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NELLY BRIDENNE

L’effet Mer


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Le mardi 17 Mai 2012

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Nelly BRIDENNE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Sous-titré Roman de plage.

Certaines personnes retournent tous les ans, lors de leurs vacances, au même endroit, montagne, camping, stations thermales ou balnéaires, et évidemment ils prennent leurs habitudes et finissent par lier des liens d’amitiés avec d’autres estivants qui eux aussi louent le même emplacement, le même appartement ou la même villa d’année en année.

C’est ainsi que dans une petite ville située sur le Bassin d’Arcachon, non loin du Cap Ferret, Henri-Louis Maigret, HLM pour les facétieux, agent immobilier de sa profession, gère quelques locations saisonnières dont celles qui nous intéressent au premier chef puisqu’elles sont au cœur du récit.

Mais intéressons-nous aux locataires des 15 et 17 de la rue des mouettes, les 17bis et 19 étant des résidences secondaires. Certains ne restent qu’un mois, d’autres deux mois, mais tous finissent par se connaitre, pour des raisons évidentes de proximité ou familiales.

Au N°15, la famille Dard, composée d’Antoine, la cinquantaine, sa femme Félicie et leur fils Alexandre-Benoît, plus communément appelé Alex, âgé de quatorze ans. Ils résident au mois de juillet et sont remplacés par la famille Brac, des habitués. Il s’agit de Valérie, la sœur cadette d’Antoine et de son mari Michel, passionné de vélo, et leur fille Elodie, dix-sept printemps.

Au N°17, deux familles également. Les juilletistes, Jean-Philippe Pouy, quadragénaire, sa femme Martine adepte de la randonnée. Puis les aoûtiens, Léon Jonquet, au chômage, sa femme Edith, collègue de travail de Martine Pouy, et leur chien Popeye.

Au N°17bis, les nouveaux propriétaires de la villa, qui restent tout l’été, un couple anachronique : Adrien, octogénaire et son épouse Hortense qui fut longtemps son infirmière, une quinquagénaire accorte.

Enfin au N°19, un couple d’amis : Pierre Bialot, un enseignant quinquagénaire qui vient d’hériter d’une tante de la propriété, et Benjamin Pennac, professeur d’anglais de quinze ans plus jeune. Sans oublier leur chat Orlando.

De juillet 2000, chapitre intitulé Semailles, jusqu’à l’été 2004, Regain, Nelly Bridenne nous délivre les tranches de vie qui ponctuent ces vacances estivales et sont constituées comme autant de petites scènes familiales, joyeuses parfois, tristes souvent. Les incompatibilités d’humeur se dressent, inévitablement, des drames se produisent alors que tout le monde est dispersé. Lors des retrouvailles, l’intimité est préservée, mais chacun plus ou moins se sent concerné par ce qu’il s’est passé durant les longs mois d’absence. Des ennuis de santé, des perturbations dans les liens familiaux ou professionnels, des départs définitifs, des rapprochements. La vie quotidienne de tout un chacun en somme, en réduction. Un microcosme dans lequel chacun des vacanciers s’expriment avec pudeur, HLM, pardon Henri-Louis Maigret, apportant sa touche personnelle.

Contrairement à ses deux premiers ouvrages, Le Monde est plein de polissons et Sur un petit air de requiem, qui étaient des chroniques humoristiques et caustiques, Nelly Bridenne s’investit dans un genre plus grave, plus proche de nous et de nos préoccupations, jetant un regard plein de commisération sur quelques familles représentatives de notre société. Et le lecteur appréciera ces quelques clins d’œil sur les patronymes de ces vacanciers ainsi qu’à quelques chansons de Jacques Brel.

Vous pouvez diriger le curseur de votre souris sur le site Les confessions d’un polisson, vous serez accueillis avec le sourire.

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Une autre lecture du

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CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

C’est une petite station balnéaire du Bassin d’Arcachon, au début des années 2000. L’agent immobilier Henri-Louis Maigret s’occupe des locations de la Rue des Mouettes. Indépendant, il avoue : “Je préfère gagner moins, mais connaître tous mes clients pour les conseiller au mieux de leurs intérêts”. Il est vrai qu’Henri est proche de ces familles, qui reviennent d’années en années. Nous suivons avec lui leurs cinq étés en bord de mer, jusqu’en 2004.

Il y a le policier quinquagénaire Antoine, avec son épouse Félicie et leur fils Alex, âgé de quatorze ans. Valérie, la sœur d’Antoine, vient avec son mari Michel et leur fille Élodie. Plus loin, on trouve Jean-Philippe, quadra infidèle à son épouse Martine, randonneuse. Et puis Léon, sans emploi proche de la retraite, et sa femme Édith, collègue de Martine, avec leur chien Popeye. À côté, Adrien est un octogénaire argentin très argenté, qui a acheté une maison de vacances. Il y séjourne avec son épouse Hortense, née Ginette Bouville, d’une cinquantaine d’années, son ancienne infirmière. Si Adrien vient à décéder, nul doute qu’Hortense le remplacera, mais vainement. Enfin, il y a Pierre et Ben, un couple homo, avec leur chat persan. Pierre a hérité de la villa de sa Tatie Charlotte, à laquelle il rend visite au cimetière. Ben, lui, ferait bien d’oublier son ex, Philou.

L’été 2000 se passe pour le mieux, même pour le jeune Alex qui finit par bien s’amuser. Sa cousine Élodie est sur le chemin de l’anorexie, ce que personne ne détecte encore. Jean-Philippe guette les proies féminines, et Léon songe que l’inactivité a de bons côtés. Le riche Adrien est le papy heureux de ce groupe d’amis, la tendresse d’Hortense lui convenant pour sa fin de vie. Couple bien accepté, Pierre et Ben s’entendent fort bien avec l’agent immobilier. Dès l’été 2001, quelques tracas perturbent chacune des familles. Autour des étés suivants, toutes sortes de séparations, dramatiques dans certains cas, sont à prévoir…

Si l’espiègle Nelly Bridenne a choisi des noms à ces familles, qui font référence à des auteurs de polars, c’est pour le sourire. Toutefois, ne nous y trompons pas, ce court roman n’est pas un recueil humoristique. Il s’agit de la chronique toute en finesse d’un échantillon de personnages. On ne traverse pas les années sans être confrontés aux aléas de la vie. Petits soucis ou graves problèmes, que chacun surmonte à sa manière. Voilà ce que, par petites touches, nous raconte l’auteure. La psychologie n’est donc pas oubliée, révélant le caractère profond de certains héros de l’histoire. Quelques maux actuels sont aussi évoqués. L’individualisme rend d’ailleurs ce type de villégiature de plus en plus rare, ce qui est souligné au final. Hier, les vacances étaient fête et insouciance; aujourd’hui, ce sont des dates propices à l’égoïsme. Profitons encore un peu de ces vacances décrites par Nelly Bridenne, non pas idéales, mais d’une vraie humanité.

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