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JOHNY SOPPER

Johny Sopper Et Le Lit De L’enfer


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Johny SOPPER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Western N°8. Parution 2e trimestre 1953. 192 pages.

Comme on fait son lit, on se couche. Il parait !

Mais ce n’est pas dans les habitudes du capitaine Johny Sopper, agent du gouvernement, qui en ce mois de novembre se sent perdu dans New-York. Il a plus l’habitude de parcourir les plaines de l’Alabama que parcourir les rues d’une ville dont les habitants résident dans des immeubles de six étages.

Avec le sergent Steve, il doit réceptionner un professeur en provenance de Paris et le conduire à Washington. Seulement il a la désagréable impression, ressentie pareillement par Steve, d’être suivi au cours de ses déambulations sur le port. D’ailleurs il fait sensation auprès des gamins, habillé avec sa veste en pécari, ses culottes de cheval, ses bottes noires et son feutre à larges bords.

Enfin ils récupèrent le voyageur, un nommé Adalbert Durandal, du Musée d’Histoire de Paris. Des chambres d’hôtel sont réservées aux trois hommes en attendant de joindre Washington. Durandal confie qu’il doit remettre des documents, soigneusement gardée dans un portefeuille rouge, concernant des trésors qui auraient été enfouis par les premiers migrants, dont notamment au lac Erié, sur une île. Mais à cet hôtel s’est installée également une jeune femme, une Française selon le directeur, Jeanne Berry.

Alors que Johny Sopper avait prévu une soirée au théâtre, Durandal annonce qu’il se sent quelque peu malade. Il préfère rester dans sa chambre qu’il boucle à double tour. Au retour de leur sortie, Sopper et le sergent Steve s’aperçoivent que la porte n’est plus fermée et que Durandal a disparu. Les événements se précipitent.

Les deux hommes partent à la recherche du professeur, chacun de leur côté, et le lendemain, un cadavre est découvert sur les rails. Il s’agit probablement de Steve car l’inconnu porte ses bottes et sa montre. Jeanne Berry a quitté l’hôtel, direction Saratoga selon le directeur de l’établissement. Mais Sopper apprend qu’en réalité elle a pris le train pour Albany. Le directeur de l’hôtel est assassiné et le portier est trop serviable pour être honnête.

Sopper, après déjà avoir été agressé et assommé, part pour Albany et retrouve inopinément Steve qui n’était pas mort. Ils apprennent que Jeanne Berry voyage en compagnie de son frère et d’un homme qui ressemble fort à Durandal. Puis c’est la suite du voyage vers le lac Erié.

Johny Sopper échappe à de multiples dangers dont, dans le désordre, un affrontement homérique avec un grizzli, des agressions avec des individus particulièrement belliqueux, à quelques noyades et un plongeon dans les chutes du Niagara, des bagarres avec des Comanches, puis des coups de feu, des rencontres inopinées avec des gourdins, de quoi démontrer sa force herculéenne mais également qu’il n’est pas à l’abri d’interventions musclées, aidé dans tous ses démêlés par la présence opportune de Comanches, une autre tribu que la précédente, puis de Cheyennes qui pensent le délivrer, les deux peuples ne s’appréciant guère.

Mais si les « Indiens » ne sont pas toujours montrés sous un jour favorable, il existe un code de l’honneur que ne pratiquent pas en général les Blancs. Ils ne peuvent pas tuer un homme qu’ils sont sauvé d’un péril. Celui que nous avons sauvé est des nôtres, affirme ainsi Tête d’Or le chef Cheyenne. D’ailleurs Johny Sopper, s’il ne pratique pas la langue française, comme on le constate au début du récit, s’exprime aisément en langue comanche ou cheyenne, ce qui est quand même un avantage dans certaines situations.

Un roman qui privilégie l’action au détriment des longues narrations descriptives des lieux et des personnages. Pas le temps pour le lecteur de s’ennuyer, de reprendre son souffle, son seul souci étant de tourner les pages afin de connaître la fin de cette intrigue très mouvementée. Johny Sopper encaisse, et donne, de nombreux coups, comme dans les scènes de bagarre au cinéma, au cours desquelles chaque protagoniste se rue contre son adversaire sans jamais ressentir le moindre mal ou presque.

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