Le Monde Est Plein De Polissons BRIDENNE149

NELLY BRIDENNE

Le Monde Est Plein De Polissons


Aux éditions CONFESSIONS D’UN POLISSON


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Le samedi 7 Fevrier 2010

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Nelly BRIDENNE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Auto édition 

Nourrie dès sa plus tendre enfance au Dard (Frédéric) et plus spécialement au San Antonio, Nelly Bridenne ne pouvait pas échapper au syndrome de l’humour, et de l’écriture. Elle a donc imaginé un personnage, apparemment anodin, mais qui a trouvé un emploi de tueur à gages. A l’origine ce n’était pas inscrit dans son cursus professionnel, mais un accident de parcours lui montré la voie. Maurice Batignol, c’est son nom, est le quasi prototype du quidam insignifiant. La quarantaine bedonnante, roux de cheveux comme son chat Caramel, légèrement bègue car seuls les mots commençant par B lui occasionnent des problèmes d’élocution, il aime le pastis (la boisson) et taquiner le goujon (le poisson) et n’a rien d’un Don Juan. Enfin, d’origine wallonne il habite dans l’Essonne, le 9-1 comme il précise à la manière des adolescents banlieusards. S’il est devenu tueur à gages, c’est un peu par hasard, à cause, ou grâce, à un codétenu qu’il a connu à Fleury suite à un petit braquage. Mais attention, Maurice a des principes. Il refuse tout contrat sur des enfants et des femmes de moins de cinquante ans et n’utilise que son surin, qu’il a dénommé affectueusement Alcatraz. Il nous narre avec verve ses aventures, ou mésaventures, tout d’abord ses relations avec la gardienne de l’immeuble où il habite, avec ses différents voisins (dans mon HLM chantait Renaud) et les nombreuses affaires qu’il doit régler avec doigté. Il en refuse parfois et Monsieur Charles, son employeur, ne s’en offusque pas, c’est un autre de ses employés qui est chargé du travail. Et ce n’est pas toujours facile, Maurice (ah oui j’allais oublier, il a horreur qu’on l’appelle Momo), Maurice donc n’a pas un métier facile. Mais son boulot lui a permis de rencontrer la femme de sa vie, Jeanne, et c’est toujours ça.

Le monde est plein de polissons est moins un roman qu’un recueil de nouvelles qui se décomposent façon patchwork et dont certaines ont d’ailleurs été publiées sur Rayon du Polar. Et les péripéties s’enchainent gentiment, avec verve, contées par Maurice lui-même, malgré les interventions, qu’il déplore, de la narratrice officielle. Le tout avec ce délire proche du style de San Antonio, première époque, ou plutôt de son autre alias, L’Ange Noir. Seulement la dernière partie use, abuse trop du langage argotique tiré de la banlieue, ce qui pour un quadra n’est pas forcément le jargon favori, et certains événements déjà relatés dans les premiers chapitres ressurgissent dans les dernières historiettes. D’ailleurs il se désigne familièrement Momo, ce qu’il déteste. Nelly Bridenne doit persévérer, et surtout étoffer ses nouvelles et véritablement les transformer en roman. Ce n’est pas toujours évident, mais quand la volonté mène le stylo, il n’a qu’à se plier. M’enfin !
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CLAUDE LE NOCHER

Maurice Batignol, ce nom ne vous dit rien ? C’est logique. Ce rouquin végétarien, bègue butant sur les B, d’origine belge, ne passe sans doute pas inaperçu, mais on ignore généralement sa profession. Maurice Batignol est tueur à gages, un “saigneur” dans la profession. Ce qui signifie qu’il surine ses victimes avec sa lame, surnommée Alcatraz. Dans son immeuble, la vieille concierge Mme Bignole reste incapable de le saluer par son vrai nom. Faut l’excuser, elle est mi-sourde. Dans la maison d’à côté, Géromine est une autre dame âgée, mais autrement plus active. Quand elle n’arrive pas à éliminer des gêneurs, à qui donc qu’elle fait appel ? À Maurice Batignol, le pro de la disparition prématurée, l’expert en coup de poignard fatal, le cador des exécuteurs à l‘arme blanche. Quand sa voisine de palier, la douce Jeanne, est maltraitée par son imbécile de mari, que fait Maurice ? Il la débarrasse radicalement du brutal conjoint. Après les coups de couteau, le coup de foudre est inévitable. C‘est ainsi que Jeanne vit ensuite maritalement avec Maurice, belle histoire d’amour.

Le Grand Charles est un caïd un poil vindicatif, un brin susceptible. Faut avouer qu’il n’a pas eu une enfance facile, entre un beau-père mac et une mère prostituée. “Notre trio, c’était le petit con, la pute et le puant. Les Thénardier, en pire.” C’est le patron de Maurice, qui décide de ses contrats. Sauf qu’il arrive à Maurice de renoncer pour motif personnel. États d’âme ou déontologie du sicaire, le Grand Charles est compréhensif : “Le boss ne refuse rien à Maurice quand il refuse une mission. Il aime chez lui ce côté sensible. Et puis il a recours à d’autres employés moins regardants.” Des cibles, Maurice n’en manque pas, usant des méthodes le mieux adaptées à chacune. Exemple, ce chasseur : “Son légionnaire il était gros, il était con, il sentait bon la chevrotine. Il est mort dans son lit, c’est vrai, mais avec trois cartouches dans le buffet.”

Chez les habitants de son immeuble, y en a quelques-uns qui méritent sans nul doute l’intervention de Maurice. Parmi ses victimes, c’est parfois l’horoscope qui guide notre valeureux justicier appointé, faut bien trouver des bases. Maurice n’oublie pas son séjour bienfaisant à Fleury-Mérogis, station incontournable du tourisme pénitentiaire. Sa collègue Maryse, avenante quinquagénaire jouant avec les armes à feu, Maurice l’aime bien. “Nous appartenons tous les deux au club très ouvert de ceux qui ont perdu leurs illusions. Nous avons tous les deux arpenté le boulevard des rêves brisés […] Et survécu à une vie rock’n’roll parsemée de périodes de blues.” Mais si elle tente un coup de Jarnac, notre tueur patenté réplique par un mortel coup de lame, réflexe oblige. Sans doute Maurice est-il un nostalgique de Joe Strummer et The Clash. Néanmoins, il lui arrive de s’essayer au slam, et d’avoir pour client un rappeur voulant supprimer ses concurrents. Il vit (et tue) avec son temps, l’ami Maurice…

C’est un héritier des Tontons Flingueurs, scénarisé par Frédéric Dard et dialogué par Michel Audiard, que nous présente Nelly Bridenne. Un dur au cœur tendre façon Lino Ventura, dans une ambiance musicale plus actuelle punk-rap-slam, voilà Maurice. Avec les casse-burnes de tout acabit, les malfaisants congénitaux, les malsains dérangeants, il n’y a qu’une seule solution, l’élimination. Éjecter les indésirables, vaste programme ! Au contraire d’un monstre froid, il en épargne çà et là quelques-uns, selon ses critères. Quand une suite de nouvelles dédiées à au héros fétiche de l’auteur devient une sorte de “chronique mauricienne”, le résultat s’avère assez jouissif. Le plaisir étant au rendez-vous, ce roman autoédité se commande sur le site

http://www.confessionsdunpolisson.fr/

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