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DOMINIQUE SYLVAIN

Kabukicho


Aux éditions VIVIANE HAMY


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Le dimanche 6 Septembre 2016

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Kabukicho

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Dominique SYLVAIN




Une lecture de
COMMUNIQUE DE PRESSE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Kabukicho prend corps au Japon où Dominique Sylvain a vécu pendant dix ans. Le choc éprouvé en découvrant ce pays qui la fascine avait déclenché le passage à l'acte d'écrire et lui avait inspiré son premier roman « Baka !”, paru en 1995 dans la toute débutante collection Chemins Nocturnes. « Baka !» fut réécrit pour la nouvelle édition parue en mai 2007.

 

L'écrivain nous immerge ici dans le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Le jour, Kabukicho apparait plutôt morne et comateux, car c'est à la tombée de la nuit qu'il révèle son visage : Pigalle puissance dix à la mode japonaise, galaxie de néons irrésistibles où tous les moyens sont bons pour appâter et ferrer le client — de tout age et de toute condition — dans un bar à hôtes ou à hôtesses qui abondent parmi les love hôtels et autres soaplands. Cet immense théâtre de la séduction, où seules comptent les compliments et la politesse la plus subtile qui se paient en coupe de champagne, est contrôlé par la mafia japonaise.

C'est dans cet univers à part que nous faisons la connaissance de Marie, une jeune Française un peu perdue, qui dépense ses dernières économies afin de s'acheter un billet d'avion pour le Japon. Même si elle ne maitrise pas la langue à la perfection, elle espère trouver rapidement un travail comme serveuse.

Un soir, dans un pub fréquente par des expatriés, elle rencontre Kate Sanders, l'hôtesse la plus populaire du Club Gala — le seul établissement on le sexe n'est pas une obligation —, qui lui propose de la présenter à sa patronne en affirmant qu'être « Hôtesse paie bien mieux que barmaid et c'est plus amusant ». Une amitié solide se tisse entre les deux jeunes femmes, qui partageront un modeste studio à la périphérie de la ville. En secret, Marie rêve de trouver un éditeur et de publier son livre...

Pourtant un soir, au grand désespoir de ses clients et de la mama-san, Kate ne se présente pas au Club Gala. Le lendemain, son père reçoit sur son téléphone portable une photo d'elle, les yeux clos, accompagnée de ces quelques mots : Elle dort ici. Que lui est-il arrivé ? Qui est responsable de cette mise en scène morbide ? Déterminé à trouver des réponses, Jason Sanders décide de prendre le premier vol pour Tokyo.

Une enquête tirée au cordeau commence alors, sous la direction de Yamada, le capitaine du commissariat de l'arrondissement de Shinjuku. Cette affaire n'est pas sans rappeler les pratiques d'un serial-killeur originaire d'Osaka qui, lui aussi, envoyait des messages similaires aux parents de ses victimes. Seul écueil, ce tueur récidiviste a été condamné à la peine de mort et exécute depuis de nombreuses années...

Tous les soupçons se portent alors sur le beau Yudai. Trentenaire élégant, charismatique et désabusé, il est l'hôte le plus connu de Kabukicho. Il avait justement rendez-vous avec Kate, le soir de sa disparition...

Dominique Sylvain nous offre un roman qui brouille les pistes, au suspense omniprésent, où l'amour et la quête de l'identité sont autant de personnages que les protagonistes eux-mêmes. Entre mensonges et vérités, personne n'est capable de démêler seul les fils de l'enquête ; pas même le lecteur.

 

Dominique Sylvain est née à Thionville en 1957. Ses romans et réécritures ont tous paru aux ed. V.H. de Baka ! (1995) à L'Archange du chaos (2015) en passant par Passage du désir (2004 — Grand Prix des Lectrices de ELLE). Dominique Sylvain ne cesse de se réinventer. Elle a abandonné ses séries et se consacre à des romans policiers qui créent des univers forts. Fan inconditionnel de Murakami, lectrice insatiable, elle est, cette année, la présidente du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points-Seuil où sont publiés ses romans en format poche.



Une autre lecture du

Kabukicho

de
L A

L A

Dominique Sylvain : le retour.

Le retour du titre entièrement contenu dans un seul mot, un mot qui résonne de poésie, un mot qui court de chapitre en chapitre, des mots comme ces petites touches de couleur juxtaposées que posaient les pointillistes. Et les mots, telles ces impressions, que gravent les paysages entrevus, dessinent des lieux chargés de vie et de tumulte, théâtre de la sordide folie.

Bien plus que d’écrire, Dominique Sylvain peint des décors cubistes à la manière d’un Georges Seurat ou un Auguste Renoir. Que ce soit un passage parisien ou un quartier de la capitale nipponne, elle en restitue la complexité faussement pittoresque ou sulfureuse. Les mots poussent les mots, foule pressée ou braillarde qui s’engouffre dans des caves où la fornication s’offre en spectacle, façon site Xtreme.

Et de fausses perspectives en liage de chapitres se dessine en creux la psychologie des protagonistes.

Yamada : capitaine de police en charge de l’enquête sur le meurtre de Kate Sanders.

Yudai : faux gigolo, véritable ami de la victime.

Sanders : étranger au décor, le père de Kate.

Marie : colocataire et amie de Kate

Tous se croisent, tous ont une vie ailleurs, une vie qui adoucit les néons de Kabukicho…

Kate Sander a été enterrée vivante… Qui l’a fait et pourquoi ? L’identité du coupable jaillit sans à-coups de ce banal anonymat nocturne dans sa splendide innocence.

 

DOMINIQUE SYLVAIN : le retour.

Le retour d’une artiste peintre de l’âme humaine, d’une très grande peintre du polar.



Une autre lecture du

Kabukicho

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Parution le 6 octobre 2016. 286 pages. 19,00€. Disponible en version numérique : 12,99€.

Pour quelques sushis de plus...

Et des sushis, pardon, des soucis, Yudai n'en manque pas.

Gérant du Café Château, un bar dans Kabukicho, le Pigalle tokyoïte, Yudai est également hôte de bar pour femmes esseulées. Principalement Akiko, prostituée qui aime retrouver Yudai sa journée terminée. Elle s'accroche au jeune homme qui lui préfère Kate, l'Anglaise, hôtesse elle aussi mais au Club Gaia.

Il se débarrasse d'Akiko mais il s'inquiète. Kate n'a pas répondu à ses messages, de plus elle est en retard à leur rendez-vous. Plus qu'en retard d'ailleurs, puisqu'elle ne vient pas. L'autre souci de Yudai se manifeste en la personne de Namba, un des collecteurs du clan Itami. Namba est un ancien sumo qui s'est reconverti comme Yakusa et il vient rappeler, arguments frappants à la clé, que Yudai doit de l'argent à Itami, son boss, argent que ne possède pas Yudai.

Sanae, la mama-san du Club Gaia, s'alarme de la défection de Kate, habituellement ponctuelle. Elle s'en étonne auprès de Marie, la Française qui travaille depuis trois ans pour elle. Marie et Kate sont colocataires dans le même studio en banlieue et elles s'entendent bien. Pour l'heure, Marie a autre chose à penser en rentrant chez elle. Malgré le désordre qui règne dans la pièce, une tradition chez Kate, Marie s'installe devant son ordinateur et relit le tapuscrit qu'une agent littéraire a apprécié et doit placer auprès d'un éditeur parisien.

Elle reçoit un appel téléphonique de James Sanders, le père de Kate, qui est mort d'inquiétude. Un message accompagné d'une photo lui est parvenu et il ne comprend pas. Sur le cliché Kate repose les yeux fermés. Elle semble morte. Et une inscription précise : elle dort ici. James Sanders demande à Marie de se renseigner auprès des hôpitaux, ce qu'elle fait mais en vain. Il décide de se rendre à Tokyo le plus rapidement possible.

Entre temps Marie déclare la disparition de Kate au commissariat de Kabukicho, auprès du capitaine Yamada et de son jeune adjoint Watanabé. Yamada est un vieux de la vieille, qui n'a jamais failli. Et depuis trente ans qu'il est en place à Kabukicho, il en a traité des affaires plus ou moins louches. Seul problème, il a perdu quelque peu les pédales depuis son coma provoqué par un accident du travail. Il ne réagit plus aussi rapidement. Watanabé, son adjoint, est un arriviste qui rêve de prendre du galon le plus vite possible, et ses méthodes n'entrent pas dans le cadre de la douceur et du respect envers les témoins, pour lui tous présumés coupables.

La petite phrase accompagnant le cliché représentant Kate titille Yamada. Elle dort ici. Quasiment la même phrase qu'un tueur en série utilisait pour signer ses forfaits quelques années auparavant. Seulement l'homme a été arrêté et il ne pourra plus récidiver, ayant été exécuté par pendaison en début d'année. Un imitateur ? Dans ce cas l'affaire est grave, très grave, car cela laisse supposer d'autres crimes, si crime de sang il ya eu, évidemment.

James Sanders et Marie d'un côté, Yamada et Watanabé de l'autre, essaient de remonter la piste du tueur, car malheureusement ce statut est avéré, confirmé par la découverte du corps de Kate.

Grâce à Dominique Sylvain, qui a longtemps vécu au Pays du Soleil Levant, nous découvrons un Japon loin des clichés que souvent nous nous sommes forgés, ou inventés, ou qui nous ont été assenés.

Ainsi, à James Sanders qui croit fermement que sa fille se prostituait, Marie répond qu'elle est (ou était) hôtesse de bar, ce qui est profondément différent. Une hôtesse de bar se contente de faire la conversation, sachant écouter leur partenaire du table d'un soir ou d'habitués, boire évidemment puisque les rencontres s'effectuent dans des bars. Mais elles ne sont pas obligées de coucher. Une énorme différence culturelle avec la civilisation occidentale.

Si Kabukicho est un quartier sulfureux, cela reste un endroit calme même s'il se réveille la nuit, secret, sans effervescence. Les hôtes ou hôtesses sont aimables et les clients en général guère agressifs. Les hôtesses et hôtes de bar ne couchent pas, à de rares exceptions près, et lorsqu'ils s'adonnent à quelques plaisirs charnels tarifés, souvent il s'agit de particuliers qu'ils fréquentent de longe date. Comme Marie avec l'architecte naval qui l'emmène sur son bateau et lui offre des bijoux.

Tout ceci n'est là que pour entretenir une ambiance, une atmosphère, un décor dans lesquels les yakusas prennent leur place, mais sans véritablement empiéter sur l'intrigue.

Les plus importants pour l'auteur, ce sont les personnages qui déambulent dans cette histoire, en sont les éléments principaux. Ils sont à double facette, ou plutôt comme des meubles d'apparence banale mais comportant en leur sein des tiroirs secrets. Et lorsque Dominique Sylvain les ouvre, peu à peu, ils mettent au jour des éléments en trompe-l'œil.

Manipulations, mensonges, faux semblants se révèlent progressivement et le lecteur se trouve plongé dans une intrigue diablement maîtrisée.

Une incursion dans un exotisme qui n'est pas de façade mais propose au lecteur une intrusion dans un pays au charme indéniable, pour peu qu'il ne se contente pas d'être un touriste promené par un guide qui ne lui montre que les aspects positifs d'une ville mais cherche à en découvrir les aspects cachés.

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