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Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Fusée N° 6. Traduction de Sylvie Miller. Illustrations de Javier Caparo.

 

Après avoir exploré la SF russe dans Dimension URSS, la SF espagnole dans Dimension Espagne puis la SF américano-latine dans Dimension Latino, Philippe Ward et Sylvie Miller nous proposent un nouvel opus consacré à la SF cubaine avec un seul intervenant : Yoss, de son vrai nom José Miguel Sanchez Gomez Celorrio Pino Bellido Valdivia Ramirez Diaz Carnota Calabeo Can Pascual. Lequel figurait déjà dans Dimension Latino. Interférences, le roman, est composé de trois nouvelles mettant en scène Le Grand Pays, que l’on pourrait assimiler à Goliath, et Le Petit Pays, reproduction de David. Et il ne faut pas aller chercher loin pour leur rendre leur véritable nom à ses deux pays qui se querellent depuis près de cinquante ans. Dans l’épisode 3, Yoss nous les présente ainsi : Dans le grand pays, gouvernait depuis plusieurs décennies une poignée de riches blasés, grâce à un système simple et efficace : l’achat des voix d’un peuple éduqué dans le principe que l’argent guide le monde et habitué au fait que tout a un prix. C’était, bien évidemment, une démocratie. Dans le petit pays, gouvernait depuis plusieurs décennies son affable dictateur (Grand Timonier du Destin National), élu chaque année par son peuple lors d’élections où, de manière simple et efficace, il était le seul candidat autorisé à se présenter. C’était, ne vous en déplaise, une démocratie.

Ne nous égarons pas et revenons à nos Interférences. Dans le premier volet, titré justement Les interférences, le lecteur découvre l’univers parodique de Yoss qui confronte les deux pays via la télévision. Avec un petit coup de griffe au passage au Grand Pays dont chaque habitant possède au moins un téléviseur pouvant capter plus de cent-vingt chaines nationales différentes, en couleurs et dont les centres d’intérêt sont diversifiés. Le Petit Pays ne possède que trois chaînes et souvent les téléspectateurs ne peuvent visionner les programmes que sur des postes obsolètes. La grande différence c’est que dans le Grand Pays, « chaque téléspectateur choisissait de regarder ce qu’il voulait… s’il ne devenait pas fou avant ». Mais dans le Petit Pays les problèmes de réception sont récurrents, malgré l’emploi de paraboles. Monsieur Perez possède sa technique, un peu particulière il est vrai. Il effectue les réparations à l’aide d’un marteau, jusqu’au jour où ayant frappé un peu plus fort que d’habitude sa parabole, son téléviseur reçoit les émissions mais avec quelques jours d’avance. Pour les feuilletons, cela ne pose aucun problème, mais pour les informations, c’est autre chose. Savoir ce qu’il va se passer avec quinze jours d’avance sur les événements, cela change la donne. Dans le deuxième volet, Les Pièces, une partie du Grand Pays, et dans une moindre mesure le Petit Pays, est confronté à un phénomène inexplicable. Des personnes sont transformées en objets, sans distinction de race, d’âge ou d’origine sociale. Un médecin conclut à une conversion corporelle inédite. La question cruciale qui est posée, et reste sans réponse : des extra-terrestres auraient-ils envahi le pays ? Enfin dans le dernier volet, Les Cheminées, qui aurait pu être titré La Folie des Grandeurs, le lecteur assiste à une compétition entre les deux pays. Mais l’épilogue est particulièrement pathétique.

Cet ouvrage est complété par une préface de Sylvie Miller, un entretien avec l’auteur plus deux petites nouvelles. Frisant avec l’absurde, ce livre qui est autant de science-fiction situé dans un avenir proche, que de fantastique, sort des sentiers battus et nous ouvre de nouveaux horizons narratifs. Sur un fond politique, jamais trop accentué, c’est la société cubaine qui est visée et surtout son gouvernement, ce qui explique d’ailleurs que ce livre reste inédit dans ce pays, jouant dans un registre humoristique, parfois féroce, ironique, sarcastique. Et il serait dommage de passer à côté de cette lecture, qui nous change des productions anglo-américaines.

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sur
leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/


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Traduction de Sylvie Miller. Illustrations de Javier Caparo.

Après avoir exploré la SF russe dans Dimension URSS, la SF espagnole dans Dimension Espagne puis la SF américano-latine dans Dimension Latino, Philippe Ward et Sylvie Miller nous proposent un nouvel opus consacré à la SF cubaine avec un seul intervenant : Yoss, de son vrai nom José Miguel Sanchez Gomez Celorrio Pino Bellido Valdivia Ramirez Diaz Carnota Calabeo Can Pascual. Lequel figurait déjà dans Dimension Latino.

Interférences, le roman, est composé de trois nouvelles mettant en scène Le Grand Pays, que l’on pourrait assimiler à Goliath, et Le Petit Pays, reproduction de David. Et il ne faut pas aller chercher loin pour leur rendre leur véritable nom à ses deux pays qui se querellent depuis près de cinquante ans.

Dans l’épisode 3, Yoss nous les présente ainsi : Dans le grand pays, gouvernait depuis plusieurs décennies une poignée de riches blasés, grâce à un système simple et efficace : l’achat des voix d’un peuple éduqué dans le principe que l’argent guide le monde et habitué au fait que tout a un prix. C’était, bien évidemment, une démocratie. Dans le petit pays, gouvernait depuis plusieurs décennies son affable dictateur (Grand Timonier du Destin National), élu chaque année par son peuple lors d’élections où, de manière simple et efficace, il était le seul candidat autorisé à se présenter. C’était, ne vous en déplaise, une démocratie.

Ne nous égarons pas et revenons à nos Interférences.

Dans le premier volet, titré justement Les interférences, le lecteur découvre l’univers parodique de Yoss qui confronte les deux pays via la télévision. Avec un petit coup de griffe au passage au Grand Pays dont chaque habitant possède au moins un téléviseur pouvant capter plus de cent-vingt chaines nationales différentes, en couleurs et dont les centres d’intérêt sont diversifiés. Le Petit Pays ne possède que trois chaînes et souvent les téléspectateurs ne peuvent visionner les programmes que sur des postes obsolètes. La grande différence c’est que dans le Grand Pays, « chaque téléspectateur choisissait de regarder ce qu’il voulait… s’il ne devenait pas fou avant ». Mais dans le Petit Pays les problèmes de réception sont récurrents, malgré l’emploi de paraboles.

Monsieur Perez possède sa technique, un peu particulière il est vrai. Il effectue les réparations à l’aide d’un marteau, jusqu’au jour où ayant frappé un peu plus fort que d’habitude sa parabole, son téléviseur reçoit les émissions mais avec quelques jours d’avance. Pour les feuilletons, cela ne pose aucun problème, mais pour les informations, c’est autre chose. Savoir ce qu’il va se passer avec quinze jours d’avance sur les événements, cela change la donne.

Dans le deuxième volet, Les Pièces, une partie du Grand Pays, et dans une moindre mesure le Petit Pays, est confronté à un phénomène inexplicable. Des personnes sont transformées en objets, sans distinction de race, d’âge ou d’origine sociale. Un médecin conclut à une conversion corporelle inédite. La question cruciale qui est posée, et reste sans réponse : des extra-terrestres auraient-ils envahi le pays ?

Enfin dans le dernier volet, Les Cheminées, qui aurait pu être titré La Folie des Grandeurs, le lecteur assiste à une compétition entre les deux pays. Mais l’épilogue est particulièrement pathétique.

Cet ouvrage est complété par une préface de Sylvie Miller, un entretien avec l’auteur plus deux petites nouvelles. Frisant avec l’absurde, ce livre, qui est autant de science-fiction situé dans un avenir proche que de fantastique, sort des sentiers battus et nous ouvre de nouveaux horizons narratifs. Sur un fond politique, jamais trop accentué, c’est la société cubaine qui est visée et surtout son gouvernement, ce qui explique d’ailleurs que ce livre reste inédit dans ce pays, jouant dans un registre humoristique, parfois féroce, ironique, sarcastique. Et il serait dommage de passer à côté de cette lecture, qui nous change des productions anglo-américaines.

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