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DAVID BERGERON

Pandémonium Cité


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Le vendredi 30 Avril 2011

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David BERGERON




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Âgé de trente-quatre ans, Philippe Moreau est de retour à Villeray, quartier de Montréal. Cet étudiant en philosophie revient d'un long voyage en Europe. Le but était d’oublier sa douloureuse rupture avec sa compagne Jeanne, autant que le décès de son père. Pourtant, il reste en proie à ses incertitudes coupables, et consomme toujours bon nombre de joints. À peine arrivé, il observe des fêtards aux allures de gothiques, noctambules qui lui semblent armés. Il se demande si ce sont eux qui causent la panne électrique qui se produit peu après. Philippe retrouve bientôt son vieil ami Vlad. Rescapé de la guerre des Balkans, celui-ci possède un arsenal d’armes à feu puissantes. Quant à son chien Kiki, c’est un molosse de soixante kilos, toujours prêt à attaquer les ennemis de son maître.

Une nuit suivante, Philippe remarque la présence de gens suspects autour de l’église Sainte-Thérèse. La police semblant complice de ces gothiques, il appelle Vlad à la rescousse. Tous deux visitent l’édifice religieux, pas si désaffecté qu’il y parait. Le duo doit rapidement fuir cet endroit, après que Philippe ait relevé des indices : “Une église profanée par des ravisseurs de chèvres, un symbole païen [l’Œil de la Pyramide] tracé dans ce qu’il appelait maintenant le Judas, ce poste de surveillance qui n’a rien à faire dans un lieu de prière, un tunnel infesté de cultistes, tout ça ne s’improvise pas du jour au lendemain. Du sang innocent allait être versé, et la police qui semble déjà s’en laver les mains. Philippe se perd dans ses pensées.” Nul doute qu’ils soient en présence d’un culte sataniste.

Philippe et Vlad braquent chez lui le vigile gardant l’église. Ils l’obligent à donner les rares détails qu’il connaît sur cette Loge, bien installée dans les sous-sols du quartier de Villeray. Peu après, le duo est pourchassé en voiture par le minivan des cultistes. Suite à un échange de tirs, Vlad est mortellement touché, tandis que Philippe est fait prisonnier. Il va rencontrer Antéloki, celui qui dirige la secte basée à Villeray. Parallèlement, Philippe a déjà un pied en Enfer. Il a passé les rives de l’Achéron, pour un séjour peut-être provisoire à Pandémonium Cité. Si la Sibylle lui accorde un Rameau d’or, il a des chances de rentrer chez lui. Vlad n’a pas dit son dernier mot, ni rendu son dernier souffle. Il repart en croisade contre la secte qui prépare une messe noire, afin de sauver son ami Philippe…

À la fois, c’est une histoire de la catégorie Fantastique, et un roman d’action. Ce second aspect n’est pas le moindre. En effet, nos deux héros font face à des adversaires dangereux et organisés, que les armes à feu de Vlad ne suffisent pas toujours à abattre. Le satanisme et son folklore semblent assez répandus en Amérique du Nord. Est-ce vraiment pris plus au sérieux qu’en Europe ? Imaginer une secte disposant de vrais pouvoirs démoniaques et d’une armée de fidèles, ça reste de la fiction. Une idée qui séduirait certains régimes dirigistes, peut-être. La part philosophique du récit évoque notre responsabilité sur le cours de nos existences. Pour Philippe, la vie est comparable à un “théâtre de souffrance et de solitude”, mais est-il plus fautif qu’un autre ? Le séjour de Philippe au cœur des Enfers ne manque pas de fantaisie. Par exemple, ici on dit au juge “Objection, votre Infamie” et non “Objection, votre Honneur”. Un roman court et agréable, quelque peu hors normes grâce à bonne dose d’originalité.

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Pandémonium Cité

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
 

Un roman dont la lecture est proprement déroutante, et dont il faut extirper la vérité de la part du rêve, comme s’il s’agissait d’une parabole moderne.

Etudiant en philosophie, Philippe Moreau revient à Montréal après un séjour en Europe, mais dans sa tête il est toujours traumatisé par le départ de Jeanne, sa compagne, ainsi que par le décès de son père. De la fenêtre de son appartement il observe l’orage qui gronde, la pluie qui tombe, le vent qui agite les arbres du grand érable, un éclair violine qui déchire le ciel, une gerbe d’étincelles qui jaillit du transformateur électrique situé à proximité. L’électricité est coupée mais il aperçoit quatre ou cinq silhouettes furtives qui s’éloignent. L’une d’elle porte un fusil de chasse sur l’épaule. Son réveil est vaseux, il tourne en rond, ne sachant trop que faire. Il discute avec un des électriciens venus réparer les dégâts sur le transformateur, et il apprend que bien d’autres appareils ont été endommagés, alors que l’orage n’était pas si terrible que ça. Philippe retrouve son vieux copain Vlad, d’origine monténégrine, qui vit seul en compagnie de son molosse Kiki. Vlad est un amoureux des armes à feu, il en possède toute une caisse. Deux jours plus tard ils se retrouvent à nouveau. Philippe a aperçu les individus louches entrer dans une église non loin de chez lui. Ils étaient accompagnés d’un nain, qui semble être le chef. C’est le début des aventures pour les deux compères qui pistent ces cultistes obéissant à une sorte de secte. Des aventures mouvementées, pleines de bruit et de frayeur, d’action et de fantastique, de poursuites en voitures, de coups de feu, de blessés et de morts, de rites sataniques, de chèvres sacrifiées, d’hommages à des dieux disparus.

Le lecteur est entraîné malgré lui dans une sorte de tourmente, hypnotisé par cette histoire dont il ne peut dissocier le concret du virtuel. Philippe fume, beaucoup, des pétards, et est-ce son esprit embrumé qui le mène par le bout du mégot, ou vit-il réellement cette histoire. A-t-il passé physiquement les rives de l’Achéron, Sybille peut-elle lui remettre un rameau d’or qui lui permettrait de rentrer dans le palpable, les satanistes ont-ils obligé Vlad à rendre son dernier souffle, des cultistes qui semblent insensibles aux armes à feu.

Tels sont les ingrédients utilisés par David Bergeron dans ce premier roman prometteur et qui laisse une grande part d’ombre et de conjectures au lecteur qui ressort ébouriffé de cette intrigue échevelée.

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PAUL MAUGENDRE
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