Le Sang Des Morts VIDAL99

GILLES VIDAL

Le Sang Des Morts


Aux éditions LOKOMODO

748

Lectures depuis
Le jeudi 6 Fevrier 2014

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Gilles VIDAL




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Vernais est une station balnéaire ordinaire, petite ville côtière peu touchée par le crime. Le commissaire Roger Vignes, marié mais ignorant son épouse, approche allègrement de la retraite. Le lieutenant Stanislas Delorme est son principal adjoint. Célibataire, il vit avec sa chienne Lucky, et s'en trouve très bien. Mariée à un homme d'affaire au bizness pas très clair, Margot Farges découvre le cadavre d'un quinquagénaire inconnu dans sa piscine. Ce n'est pas son mari Franck, absent, qui lui viendra en aide. La police enquête, ne tardant pas à identifier la victime. Il s'agit de Serge Kinderf, qui vivait en marginal depuis que des évènements douloureux l'aient fortement perturbé.

Le corps est reconnu par ses deux fils, Stéphan et Walter. Si Stéphan, le plus jeune, a été marqué par leurs problèmes familiaux, ce n'est guère le cas de son aîné. Walter est employé dans une agence de communication, mais se veut surtout écrivain en devenir. Dans la lignée d'un Thomas Pynchon ou d'un Malcolm Lowry, si possible. S'ennuyant dans son boulot, Walter ne laisse pas indifférente sa collègue Aude, même s'il garde sa réserve envers elle. On retrouve bientôt un second cadavre anonyme. Le légiste remarque une inscription en cyrillique sur son corps. Peu importe que ça signifie “L'absence est fatale”, l'essentiel est que cet homme appartient très certainement à une mafia russe.

Vignes, Delorme et leurs collègues enquêtent au domicile d'un nommé Jean Quibert. La maison de ce type, qu'on dit quelque peu dérangé, est un véritable dépotoir. Entre odeurs infectes et immondices variés, on trouve d'abord deux cadavres. Parmi les autres traces, il y aura aussi un crâne d'enfants et des ossements. Quibert n'est pas en état d'être interrogé, pour l'heure. Grâce à Margot, Stanislas Delorme s'intéresse au cas de Franck Farges, dont le passif apparaît chargé. Dans le même temps, le mari de Margot connaît de sérieux problèmes. Il est enlevé, séquestré et torturé par des Russes, auxquels il a des comptes à rendre. Franck Farges ne maîtrise vraiment rien de la situation en cours.

Trentenaire, Félicien Faderne est un scientifique, employé par la société Blakol. S'il a été kidnappé par une jeune blonde armée, c'est pour assurer sa protection, semble-t-il. Car ses travaux de recherche sont loin d'être anodins. Félicien l'ignorait, mais Blakol est une officine œuvrant pour l'intérêt national. Sous les ordres d'un énigmatique Horb, la blonde Anne doit s'occuper de lui, le temps que certaines menaces soient écartées. Non sans devoir mettre KO des adversaires, elle récupère l'ordinateur de Félicien afin qu'il continue sur son projet...

Dans ce remuant roman d'aventure, les policiers ne sont pas au bout de leurs peines. Une affaire où il sera question de chirurgie esthétique, d'une collection de fioles de sang, d'une femme qui a tenté un retour incognito. Et où même la chienne Lucky sera blessée, avant que son maître n'élimine le malfaisant qui lui a fait du mal. Walter Kinderf et son cadet, Félicien et Anne auront leur rôle à jouer, bien entendu. Quant au principal criminel, bien qu'il utilise plusieurs pseudonymes, il sera pourchassé avec succès. On aura compris que c'est un foisonnement de péripéties, un festival de rebondissements, que nous offre l'auteur. Aucun doute, Gilles Vidal est un narrateur hors pair, qui paraît se délecter de nous raconter en détail les tracas rencontrés par les protagonistes.

Si la tonalité se veut légère, fluide et même quelque peu enjouée, ne nous y trompons pas : l'intrigue est diablement solide, parfaitement mesurée dans sa construction. Avec ses scènes courtes illuminant le récit, le feu d'artifice est sous contrôle. Le chassé-croisé des personnages n'empêche nullement qu'ils nous soient présentés avec précision. Si Stan Delorme, flic peut-être moins désabusé qu'il l'affiche, est un des pivots du roman, tous en sont héros autant que lui. Ce qui constitue un des beaux atouts de l'histoire, qu'on aurait tort de confondre avec un polar basique où se croisent bons et méchants. Gilles Vidal nous captive et fait sourire, nous entraînant dans un affaire palpitante. Une lecture vraiment très très agréable.

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Une autre lecture du

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PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

A ne pas confondre avec Le Mort descend ou Le Sort dément...

Vernais, paisible station balnéaire, sur laquelle brille implacablement le soleil estival... Mais en grattant bien la couche superficielle, il s'avère que le côté débonnaire n'est que de façade, vanté pour des fins touristiques. Ainsi que fait le cadavre d'un homme dans une piscine hors sol posée sur la pelouse en attendant l'installation d'un véritable aquarium pour humains ? Margot Farges la sirène déçue par un mariage où elle pensait trouver uniquement calme et prospérité est en colère. Elle vient d'apprendre que son mari diffère d'une journée sa rentrée au bercail.

Théoriquement il est en déplacement pour son travail, mais elle sait qu'il en profite pour planter ailleurs son couteau qui lui sert à découper le contrat de mariage. De toute façon elle s'en moque, du moment que sa carte de crédit est approvisionnée, il peut faire ce qu'il veut. Elle lui reproche surtout son manque de franchise. Alors pour calmer sa mauvaise humeur légitime, elle décide de prendre un bain dans le jardin et c'est ainsi qu'elle trouve au pied de l'échelle amovible, une paire de chaussure et des vêtements. Et un corps qui flotte sur le ventre. Suicide ? C'est à Garcia, le médecin légiste d'en décider. Les policiers ont été prévenus par un appel téléphonique anonyme et le lieutenant Stanislas Delorme, Stan pour les intimes dont bientôt fera partie Margot, est sur place lorsqu'elle reprend ses esprits.

Stan est un inspecteur consciencieux, apprécié de son supérieur le commissaire Vignes, et lorsqu'il rentre chez lui, il est accueilli avec une joie exubérante par Lucky, un Westie blanc qu'il a adopté. Il distribue les câlins comme si c'était un gamin. On pourrait penser que tout va bien pour Stan, seulement son père qui vit en dehors de la ville est bloqué dans un fauteuil roulant, suite à un accident vasculaire cérébral, ce qui ne l'empêche pas de se rouler un petit joint de temps à autre, reliquat de sa période hippie. Un défaut qu'il pense ignoré de son fils.

Félicien Faderne est atteint de troubles obsessionnels compulsifs, et il lui faut vérifier à plusieurs reprises si tout est bien rangé, les fenêtres closes et les robinets fermés. Maniaque il néglige toutefois sa vêture. Du moment que sa clé USB soit bien entreposée dans la poche intérieure de son blouson, peu lui importe la façon dont il s'habille. Une clé précieuse, car Félicien travaille toute la journée sur un écran manipulant des chiffres. Et à trente ans il a l'avenir devant lui. Il travaille pour un centre de recherches. Et quelques balles qui sifflent à ses oreilles en sortant ce jour là de chez lui. Une voiture qui vrombit, une voix qui l'interpelle, il n'a pas le temps de réfléchir et le voici à bord d'un véhicule conduit par une jeune femme qui n'a pas froid aux yeux. Devant l'attitude autoritaire d'Anne, c'est ainsi qu'elle se présente, il se demande si elle l'a sauvé des envies meurtrières de personnages vindicatifs, ou si elle l'a enlevé pour des raisons qui restent à déterminer. Il doit jeter son téléphone portable par la fenêtre de la voiture, quant à son ordinateur portable elle ira le récupérer. Du moins elle le promet car il se sent tout nu sans son micro qui est un prolongement de lui-même. Et elle s'entretient régulièrement par téléphone avec un certain Horb.

Walter, qui travaille pour une agence en écrivant des articles pour des catalogues, mais rêve de devenir romancier, est contacté par son jeune frère Stephan, avec lequel il communique rarement. Stéphan lui apprend que leur père a été retrouvé. Il s'était échappé d'un hôpital où il était interné depuis des mois. Quant à leur mère, elle a disparu douze ans auparavant, sans plus jamais donner de nouvelles, et Stéphan a eu beau effectuer des recherches et alerter le commissariat, elle est toujours dans la nature. Quant à Irène, l'ancienne petite amie de Walter, elle refait surface, sans crier gare et il semblerait qu'elle soit totalement paumée.

Un nouveau meurtre est découvert, et le corps pourrait être celui d'un Russe car il possède des tatouages, des inscriptions en cyrillique.

Un homme tout nu brandissant une pioche (peu après ce sera une bêche, comme quoi on ne peut pas se fier aux témoignages) a été arrêté en pleine rue. Il est interné d'office pour démence, mais en pénétrant dans le jardin puis dans la maison, Stan et les policiers qui l'accompagnent sont stupéfaits par ce qu'ils voient. Un véritable dépotoir, pire qu'une décharge, et à l'intérieur, des cadavres. D'autres corps seront retrouvés peu après en déblayant les ordures, mais ils ont en commun d'avoir le visage scarifier, comme si quelqu'un s'était amusé à le remodeler.

Ces événements, en apparence disparates et sans rapport entre eux vont bientôt se réunir pour former un tableau à la Jérôme Bosch, des pièces de puzzle qui vont s'emboiter inexorablement.

Tous les protagonistes de ce roman possèdent une coupure, une fêlure, une fissure, une fracture mentale ou physique, et personne n'est épargné par le sort qui s'acharne inéluctablement sur leur intégrité. Même ceux qui ne font qu'une apparition furtive ont droit à un petit portrait, soit de leur aspect vestimentaire, de leur déchéance, de leur passé. Ainsi cette dame qui arbore des tee-shirts avec des phrases en forme de contrepèteries du genre : Pensez le changement au lieu de changer le pansement. Et sous forme de bande-sons, des nombreuses références discographiques ponctuent le récit, tout comme celles qui sont littéraires. Anne est aussi appelée Zatte, car Ouarzazate et mourir, titre d'un roman d'Hervé Prudon dans la série du Poulpe.

Certaines scènes, certaines extrapolations dans le déroulement du récit viennent parfois interférer, mais cela apporte un petit piquant tout comme quelques feuilles de persil ou deux trois brins de ciboulettes disposés élégamment donnent une touche de couleur à un plat de crudités sans le dénaturer.

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