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HERBERT-GEORGE WELLS

L’histoire De M. Polly


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Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

The history of Mr. Polly – 1910. Traduction de l'anglais par Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz. Parution 10 mars 1978. 350 pages. 8,30€.

ISBN : 978-2070370146.

Lorsque Wells redescend sur Terre et nous propose un roman social humoristique !

Le nom de H.-G. Wells fait immédiatement penser à quelques titres de romans, d’anticipation ou de fantastiques, célèbres tels que La Guerre des mondes, L’homme invisible ou encore L’île du docteur Moreau.

Pourtant il ne faudrait pas réduire la production littéraire du célèbre romancier britannique à ces quelques exemples, car bon nombre de ses écrits, souvent considérés comme des romans sociaux à l’humour toujours présent mais discret, valent largement le détour.

Ainsi cette Histoire de M. Polly est un regard porté sur les mœurs sociales et économiques du début du XXe siècle à travers l’histoire d’un homme, M. Polly, un homme insouciant, naïf, lymphatique et sympathique qui accumule les déboires.

Au moment où le lecteur fait la connaissance de M. Polly, Alfred de son prénom, celui-ci est assis sur une barrière, une jambe pendante, et il fulmine, expectorant des vitupérations dans un vocabulaire qui lui est particulier. Il digère mal et attribue ses embarras gastriques à la terre entière et en particulier à sa femme Myriam et à la faillite de sa boutique qui se profile.

C’est le moment pour le scripteur de revenir en arrière et de développer la jeunesse de M. Polly, ses années d’école puis de pension à la mort de sa mère, celles comme apprenti puis commis dans des différentes boutiques de confection dans le Sussex puis à Londres, les quelques jeunes garçons avec lesquels il s’était lié d’amitié, le décès de son père chez le cousin Johnson qui l’avait recueilli et la connaissance d’une partie de la famille dont il n’avait jamais entendu parler. Notamment les trois sœurs Larkins dont il s’amourache plus ou moins, tandis qu’elles n’attendent qu’un mot de sa part, puis son mariage plus tard avec l’une d’elles, Miriam. Entre temps il avait quitté son emploi à Londres et grâce à un héritage paternel auquel il ne s’attendait et qui était conséquent, l’installation, un peu malgré lui, dans une boutique à Fishbourne, puis la faillite qui lui pend au nez.

Il n’a que trente-sept ans et demi, est marié, mal, depuis quinze ans, et il décide de jeter son bonnet, en l’occurrence sa casquette qu’il pensait avoir perdue alors qu’elle était tout simplement dans sa poche, par-dessus les moulins et de se suicider après avoir mis le feu à sa boutique.

Tout ne se déroule pas tout à fait tel qu’il l’avait imaginé et ses voisins, avec lesquels il était en froid, vont le traiter comme un homme courageux. Mais pour lui, c’est trop tard, et plaquant tout, sa femme et ses ruines, il part à l’aventure et se retrouvera comme homme de main dans une auberge. D’autres aventures lui sont promises, particulièrement mouvementées, au cours desquelles il se sublimera sans vraiment le savoir et le vouloir.

Ce roman humoristique un peu dans l’esprit de Jérôme K. Jérôme (souvenez-vous de Trois hommes dans un bateau) et de quelques autres, permet de mettre en scène M. Polly dans des événements marquants de son existence, notamment l’enterrement de son père, épisode triste normalement, mais d’autres péripéties qui amènent le sourire sur le visage du lecteur alors que les situations ne s’y prêtent guère pourtant.

Il s’agit de décrire le parcours d’un homme, banal, et de réaliser une étude de mœurs avec une bonhommie particulièrement réjouissante.

Entré à six ans à l’école communale, sorti à quatorze de la pension particulière, M. Polly se trouvait au bout de ce temps, dans un état d’esprit comparable à celui où serait un malheureux patient, opéré de l’appendicite par un jeune apprenti boucher, rempli de bonne volonté et de décision, mais aussi surmené que mal payé, et qui aurait été remplacé, avant la fin de l’opération, par un aide maladroit, plein d’excellents principes, mais adonné à la boisson – ce qui revient à dire que l’esprit de M. Polly présentait le plus complet désarroi.

M. Polly passe son temps dans sa boutique à lire, occupation digne d’intérêt d’autant qu’il achète les volumes, dont souvent manquent les couvertures ou certains tomes, dans des brocantes. Mais cela ne lui apporte guère, surtout lors d’un entretien d’embauche.

Celui qui passe son temps à forger des phrases bizarres et des épithètes faites de mots écorchés ; celui qui pour la vie d’est qu’un bloc aurifère dans lequel de rares veines de joie inactive figurent tout le précieux métal; celui qui, par goût, lit Boccace, Rabelais et Shakespeare, et pour qui, arriviste stentorien et junior gandin sont les termes exprimant l’opprobre le plus amer ; - celui-là n’est pas appelé à un grand avenir, dans les conditions actuelles du commerce.

Le commerce, justement, n’est pas sa tasse de thé, il s’en ouvre au cousin Johnson lors du décès de son père.

Ma foi, j’avoue que le commerce ne me sourit qu’à moitié, déclara M. Polly, trop de bluff et de chiqué là-dedans pour ma façon de voir.

Quant à son union avec Miriam, à peine marié, son esprit balance entre deux sentiments :

M. Polly était absolument incapable de démêler si son cœur débordait de tendresses anticipées ou de déplorables regrets.

Un roman qui s’avère une véritable récréation bénéfique engendrant de la bonne humeur dans un contexte social et littéraire, parfois, procréant la morosité.

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