Les Ombres BERANGER208

PHILIPPE BERANGER

Les Ombres


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Le lundi 31 Mai 2011

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Philippe BERANGER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
 Depuis le mariage consanguin et forcé entre les RG et la DST, la DCRI est chargée de prévenir, en autre, les attaques terroristes. De petits groupes ont pour mission de surveiller les quartiers supposés sensibles et pour cela ils jouent les taupes en s’installant dans un appartement situé dans des barres d’immeubles. Le groupe du capitaine Franck Venel est affecté dans une ville de la banlieue parisienne, plus particulièrement la cité Prévert. Une brigade hétéroclite, composée d’éléments qui parfois s’engueulent, sans que jamais cela dépasse l’acrimonie. Un attentat vient d’être perpétrer à la station de métro Trocadéro, et une dizaine de morts ainsi qu’une quarantaine de blessés sont recensés. Un mail destiné au ministère de l’Intérieur émanant d’une mystérieuse organisation nommée le Croissant Noir revendique cet attentat et prévient que cela n’est pas fini. Et ce n’est que le début car le Croissant Noir prévoit une autre étape à Lyon, promettant de mettre la France à genoux. En ce milieu de septembre 2011, se profile le spectre du 11 septembre 2001 de sinistre mémoire. Pour Franck Venel, et ses hommes et deux femmes, la tâche est rude mais Perico, leur commissaire, ou plutôt chef de service comme il aime à se faire appeler, supprime les RTT, quant aux heures supplémentaires, ce sera comme d’habitude, elles ne seront pas payées. L’identité des deux poseurs de bombe est rapidement déterminée, et le premier qui avait pris pour pseudonyme Koala, l’autre ayant emprunté celui de Couguar, avait effectué ses achats dans un centre commercial situé non loin de la Cité Jacques Prévert. Se pourrait-il qu’il eut des liens avec des habitants de la cité ? La piste n’est pas à écarter, d’autant que Venel et son équipe surveillent quelques personnages dont l’allure est équivoque. Ainsi le jeune Mim qui depuis quelques temps s’est laissé pousser la barbe, et quelques autres dont les déplacements sont pour le moins suspects. Sans oublier ces jeunes adolescents, quinze ans et une morphologie de basketteurs, qui les provoquent et vont même jusqu’à les agresser, bien éduqués par des imans ou des adultes à l’influence prépondérante dans la croisade contre les Gaulois. Mais Venel a d’autres contrariétés en tête. L’un des membres de son groupe prélève la monnaie dans la caisse du café, un autre a des problèmes avec sa femme, un troisième se fait arrêter par la police municipale pour délit de faciès, étant d’origine arabe, et tutti quanti. Il s’occupe plus ou moins de sa fille Elodie, d’obédience altermondialiste qui n’hésite pas à déclarer : « Un bébé meurt de faim toutes les trois secondes dans le monde… sans compter les maladies. En fait, les attentats tuent moins de monde ». Et il aimerait bien avoir des rapports plus rapprochés avec une de ses adjointes. De plus il doit composer avec d’autres groupes, dont celui de Girard, mais les informations circulent mal, chacun préférant garder pour soi les informations qu’il détient, ou parce qu’ils ne sont pas informés par leurs supérieurs et les technocrates du ministère. Ce qui souvent les amène à se marcher sur les pieds ou à ne pas explorer des pistes pensant qu’elles le sont par d’autres groupes.

Ce roman n’a pas pour but de faire l’apologie de ces hommes de l’ombre, de les élever en surhommes mais de les montrer en évolution dans leur travail quotidien. Leurs soucis, leurs faiblesses, leurs antagonismes, leurs défauts, leurs compétences, les problèmes auxquels ils ont confrontés comme tout un chacun, leurs erreurs, ainsi que les petites vexations auxquelles ils peuvent être confrontés. Pas d’argent pour acheter de petits objets pourtant indispensables, pour rembourser des dépenses qu’ils doivent effectuer pour les aider dans leurs enquêtes, sans oublier les brimades venant de leur hiérarchie, les objectifs qu’ils doivent réaliser, étant piégés lors de leurs missions par des déclarations intempestives des instances ministérielles, d’arrestations prématurées afin de rassurer l’opinion publique alors même que les enquêtes ne sont pas closes. « Les effets d’annonce, toujours les effets d’annonce. Ils s’en branlent qu’on réussisse ; ce qu’ils veulent, c’est bavasser, se montrer et aller trop vite. Regarde l’affaire de Tarnac. Une équipe depuis six mois en planque et, un matin, le ministre a envie qu’on les arrête. On n’est pas prêts, on fait n’importe quoi, mais c’est pas grave, ils l’ont eu leur effet ». Malgré leurs défauts, leurs faiblesses, Venel aime bien ses hommes (et ses femmes) qui constituent son équipe. « J’aime bien cette bande de nazes. Les gens ont de la police l’image d’un ministre de l’Intérieur, d’un préfet ou d’un syndicaliste… De gardes mobiles casqués, aussi, ou de zozos coincés qui les arrêtent pour un dépassement de vitesse de trois kilomètre-heure ; bonjour les dégâts. Adoptez un flic, invitez-le chez vous, et vous verrez qu’il est normal ou tout aussi dingue que vous. Les miens, en tout cas ». Venel est lucide, il sait que les gens n’aiment pas les policiers pour moult raisons, ceci est une autre histoire. Mais je n’en dis pas plus. Quelqu’un qui habite ma région s’est fait arrêter pour injures à policiers. Voilà, on ne sait plus où commence l’insulte, où finit l’esprit d’analyse réaliste. Ce roman est complété par un dossier documentaire instructif d’Andrea Verducci.

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