L’affaire Du Chien Des Baskerville BAYARD178

PIERRE BAYARD

L’affaire Du Chien Des Baskerville


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Le mercredi 21 Octobre 2010

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Pierre BAYARD




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Souvent les auteurs déclarent que les personnages qu’ils ont créés leur échappent et que la plupart du temps ce qu’ils avaient imaginé évoluait au fil de la rédaction, prenant un chemin qu’ils ne leur avaient pas envisagé. Peut-on dire que le personnage devient indépendant, se détache de son créateur, et n’en fait qu’à sa tête ? Ce qui engendre des petites anomalies dans la rédaction d’un ouvrage pourtant soigneusement pensé. Et le narrateur, qui prend ses aises, émancipé de la tutelle de l’auteur, se prend les pieds dans une intrigue dont pourtant il est le héros, même par procuration, laissant à son géniteur littéraire de réparer les bourdes. Mais celui-ci ne s’en aperçoit pas tout le temps.

Prenons le cas du docteur Watson et de son célèbre compagnon. Il existe des erreurs dans le descriptif de leurs aventures, qui pourraient parfois prêter à conséquence. Enfin quand j’écris « prenons », c’est plutôt Pierre Bayard qui s’y colle. En effet il décortique la trame du célèbre roman de Conan Doyle, Le Chien des Baskerville, et a relevé tout au long de sa lecture des invraisemblances, et surtout une méprise grossière concernant l’identité du meurtrier. Et il relève quelques situations, scènes, quelques anomalies en un mot qui ont sûrement échappé à bon nombre de lecteurs. Pourquoi, sinon, Le Chien des Baskerville serait-il le roman le plus connu de Conan Doyle ?

D’abord Conan Doyle, fatigué de son héros, le précipite dans les chutes de Reichenbach. Sous l’amicale mais exigeante pression populaire conjointe à des problèmes financiers, il est obligé de le « ressusciter ». Ce qui provoque peut-être une aversion accrue envers ce héros encombrant. Et par la plume de Watson, le brave mais aveugle docteur Watson, il va le mettre en face de problèmes qui sont résolus de manière insatisfaisante. Mais toutefois ses « fausses » solutions sont narrées avec tant d’habileté, tant de machiavélisme, tant de diablerie, que personne ne se rend compte des trucages. Pourtant des indices auraient dû alerter le lecteur. Et c’est là que l’esprit de déduction de Pierre Bayard supplée celui du détective, et démontre les incohérences qui gisent dans la narration, visibles et pourtant cachées. Et d’expliquer une première clé à laquelle peu de personnes se sont intéressées. « Or les récits des aventures de Sherlock Holmes, et plus particulièrement Le Chien des Baskerville, présentent sur ce point une particularité étonnante, à savoir que les faits ne nous sont pas communiqués par l’auteur lui-même ou par un narrateur omniscient, auquel un certain crédit pourrait être accordé, mais par un compagnon du détective, le docteur Watson ». Ce qui voudrait signifier que le docteur Watson se montre partial et subjectif lorsqu’il relate les enquêtes de Sherlock Holmes. Il serait alors comme les apôtres portant la bonne parole, sans essayer de réfléchir. Holmes lui reproche sa naïveté à plusieurs reprises et comme le souligne Pierre Bayard, Watson est présenté comme un parfait idiot, une piètre opinion qu’Holmes répète tout au long des aventures qu’ils sont amenés à vivre de concert.

Quant au véritable coupable, Pierre Bayard l’a traqué parmi les éléments qui sont disposés par Watson tout au long de la narration, et qui n’ont pas alerté Sherlock Holmes. Mais ne comptez pas sur moi pour révéler son identité, tout le mérite en revient à l’auteur de cet ouvrage et il serait indécent de le suppléer.
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