Japonais Grillés SALEM328

CARLOS SALEM

Japonais Grillés


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Le vendredi 3 Avril 2015

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Carlos SALEM




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Recueil de cinq nouvelles de Carlos Salem

Japonais grillés : Dans un bistrot madrilène où se dégustent des spécialités espagnoles, un sexagénaire et un professeur plus jeune que lui discutent tout en buvant et en mangeant. Le plus âgé semble content de fêter son anniversaire avec cet enseignant inconnu. Il lui fait des confidences sur sa vie. Il est vrai que le sexagénaire exerce le métier de tueur à gages, le meilleur de son Entreprise. Il pense bientôt raccrocher pour laisser la place à son protégé, Juan, compétent pour lui succéder. Ce genre de projet suscite des jalousies, dans cet univers-là comme n'importe où ailleurs. Il est conscient que son supérieur hiérarchique a cherché à piéger Juan, en lui confiant une mission plus compliquée que prévu. Tuer un ancien mafieux russe reconverti homme d'affaires sérieux en plein jour sur la Plaza Mayor, c'est pourtant faisable. À condition de ne pas y croiser une troupe de touristes japonais venus admirer Madrid. Contre des témoins gênants, le sexagénaire est obligé d'utiliser les grands moyens, de faire place nette pour que la carrière de Juan ne soit pas entravée…

Petits paquets : Dirigé par “le mec à la Ferrari”, cet atelier clandestin de conditionnement de boîtes en tous genres emploie les laissés-pour-compte de la crise économique, ne leur versant qu'un faible salaire. Poe est l'un d'entre eux, malhabile avec les machines, mais doué pour le montage des paquets. Il ne fraternise guère avec ses compagnons d'atelier, sauf avec l'Artiste. Question de sensibilité en commun, très certainement. L'ex-étudiant en architecture est un créatif. Une fois, il amène son ami Poe voir la fresque qu'il a dessinée sur la face cachée d'un pont, celle qu'on ne voit que depuis le coin occupé par des clodos. Bien qu'elle ne soit pas terminée, l'œuvre est déjà remarquable. “Le mec à la Ferrari” va utiliser les talents de l'Artiste. Poe ne va pas du tout aimer ce qui se produit ensuite…

Comme voyagent les nuages : Poe est amoureux de Lola, la serveuse du bar, à la démarche féline. C'est même sa façon sexuelle de se déplacer qui trouble tant Poe. La nuit précédente, Lola n'était pas de service. Ils auraient pu franchir une étape plus intime. Mais Lola n'a pas ouvert, quand Poe a sonné chez elle avec insistance. Au bar, ce soir, se trouve un quadragénaire suicidaire, qui leur raconte sa fumeuse histoire. Le royaume secret du métro ? Des gens qui y disparaissent ? Le suicidaire dit avoir surveillé tout ça, sans vraie explication. Pas même pour la mort suspecte de Publio, le joueur de bandonéon…

Des marguerites dans les flaques : Le commissaire Salgado a été un bon flic, encore qu'il ait pu se montrer brutal. À la veille de la retraite, il a été rétrogradé après une nouvelle bavure, perdant son titre de commissaire. Problèmes personnels et, surtout, abus d'alcool résument sa vie. Pendant un temps, il est resté d'allure digne, mais le déclin est vite venu. Au bar d'Ulises, qu'il fréquente depuis longtemps, il raconte au patron cette enquête qu'il veut mener malgré tout, sur le meurtre de la jeune prostituée métisse Jazmine. Parce que ça ressemble à la mort de sa propre fille, Margarita…

Mais c'est toi qu'elle aimait le plus : Cortés et Poe ont été amoureux de la même femme, Olga. Celle-ci a préféré épouser le riche Vincente. Ces derniers temps, Olga se sent en danger. Elle a reçu des messages anonymes menaçants. Elle se méfie de son mari, dont les finances ont été affaiblies par la crise. Il semble vouloir la supprimer pour toucher une assurance-vie. Olga s'est confiée à Cortés, qui parvient à convaincre Poe de la protéger à son domicile à elle. Il y a urgence : le contrat d'assurance expire dès le lendemain. Toute la nuit, Olga et ses deux ex-soupirants attendent de pied ferme l'éventuel assassin…

Comme ses suspenses, pleins d'inventivité et de fantaisie, les nouvelles de Carlos Salem sont d'une écriture maligne et rigoureuse. Bars de nuit et autres bistrots servant de décors, vous pensez qu'il va se contenter de décrire des alcoolos malmenés par le destin ? Malgré l'ambiance et les boissons fortes, ses héros ont les idées bien plus lucides qu'il y paraît. Ils sont capables d'éclairer la noirceur en faisant des étincelles, ces types-là. Et au final, ils savent nous surprendre, bien sûr. Dans ces textes plus courts, on retrouve avec grand plaisir l'humour des romans de Carlos Salem. Un auteur qui offre toujours le meilleur, afin de ne jamais décevoir ses lecteurs.

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Japonais Grillés

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Polaroïd. Parution le 19mars 2015. 80 pages. 12,00€.

Pourtant les sushis se mangent crus...

Nouvel ambassadeur de la littérature noire et policière hispanique, l'Argentin Carlos Salem démontre en quelques nouvelles caustiques son art de la dérision.

Tout commence avec Japonais grillés, la première nouvelle qui donne son titre au recueil.

Méfiez-vous des Japonais en vacances qui voyagent en groupe. Ils sont toujours prêts à dégainer l'appareil-photo. Et il faut qu'ils se prennent plus ou moins serrés les une contre les autres, devant un monument ou tout simplement dans un marché où pullulent les chalands. Or le principe de précaution pour un tueur, c'est justement de passer inaperçu et on ne sait jamais si un Japonais ne va pas prendre un cliché révélateur lors de la réalisation d'un contrat.

Petits paquets :

Un atelier clandestin, des machines infernales, des guillotines qui coupent du plastique, et parfois les doigts. L'Artiste travaille dans cet atelier, mais il a une autre passion, il repeint une partie du pont, une immense fresque sur la partie cachée. Quant à Poe, le narrateur, homme toutes mains, il balaie, découpe les plastiques, et confectionne les petits paquets. Un jour il a l'idée de fabriquer des petits palmiers avec les chutes de plastique. Un qui est content, c'est le patron. Mais un jour, des doigts s'envolent sous l'action de la lame de la guillotine.

Comme voyagent les nuages :

Un rendez-vous manqué à cause d'une sonnerie manquante. Poe aime (poème ?) Lola, mais ce soir-là elle n'est pas venue. Elle s'est fait remplacer au bar par sa sœur. Il est allé chez elle, il n'a sonné que douze fois. S'il avait tenté une fois de plus, elle lui aurait ouvert. Dans un bar il commence à discuter avec un an homme qui fête ses quarante ans. Bel âge pour passer à autre chose.

Des marguerites dans les flaques :

Avant, Salgado était le chef de celui qui est devenu son chef. Tout change surtout lorsque la politique et la boisson se mêlent de distribuer des cartes biseautées. Il ressasse ses souvenirs au bar d'Ulises. Des souvenirs qui lui remuent les trippes, qui lui brouillent les idées comme un nuage efface le ciel, à cause d'une fille à la tige, pardon la nuque brisée.

Mais c'est toi qu'elle aimait le plus :

Poe dans un bar, Lola au comptoir. Entre dans l'établissement Cortés. Les deux hommes se connaissent, mais ils ne se fréquentent guère. Pourtant Cortés a besoin de Poe. Son ami Navarrin, Poe se défend qu'il fut son ami, mais passons, Navarrin donc a disparu alors qu'il devait se marier avec la fille d'un homme politique en vue. Les employeurs de Cortés ont peur que Navarrin, s'il a été enlevé, révèle de petits secrets qui leur seraient préjudiciables. Alors Cortés et Poe doivent se mettre à la recherche de Navarrin. Pourtant il existe un différent entre les deux hommes. Un différent qui n'est autre qu'une fille et ils sont persuadé que cette fille les aimait mais autant l'un que l'autre. Lequel des deux ? Une question primordiale.

Belle panoplie de personnages troubles que nous présente Carlos Salem dans ces historiettes qui oscillent entre farce macabre et dérision. Un tueur à gages qui a oublié qu'il ne doit jamais, ou susceptible d'être pris en photo, un flic qui descend progressivement la pente, des prostituées, un candidat au suicide... autant d'individus qui gravitent dans des bars, lieu privilégié de rencontres alors que justement, ces rencontres ou retrouvailles, ils veulent y échapper.

Un recueil qui permet, à ceux qui ne connaissent pas encore Carlos Salem, de s'imprégner de son univers quelque peu décalé.

Ce n'est pas pour rien que Carlos Salem a appelé le bar madrilène qu'il a codirigé : Le Bukowski !

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