Cézembre Noire BUAN122

HUGO BUAN

Cézembre Noire


Aux éditions PASCAL GALODE

1312

Lectures depuis
Le lundi 21 Avril 2009

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Hugo BUAN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Franchement Berty aurait mieux fait de ne pas regarder la télé et Patrick Bruel jouer au poker. Car Berty se retrouve sans un rond et à bord d’une vieille caisse, il effectue le trajet Paris Saint-Malo sans vraiment savoir ce qu’il va faire au pays des binious. Si, il doit, afin de garnir son portefeuille désespérément vide à part quelques quittances de dettes, s’improviser tueur. C’est Kolo qui l’a décidé et quand Kolo commande, il vaut mieux obéir. Renseigné sur le parcours à effectuer par téléphone portable, crypté, il arrive donc dans la cité des corsaires, son look de rocker quinquagénaire à la banane défraîchie ne plaidant guère en sa faveur. Il embarque à bord d’un rafiot manœuvré par un ancien d’Indochine affublé d’une une prothèse, Hale-ta-patte. Le même jour à Rennes, le commissaire Workan réunit ses troupes sur l’injonction de son supérieur. Magouillant avec la DST, il est le policier idéal pour aller enquêter sur les agissements de deux Américains sur l’île de Cézembre. La mission des deux Etats-Uniens consiste théoriquement en l’étude de l’écosystème de l’île qui durant la Seconde guerre mondiale a subi des largages de bombes, dont des explosifs au napalm, alors que les Allemands y régnaient en maîtres. En compagnie de ses adjoints, Lerouyer qui possède une embarcation amarrée justement à Saint-Malo et connaît bien Cézembre, de Roberto, Leila et Cyndi, il part à l’assaut des éléments. Car la tempête fait rage en ce 8 novembre et les conditions ne sont guère favorables pour la traversée qui se révèle houleuse. D’ailleurs les deux embarcations s’échouent non loin l’une de l’autre et ils n’ont d’autre solution que de se réfugier au Barge’hôtel. Habituellement désert en cette période de l’année, le rafiot transformé en hôtel regorge de pensionnaires. Outre les tenanciers, Léon, le grand-père, Marie-Line la fille et Noël le petit-fils de 18 ans, ainsi qu’une famille d’industriels venus en séminaire, les Monsiret, composée de cinq personnes dont la fille, Daphnée. Ils se retrouvent tous bloqués sur ce lopin de terre et les moyens de communications sont défaillants. Les téléphones portables sont inopérants et Berty est le premier à regretter cette lacune : Kolo doit lui transmettre la photo de la personne à abattre et s’il ne réalise pas son contrat c’est lui qui va se retrouver au boulevard des allongés. La situation est grave mais pas désespérée, pensent-ils tous, sauf que Daphnée qui revient d’une petite promenade affirme avoir vu un Allemand, que des tirs de mitrailleuse se font entendre et qu’un Stuka survole l’île. Un son qui ne peut être confondu avec les rafales de vent. Les mines enfouies lors des bombardements d’Août 1944 ne sont pas toutes neutralisées, les canons se dressent toujours fièrement malgré la rouille, et les bunkers peuvent receler des pièges. Enfin l’ombre de Rommel plane sur ce morceau de terre ainsi que celle d’un nommé Ruhbescht, ancien de l’Africa Korps, décédé le 6 juin 1944 mais qui aurait enterré auparavant des diamants, en espérant peut-être qu’ils fassent des petits. Bref ce qui ne devait être pour chacun des pensionnaires qu’un week-end presque tranquille se transforme en enfer bordé d’eau. 

Dans un style percutant et complètement déchaîné, je dirais même mieux démonté comme la mer de Raymond Devos, Hugo Buan nous invite à le suivre sur un terrain miné guère exploré. Nous sommes en Bretagne, loin des légendes celtiques et des menhirs. L’histoire emprunte à un décor réel et à l’histoire réelle elle aussi, avec soixante ans de recul, d’un épisode de la dernière guerre mondiale. Les touristes qui parcourent les côtes de la Manche ne peuvent guère y échapper, mais Hugo Buan nous mitonne une sorte de huis clos jubilatoire qui dure soixante douze heures. Trois jours durant lesquels les événements, les incidents, les tensions, les drames se succèdent en un véritable feu d’artifice angoissant et grotesque. Mais l’épilogue, même si le roman joue dans le registre des tontons flingueurs et autres farces cinématographiques, est néanmoins fort bien amené et vaut plus qu’un détour. La visite approfondie du livre s’impose, et les sceptiques pourront toujours consulter sur Internet “ Cézembre ”.

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PAUL MAUGENDRE
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Une autre lecture du

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CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Cézembre est une île de la baie de Saint-Malo. En cette veille de week-end du 11 novembre, elle est quasiment inaccessible à cause d’une violente tempête. Ceux qui s’y trouvent sont réfugiés dans la barge-hôtel de la famille Darec (Léon, le grand-père ; Marie-Line, sa fille, la gérante ; Noël, le fils de celle-ci). Outre deux scientifiques américains, les Monsiret et consorts sont des dirigeants de société en séminaire. On attend personne d’autre. Berthy, un malchanceux congénital, n’a pas choisi de se rendre sur Cézembre. Pour rembourser une dette de poker, il doit jouer au tueur à gages. Exécuter le contrat devient un vrai enfer pour ce “tueur à crédit” amateur. À part Hale-la-patte, ancien para d’Indochine muni d’une jambe artificielle, personne n’oserait braver les éléments. C’est ainsi que le duo improbable échoue sur l’île, après une tumultueuse traversée.

Dans le même temps, le commissaire Lucien Workan (du SRPJ de Rennes) est chargé d’une mission à Cézembre. Les deux Américains sont bien des scientifiques, mais surtout des agents de la CIA. Workan doit les surveiller pour essayer de savoir ce qu’ils font là. C’est sans doute en rapport avec le fait que l’île fut bombardée au napalm à la fin de la 2e Guerre. Sous la tempête, Workan embarque avec son équipe sur le bateau de son adjoint rouquin Lerouyer. Quand débarquent ces cinq convives supplémentaires sur la barge-hôtel coupée du monde, Marie-Line Darec s’inquiète pour l’approvisionnement. Tandis que le grand-père Léon retrouve son vieux copain Hale-la-patte, le jeune Noël raconte à Workan la riche histoire de l’île. Vers la fin de la guerre, le cas du capitaine allemand Ruhbescht, proche de Rommel, est plutôt intrigant. Il aurait caché sur Cézembre un lot de diamants, avant de mourir électrocuté à Rennes.

Daphné, la fille des Monsiret, croit voir un soldat nazi. Tous les clients se pensent attaqués par des armes de guerre. C’est plutôt une mise en scène qu’une hallucination collective. Par contre, Mme Monsiret poignardée par une baïonnette, c’est un meurtre bien réel. C’était la cible qu’on avait désignée à Berthy. L’inexpérimenté tueur ne l’a pas éliminée. Workan improvise un début d’enquête, sous la tempête à peine plus calme. Faute de téléphone en état, il est bien difficile de contacter le continent. Workan interroge tout le monde. Il recueille un élément capital, le nom de naissance de la victime : Ruhbescht. Un poncho inondé de sang serait un bon indice, mais tous y ont touché, et on ne peut guère l’analyser sur l’île. Quand on lui désigne une nouvelle cible, Berthy réalise que le vrai commanditaire est présent parmi eux. Si Workan soupçonne un peu les deux Yankees, ce ne sont pas les suspects qui manquent…

Après “Hortensias blues” (2008), c’est la deuxième trépidante aventure du commissaire Workan. Ce policier compétent et obstiné (mais pas à l’abri des erreurs) se montre moins colérique avec ses adjoints, hommes et femmes. Les voici donc sur une île minée par les bombardements d’antan, sous la tempête, dans un hôtel plutôt singulier. Le suspense insulaire ayant depuis toujours inspiré les romanciers, l’auteur se garde bien d’imiter ses prédécesseurs. Il développe une intrigue rythmée, avec ses surprises et ses suspicions. L’absence de moyens techniques et scientifiques rend l’enquête d’autant plus intéressante. Bien sûr, dans cet “aréopage hétéroclite”, les portraits des personnages constituent le point fort de cette comédie policière. Car, s’il y a bien de la noirceur dans les motivations meurtrières et de la vivacité dans l’action, Hugo Buan nous invite surtout à sourire. Un roman véritablement agréable.

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CLAUDE LE NOCHER
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