Le Fantôme Aveugle SVENN524

PATRICK SVENN

Le Fantôme Aveugle


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Le mercredi 30 Avril 2020

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Patrick SVENN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Angoisse N°8. Editions Fleuve Noir. Parution 2e trimestre 1955. 224 pages.

Les morts revivent… Mais les vivants en meurent

Réfugiée (confinée ?) en Dordogne à cause de la guerre, Sabine de Brignac n’a pas reçu de nouvelles de son mari Jean, resté à Paris, depuis sept mois.

Alors en ce mois d’octobre 1944, elle décide rentrer chez elle à Passy en compagnie de son amie Geneviève. Arrivée devant l’immeuble, un héritage familial de Jean, dont ils jouissent du rez-de-chaussée et du premier étage, un escalier intérieur leur permettant de passer d’un étage à l’autre, Sabine s’enquiert de Jean auprès d’Annonciade, la concierge qui leur sert également de servante.

D’après Annonciade, elle n’aurait pas vu Jean depuis le 21 mars au soir. Elle était dans sa loge de concierge quand un homme est entré dans l’appartement. Elle a entendu du bruit, des cris, et surtout ces mots qui la révulsèrent : Non pas les yeux, pas les yeux !

Paris était sous la domination allemande et elle n’avait pas osé appeler la police. Sabine s’enquiert auprès de Martin Coutureau, un ami commun à elle et à Jean, afin de savoir s’il peut apporter des précisions. Martin, qui fut amoureux de Sabine, laquelle lui avait préféré Jean, affirme avoir accompagné Jean à la gare le 22 mars.

Et le soir, la nuit, elle ressent comme une présence. Des déplacements furtifs qui se produisent dans sa chambre, près d’elle. La lumière s’éteint sans qu’elle ait actionné l’interrupteur, comme s’il y avait des délestages, et surtout elle retrouve sur un guéridon un camée qui était enfermé dans une boîte à bijoux. Elle a beau le replacer dans sa cache, le lendemain matin, il est à nouveau sorti de son coffret. Un camée bague que lui avait offert Jean quelques années auparavant avant la guerre.

Elle établit la liste de tous ceux qu’ils fréquentaient avant qu’elle se réfugie en Dordogne. Après avoir éliminé les membres de la famille, ne restent que trois noms. Trois hommes avec lesquels Jean avait de nombreux contacts mais qui ne se connaissent par forcément. Parmi eux un trafiquant au marché noir. Tous sont dissemblables physiquement et moralement. Et avec Geneviève, elle organise un repas préparé par Annonciade, afin de les réunir. Seul Martin se récuse, arguant son emploi à la Préfecture qui lui prend beaucoup de temps.

Mais cette réunion ne donne rien. Et dans le jardin particulier, elle découvre un endroit caché où fleurissent encore quelques géraniums. Annonciade avoue que sous terre gît le cadavre de Jean.

Un roman de pure angoisse, étouffant, à la limite du fantastique, ancré résolument quelques semaines après la période de la Libération de Paris. Les restrictions sont imposées, malgré tout Sabine et Geneviève, qui ne sont pas démunies d’argent, parviennent à organiser des repas. Et l’un des camarades de Jean se charge de leur fournir le cas échéant les vivres nécessaires. Le rôle de Jean n’est pas très bien défini mais il aurait œuvré dans la Résistance, et il n’est pas exclu que la Gestapo se serait amené un soir pour l’arrêter.

Seulement, ce ne peut qu’être un soupçon éphémère, les Nazis ne prenant guère de gants pour s’emparer de ceux qui côtoyaient de près ou de loin les Résistants, et ce n’était pas dans leur habitude de torturer sur place.

Alors les soupçons se portent sur une vengeance. Mais à l’encontre de qui, et pourquoi ?

Le lecteur se doute de l’identité du suspect, voire du coupable, mais ce n’est pas tant ce qui importe. C’est cette atmosphère d’angoisse étouffante, prégnante, ces déplacements d’objets, ces sensations de frôler une personne invisible, comme un fantôme, qui imprègnent de façon insidieuse le récit.

La tension grimpe au fur et à mesure que les jours, et les pages, passent, et le dénouement est à la hauteur du récit.

Patrick Svenn, auteur de trois romans dans cette collection naissante, est considéré par certains comme un pseudonyme de Frédéric Dard. Je n’ai pas retrouvé la patte de celui qui signait en même temps sous l’alias de San-Antonio. Par deux fois, la Savoie est évoquée, mais cela ne suffit pas à faire endosser à Frédéric Dard la paternité de ce roman.

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