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Le vendredi 27 Janvier 2012

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Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Ça se passe au début des années 2000 dans le sud, entre Provence et Dauphiné. Rémy Baugé et Clotilde Massa sont les principaux collaborateurs de Raoul Trille, créateur d’un supermarché qui tourne bien. Âgé de 48 ans, Rémy ne craint pas vraiment l’arrivée du successeur de son patron. Jean-Edgar de Fourchon est un jeune con diplômé qui, sitôt après la passation de pouvoirs, impose ses propres méthodes. Réduire les coûts pour faire gagner plus à l’actionnaire, importer des produits à bas prix au lieu de continuer avec les fournisseurs locaux, stratégie qui les conduit bientôt à pratiquer le hard discount, en changeant l’enseigne. Alors que son couple se détériore jusqu’à provoquer le départ de son épouse, Rémy se retrouve “intronisé responsable des travaux à la con”. Y compris quand il s’agit de virer ses collègues. Quand il s’agit de s’en prendre à Clotilde Massa, Rémy se rebiffe. C’est ainsi que tous les deux sont successivement renvoyés.

S’il envisage un cambriolage du supermarché, c’est autant dans le but de causer des ennuis à Jean-Edgar de Fourchon que pour s’emparer d’un gros butin. Rémy connaît parfaitement les lieux. Il a besoin de complices. Nadir et Eddy sont assez fiables. Gutenberg est le plus aguerri. Ancien agent de sécurité du supermarché, Roderer est d’accord, juste pour nuire à celui qui l’a viré. En tant qu’ex-cadre, Rémy n’ignore pas qu’il sera fatalement suspecté. C’est du côté de Saint-Nazaire et parmi des supporters de l’OM, qu’il va se fabriquer un alibi aussi solide que possible. Le jour J, malgré un léger problème de véhicule, l’opération se déroule correctement. Un joli pactole les attend dans le coffre-fort, ainsi qu’une somme colossale en billets plus douteux.

Ses complices sont avertis qu’ils ne doivent rien dépenser dans l’immédiat, pour éviter les soupçons. Comme il s’y attendait, un duo de flic interroge Rémy. Il fournit les détails de son alibi, ce qui n’empêche pas sa garde à vue et la perquisition de son domicile. Jean-Edgar de Fourchon l’a évidemment désigné comme suspect principal. Rien n’est découvert chez Rémy, et son alibi est même conforté par un témoignage indiscutable. Tout irait à peu près bien, si ses complices n’avaient pas emporté le trésor douteux. Pour ce fric-là, qui représente un sérieux danger, la police n’est pas au courrant. Les enquêteurs ont alpagué un probable coupable. Rémy songe alors que son butin dormirait bien mieux en Suisse. Le compagnon de Clotilde Massa va l’y aider…

Nous avons là tous les ingrédients d’un excellent polar, écrit dans les règles de l’art. La fluidité narrative est impeccable, sans la moindre lourdeur. Le suspense est permanent, mais jamais pesant. Des pointes d’humour sont les bienvenues. Le monde de l’entreprise, du bizness normal aux méthodes ultra-libérales, est décrit tel qu’il existe. Si le personnage central possède un vécu, il ne trimballe pas toutes les misères du monde, et il assume ses actes. Tous les protagonistes ont leur juste place dans l’histoire, s’avérant parfaitement crédibles. Très solide, le scénario est aux antipodes de romans prétentieux, tarabiscotés. Présentés avec clarté, les faits n’en sont pas moins passionnants. Bien au contraire, c’est en respectant la meilleure tradition du pur polar que Zolma nous entraîne dans cette aventure. Une belle réussite !

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Amères Thunes

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Vous avez sûrement parmi vos parents, vos amis, vos connaissances, et vous-même avez-vous été confronté à ce genre de situation, eu un patron paternaliste, avec lequel il était agréable de travailler et qui arrivé à l’âge de la retraite a passé la main à un jeune arriviste, carriériste, sans états d’âmes. C’est qui arrive à Rémy Baugé, responsable du service des achats et du personnel dans un hypermarché d’une petite ville du sud de la France. Il a participé à la création du magasin avec Raoul Trille, le fondateur, vingt ans auparavant. Cette grande surface florissante a été rachetée quelques années auparavant par un grand groupe parisien. Seulement Trille prend sa retraite, largement méritée, et il est remplacé par un jeune manager parachuté par la direction parisienne.

Pourtant tout allait bien avant, aussi bien pour Rémy Baugé que pour Clotilde Massa, la comptable, que pour Fabrice Roderer, responsable de la sécurité, que pour tous les employés qui travaillaient dans une ambiance bon enfant. Seulement Jean-Edgar de Fourchon, le nouveau patron, possède un point de vue totalement différent concernant le bon fonctionnement du magasin, et il s’attache surtout à réaliser de substantiels profits à n’importe quel prix. D’abord dégraisser la charge salariale en proposant la porte de sortie à quelques collaborateurs en fin de course. En s’alignant aussi sur des prix de vente des concurrents situés parfois à plusieurs dizaines de kilomètres du rayon d’action du magasin. Bref la galère voguant sur les termes d’économies sur la masse salariale, rationalisation, diminution des coûts, modernisation. Et puis il est bien connu que pour efficace, il suffit d’adopter la méthode du présentéisme : venir tôt le matin, partir tard le soir.

Des inscriptions détournant une campagne d’affichage destinée à motiver le personnel et promouvoir l’économie, fleurissent. Par exemple Halte aux investissements vains, devient Halte aux investissements nains. Les posters sont tagués et sont collées dessus des effigies du nouveau patron en uniforme nazi. Il est vrai que cela n’est guère de bon goût, mais la rancœur et l’aversion générées par les actes et les paroles de Jean-Edgar de Fourchon ne prêtent guère à jouer dans la dentelle. Baugé est chargé de découvrir le coupable qui n’est autre que Roderer, mais il ne veut pas le dénoncer. Seulement De Fourchon n’est pas dupe, convoque les deux hommes, et sans vergogne affirme que Baugé a dénoncé Roderer. Ce qui est faux mais le mal est fait.

Le supermarché est transformé en hard-discount, et les produits destinés à la vente restent empilés sur les palettes, les clients devant se débrouiller. Massa est congédiée et Baugé astreint à exécuter des tâches subalternes. Jusqu’au jour où Baugé ne peut plus se contrôler et assène une gifle magistrale sur la figure poupine de son supérieur. Un geste qui soulage, qui défoule mais désigne par la même occasion la porte de sortie, direction la recherche d’emploi.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la femme de Baugé le quitte et il tourne comme une âme en peine chez lui. Les premiers temps, il se dit qu’il va pouvoir procéder à du rangement, effectuer des travaux qu’il a différé depuis longtemps, s’occuper intelligemment en attendant de retrouver quelque chose. Seulement sa principale préoccupation consiste en transvasement de bouteilles d’alcool vers son estomac. Jusqu’à ce que germe en lui l’idée de s’approprier l’argent du coffre-fort du magasin, Jean-Edgar de Fourchon ayant supprimé le ramassage quotidien de la recette et le réduisant en collecte hebdomadaire. Et comme il a procédé à l’installation du système de l’alarme, Baugé n’a plus qu’à recruter quelques comparses.

Bon nombre de lecteurs se reconnaitront en Baugé, jusqu’à un certain point toutefois. Et Zolma nous offre sa vision des dérives mercantiles, des méthodes abruptes de management, les mesquineries, le harcèlement moral de la hiérarchie bien plus dégradantes que les agressions physiques même si elles ne laissent pas de traces visibles, au détriment des employés et des chalands. Seuls les gagnants de ces façons de procéder étant les actionnaires qui engrangent les bénéfices réalisés. Mais ce n’est pas uniquement sa vision personnelle, c’est surtout une réalité à laquelle tout un chacun est aujourd’hui est confronté. Heureusement Zolma dépeint avec humour, parfois avec une ironie féroce mais salutaire, les tribulations de son héros et de ceux qui gravitent dans cette histoire. Baugé devient une sorte de Robin des Bois moderne, et on se prend à rêver…

Paul Maugendre

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