Soixante-six Synopsis… Et Autant D’histoires à écrire ANDREVON109

JEAN-PIERRE ANDREVON

Soixante-six Synopsis… Et Autant D’histoires à écrire


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Le samedi 23 Juin 2013

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Jean-pierre ANDREVON




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Un synopsis, c’est un peu comme l’esquisse d’un tableau pour un peintre. L’auteur couche sur le papier ses idées premières, avant de les retravailler, de le mettre en forme pour en dégager un scénario puis de convertir le tout en roman. Ou d’abandonner en cours de route le projet.

Jean-Pierre Andrevon nous livre quelque 66 synopsis qui n’ont pour l’heure pas encore fait l’objet d’un roman, des idées qui lui sont venues en voyant une scène, en écoutant quelques paroles échangées en public ou une fulgurance qui lui a traversé l’esprit et qu’il a aussitôt consignées sur une feuille afin de ne pas en perdre une miette. Car nous savons tous que ce qui n’a pas été noté dans l’instant se perd irrémédiablement dans les limbes de la mémoire.

En ouvrant cet ouvrage, je me suis dit combien celui-ci pourrait être précieux pour un auteur, débutant ou confirmé, lui offrant sur un plateau une trame dont il pourrait se servir impunément, satisfaire ainsi à une sorte de plagiat prémédité mais non répréhensible. Or en lisant son préambule, titré Eclaircissements nécessaires, je me suis rendu compte que c’est sciemment que Jean-Pierre Andrevon nous livre le fruit de ses cogitations : Je ne peux en aucune façon vous assurer que quelques unes des ébauches ici réunies ne deviendront pas, dans les années futures, ce pour quoi elles ont été crachées et conservées : un roman bien formé, une nouvelle moulée à la louche. Si ça vous amuse, vous pourrez toujours vérifier à mesure de l’écoulement du temps. Parallèlement, si l’un ou l’une d’entre vous qui allez me lire, écrivant ou écrivain, trouve dans ces récits en gésine de quoi alimenter un texte, ne vous gênez surtout pas ! Les idées sont à tout le monde, en priorité à qui les exploite ; et nulle taloche publique, nulle exploitation judiciaire ne viendrait souligner ce forfait, je peux vous l’assurer… En attendant, je peux me dire : au moins 66 de sauvés !

N’étant pas écrivain, ni même écrivaillon, ceci ne me concerne pas au premier chef. Mais étant de nature curieux, dans le bon sens du terme, c'est-à-dire, m’intéressant à tout sauf à la vie privée, je me suis jeté goulûment sur ces textes qui couvrent une, deux, voire trois pages, guère plus à part quelques uns qui sont plus fouillés et ne demandent qu’à s’étoffer. D’ailleurs dans Le chant des baleines, le dernier texte du recueil qui porte donc le numéro 66, Jean-Pierre Andrevon se promet bien d’écrire cette histoire, qu’il y prendrait plaisir, non seulement parce qu’il est le plus complet mais aussi parce qu’il lui est le plus cher. Dont acte, monsieur Andrevon, lâchez ce que vous faites actuellement, sans vous commander, et écrivez-nous ce roman, ne serait-ce que pour votre satisfaction personnelle, pour vous sentir fier de l’avoir mené au bout, et pour ne pas décevoir vos lecteurs.

Je n’ai pas lu ces textes dans l’ordre, mais j’ai pioché dans le sommaire afin de déguster en priorité ceux dont les titres m’attireraient s’ils étaient publiés en roman. Et parmi ceux-ci, les numéros 34, Sherlock Holmes rencontre le docteur Jekyll et M. Hyde, et 35, Sherlock Holmes sur Mars. Intrigants, non ?

Mais que se cache–t-il derrière ces titres qui en eux-mêmes font déjà saliver le lecteur impénitent ? Dans le n° 34, Sherlock enquête sur le meurtre de prostituées dans le quartier de Whitechapel en cette année 1888. En compagnie d’un jeune dandy du nom de Dorian Gray, il parvient à sauver de la mort une péripatéticienne et ils suivent l’assassin jusqu’à la propriété du docteur Jekyll, lequel comme on le sait est atteint d’un dédoublement de la personnalité. Quoique clamant son innocence, Jekyll est arrêté mais est bientôt libéré, une lady étant retrouvée entièrement vidée de son sang. Or Dorian Gray est surpris un soir en train de boire le sang d’une femme. C’est un vampire qui obéit aux ordres du grand-maître, qui vit dans un manoir situé au cœur de Londres, et qui n’est autre que Dracula. Mais l’histoire n’est pas terminée. Jean-Pierre Andrevon pensait en extirper un roman, voire une bande dessinée, en ajoutant quelques personnages supplémentaires dont L’Homme Invisible de H.G. Wells. Or cette idée a été plus ou moins traitée dans une BD signée Alan Moore et Kevin O’Neill sous le titre de La Ligue des gentlemen extraordinaires.

Dans Sherlock Holmes sur Mars, tout y est ou presque, puisque quelques dialogues sont ébauchés, entre Sherlock et Moriarty ou entre Sherlock et Watson. Sans trop vouloir déflorer l’intrigue, je peux juste dire, ou écrire, que l’action se déroule en 1917 et que les Allemands affirment avoir trouvé le moyen de se rendre sur Mars. Bien entendu le gouvernement britannique envoie Holmes en terre prussienne afin d’enquêter sur cette hypothèse qui serait véritablement une première et risquerait de permettre aux Allemands d’étendre leur hégémonie et faire basculer la guerre en leur faveur. Holmes est capturé, enfermé dans un compartiment d’une fusée et s’endort abruti de somnifères. Lorsqu’il se réveille, quarante jours plus tard selon Moriarty, son célèbre ennemi lui apprend qu’il est sur la planète rouge. Sous couvert d’anticipation, de science-fiction et de fantastique, Jean-Pierre Andrevon construit son intrigue de manière très rationnelle, en ménageant ses effets et en apportant des solutions qui semblent simples mais auxquelles il fallait penser, déductions holmésiennes à l’appui.

Quelques titres ont attiré mon attention, par leur énoncé mystérieux. Mort et apothéose de Joseph Vissarionovitch Djougachvili, dit Staline, par exemple car il m’a renvoyé immédiatement à ce roman intitulé Le dernier dimanche de monsieur le chancelier Hitler. Et vérification faite, je ne m’étais pas trompé, car effectivement Jean-Pierre Andrevon déclare que le scénario de cette nouvelle pouvait être le pendant du roman cité.

J’espère que vous avez passé un agréable après-midi, Toujours nous irons vers la mer, Ces chers petits, Le repas dans l’ombre, Une balade en ville, Des amis fidèles, autant de titres prometteurs respirant la joie de vivre, les petits bonheurs simples de la vie quotidienne, les promenades bucoliques, les flâneries. Mais sous le voile placide du titre se cache une autre réalité, plus assaisonnée d’humour noir, lorgnant du côté du fantastique ou de l’onirisme, comme dans Une balade en ville, thème souvent traité mais inépuisable car offrant de nombreuses possibilités d’exploitation.

Il serait long et peut-être fastidieux de recenser tous ces synopsis, mais il est bon de savoir que cela couvre tous les genres de la littérature populaire, genres qu’affectionne Jean-Pierre Andrevon, lequel œuvre aussi bien dans le roman policier que dans le fantastique et la science-fiction ou encore les romans destinés à la jeunesse. Mais il ne se cantonne pas dans l’écriture puisqu’il chante et dessine. D’ailleurs la couverture est signée de l’auteur. Un artiste polyvalent qui ne déçoit jamais.

Des synopsis à déguster à profusion comme autant de nouvelles qui trouveront peut-être preneur et révéleront de nouveaux talents. A charge pour ceux qui écriront les romans d’avouer que l’idée principale leur a été soufflée par Jean-Pierre Andrevon, les éparpillant comme autant de graines destinées à germer dans des jardins en friche.

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