workan regretta qu’il n’y eu pas de prix Nobel de la connerie, il y aurait au moins un Français vainqueur chaque année ”. Un livre de divertissement plaisant à lire

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