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MAITE BERNARD

Même Pas Malte


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Le mardi 10 Fevrier 2010

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Maïté BERNARD




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Gérard, le patron du bar-restaurant Au pied de porc de la sainte-Scolasse, est inquiet par le comportement affiché de son client favori, Gabriel Lecouvreur alias Le Poulpe. Celui-ci est atteint de ce qu’il appelle le grand blanc et que d’autres désignent sous les noms de stress, blues, cafard ou encore spleen. Pour le réactiver il tente de lui parler, en pure perte. Il suffit d’un entrefilet dans Le Parisien, même pas daté du jour, pour éveiller la curiosité de Gabriel. Une certaine Brigid Waterford a découvert, à Toulon, une jeune femme morte tenant entre ses cuisses un sac contenant un vase dit Au phare d’Alexandrie, une antiquité inestimable en provenance d’Afghanistan. Brigid Waterford, Gabriel s’en souvient bien malgré les neuf ans passés depuis leur première et dernière rencontre. Une belle rousse aux yeux verts. Enfin, un rayon de soleil se profile dans la grisaille qui embrume les idées du Poulpe. N’écoutant que son instinct, il se dirige vers le musée Guimet, et bingo, Brigid est effectivement là, devant l’entrée. Pourquoi le musée Guimet ? Parce que tout simplement c’est là où théoriquement doit se trouver le fameux vase. Alors, celui que détenait la jeune femme ne serait qu’un faux, une habile reproduction ? Brigid, qui avait aperçu la morte quelques mois auparavant lord d’une soirée huppée, a eu le temps de s’emparer, avant de prévenir la police, de son argent, de ses papiers et de remarquer quelques tatouages sur les bras et le haut du corps de la défunte. Gabriel accepte de suivre Brigid en Espagne, Barcelone et Cadaques, puis Séville, à la recherche du tatoueur lequel pourrait la conduire jusqu’au domicile de la morte et éventuellement à un magot. Une petite fortune qui permettrait à Brigid de se remettre à flots, et de partir à Malte, en Colombie, ou ailleurs, loin.

Ce nouvel épisode du Poulpe, qui chronologiquement se situe avant Certains l’aiment clos de Laurent Martin, nous emmène sur les traces d’un trafic d’antiquités, trésors retrouvés à Begram, site archéologique situé au nord de Kaboul qui fut surnommé l’Alexandrie du Caucase et dont certaines pièces sont répertoriées au musée Guimet. Ceci pour alimenter la trame de l’enquête menée par Brigid et Gabriel. Mais se greffe en toile de fond, l’attirance entre Brigid et Le Poulpe, ainsi que les problèmes de conscience de celui-ci concernant ses relations avec Chéryl. Leur couple a-t-il un avenir, aime-t-il vraiment Chéryl, quels sont les sentiments de Chéryl à son égard, doit-il effectuer une alliance charnelle avec Brigid et plus si affinités au détriment de longues années de vie plus ou moins communes avec Chéryl ? Ce roman est aussi un hommage implicite au Faucon Maltais car Brigid est l’arrière arrière petite fille de Brigid O’Shaunessy celle qui inspira Dashiell Hammett, mais aussi à Humphrey Bogart et John Huston, et bien sûr Marcus Malte qui le premier a mis en scène Brigid Waterford dans Le Vrai Con maltais. J’allais oublier de signaler que Brigid lit Alice au Pays des Merveilles, parce qu’elle a aperçu le cadavre grâce à un petit lapin blanc. Alors, De l’Autre côté du miroir, la suite, n’est-il pas une préfiguration des hésitations sentimentales du Poulpe ?
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PAUL MAUGENDRE
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Une autre lecture du

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de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Qu’est-ce qui peut sortir Gabriel Lecouvreur de sa morosité continuelle ? Peut-être la perspective de revoir la flamboyante rousse Brigid Waterford. Neuf ans plus tôt, le Poulpe et l’aventurière ont partagé les péripéties d’une même affaire. À Toulon, Brigid vient de découvrir le cadavre d’une femme. Entre les jambes de la défunte, un vase historique afghan censé se trouver au Musée Guimet. C’est là que Gabriel re-contacte Brigid, aujourd’hui âgée de 36 ans, dont le charme reste ravageur. Autant que celui de son arrière grand-mère Brigid O’Shaunessy, qui inspira à Dashiell Hammet le personnage du Faucon Maltais. L’original du vase figure bien dans l’expo du musée. Il est moche, mais d’une inestimable valeur. Brigid retrace pour Gabriel l’historique des fouilles archéologiques en Afghanistan, qui mirent au jour ces trésors dont le vase fait partie.

Brigid a dérobé à Laure Brenner (le cadavre) son argent, sa carte bancaire et les clés de son appartement de Barcelone. Elle est sûre qu’il y a du fric à glaner, et demande à Gabriel de jouer à l’ange gardien. Ayant renâclé pour le principe, il l’accompagne en Espagne. Comme il s’en doutait, l’adresse de Laure Brenner est fausse. Par contre, les tatouages que Brigid a remarqué sur le corps de Laure Brenner leur offre une piste. À Cadaques, ils interrogent un tatoueur polynésien qui ne se souvient pas de la jeune femme. Il les envoie chez son collègue tahitien Titi, près de Barcelone. Bien que celui-ci ne soit guère causant, il lâche le nom du journaliste Isidore Balard, qui lui a aussi posé des questions sur Laure Brenner. Retour à la grisaille parisienne pour Gabriel et Brigid.

Effectivement, Isidore a enquêté sur le mari de Laure, Max Brenner. Mêlé à des trafics mafieux d’œuvres d’art, celui-ci serait mort en 1995. Des trésors afghans ont assurément été détournés par Max Brenner, qui laissa une fortune à sa veuve. Brigid jubile : “Je savais bien qu’il y avait de l’argent à trouver dans cette histoire. Si j’arrive à mettre la main sur les comptes de Laure Brenner, je suis riche.” Le journaliste leur confie ses documents sur le couple. Gabriel et Brigid bousculent Fabrice Micheli, collectionneur égocentrique qu’ils supposent être le commanditaire du faux vase afghan. Il finit par leur donner un nom et une adresse, du côté de Séville.

Gabriel se demande s’il doit persévérer, pour les beaux yeux de sa rousse amie : “Les femmes ! Cette manie du "Tout ou rien" ! Cette religion de l’absolu ! Il n’allait tout de même pas tomber amoureux rien que pour faire plaisir.” Pourtant, il continue à suivre Brigid d’Andalousie à Londres, explorant le repaire de pilleurs d’œuvres d’art, visitant le palais d’une duchesse qui observe une relative légalité dans ses achats de pièces rares, questionnant un gigolo facile à secouer, rencontrant un petit Sikh qui va les aider à trouver le coupable…

Certains épisodes du Poulpe sont militants, s’inscrivant dans la réalité sociale de l’époque. Le trafic des biens culturels fait tout autant partie des faits de société actuels. Sans s’écarter de l’esprit du personnage, Maïté Bernard choisit donc une version qui fait la part belle à l’aventure, aux péripéties multiples et agitées. C’est évidemment Brigid-la-séductrice qui mène la danse, mais Gabriel n’en est pas moins un témoin fort impliqué dans cette affaire. Dès qu’il s’agit de remuer les récalcitrants, d’obtenir d’utiles informations, le Poulpe met la pression. Démanteler un tel réseau sans trop s’exposer aux mauvais coups, pas si simple. Finalement, entre la blonde Chéryl et sa rousse partenaire, devra-t-il choisir ? Il ne suffit pas d’être “extrêmement attachante” pour capter le cœur du Poulpe. On suit avec grand plaisir cette aventure mouvementée, entraînante et palpitante à souhaits.

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