le monde de l’éternité de M.a. RAYJEAN


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M.A. RAYJEAN

Le Monde De L’éternité


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M.a. RAYJEAN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE  

Collection Anticipation N°137. Editions Fleuve Noir. Parution 25 avril 1959. 192 pages.

Ma vie Mais c'est long le chemin Ma vie Qu'il est long le chemin !

Alain Barrière.

Cela fait quatre années-lumière et trois mois que le Firstar, un vaisseau intergalactique, voyage dans le Cosmos. L’engin arrive enfin en vue d’Alpha du Centaure mais le commandant de bord, Mac Kerreck, n’est pas satisfait, car l’astronef est en retard de dix-sept jours sur les prévisions.

Sélectionnés par la Confédération des Nations Occidentales, Kerreck et ses compagnons, le lymphatique et volumineux physicien Mole, Stockwell l’électromécanicien, Lewis le biologiste, Lisbeth sa femme et diététicienne, et Françoise Jammot, d’origine française et doctoresse, doivent explorer une planète nouvelle et accueillante qui n’a pas encore d’immatriculation.

Le champagne sabré, les six voyageurs peuvent enfin atterrir et débuter leur mission. D’abord le lancement d’une fusée chargée de filmer et recueillir les différentes informations nécessaires à leur première sortie. Lors du visionnage de ces petits films, rien n’apparait concernant une probable présence d’êtres vivants.

Pourtant quelques bizarreries sont répertoriées. L’herbe tout autour de la fusée est rouge. Stockwell en voulant la toucher se coupe. Une entaille assez profonde pour nécessiter des soins prodigués par Françoise Jammot qui lui donne antibiotiques et sédatifs. Or, à leur grande surprise, quelques heures après, la blessure est cicatrisée et il n’existe plus de marque de cet incident.

Lors d’une reconnaissance effectuée en aérobulles, Kerreck, accompagné de Mole et de Stockwell bien rétabli, abat un animal qui ressemble à une antilope munie d’une carapace semblable à celle d’un tatou. Ils ramènent cet étrange animal à la fusée, le laissant pour la nuit au dehors. Le lendemain, l’animal a disparu sans laisser de traces. Aucun signe d’intervention extérieure n’est relevé.

Lewis, le biologiste, en examinant quelques brins de l’herbe rouge, distingue des sortes de protozoaires, d’amibes unicellulaires. Ces animalcules ne se divisent pas et pourtant semblent doués de vie. Tout autour de la fusée, Kerreck détruit l’herbe rouge à l’aide d’acide et d’un appareil thermique. Rien n’y fait car en une nuit l’herbe a repoussé.

Lors d’une autre sortie d’exploration dans les montagnes voisines, Kerreck et ses compagnons aperçoivent ce qu’ils pensent être un habitant de cette planète. Ils examinent cet être curieux à tête de batracien et aux deux jambes grêles, bientôt rejoint par un autre congénère du même acabit. Kerreck est enlevé dans les airs comme une plume et les deux êtres, qui pourtant ne possèdent pas d’aile, s’éloignent rapidement. Le temps pour Stockwell et Mole de rejoindre leurs aérobulles, il est trop tard. Ils ne retrouvent pas traces de Kerreck.

Ce n’est que le lendemain qu’ils découvrent Kerreck au fond d’une crevasse. Le chef de bord est mortellement blessé. Ils le ramènent à bord de la fusée et le place sur une sorte de catafalque, entouré de bougies allumées. Quelques heures plus tard, Kerreck ressuscite, ne ressentant aucune lésion. Un miracle ou un défi de la nature propre à cette planète ?

Tous, après avoir émis de nombreuses hypothèses, parviennent à se convaincre qu’un phénomène régit la planète. L’herbe rouge est détruite à plusieurs reprises, mais à chaque fois elle repousse. Les animaux survivent alors qu’ils étaient considérés comme morts. La blessure de Stockwell puis la résurrection de Kerreck les amènent à cette constatation : ils font face à des manifestations de vie éternelle.

L’auteur ne s’embarrasse pas de descriptions trop scientifiques, géographiques, technologiques, ou psychologiques. Souvent certains aspects sont éludés, dont le voyage entre Terre et Alpha du Centaure qui dure tout de même plus de quatre années-lumière.

Les relations entre les six membres de cet équipage sont parfois tendues, ce qui est compréhensible, mais la diplomatie règle bien des problèmes. Kerreck se montre parfois autoritaire, après tout c’est le chef de groupe, qui n’aime guère la contradiction. En ce qui concerne la nourriture, cela relève du domaine de Lisbeth, la diététicienne, qui a toujours sous la main quelque produit chimique à proposer.

Mais on se rend bien compte que les mentalités ont évolué depuis l’écriture de ce roman. Kerreck mâchouille à longueur de temps ses plaquettes de chewing-gum. Il a dû en prévoir une provision considérable de même que les cigarettes qu’il fume de temps en temps, comme la plupart de ses compagnons. Un petit défaut qui serait sanctionné de nos jours : il jette ses mégots à terre et les écrase sans les ramasser !

Un bon petit roman sans prétention, agréable à lire et dont l’épilogue est rapidement expédié. Probablement à cause de la pagination imposée ou parce que l’auteur n’avait plus rien à écrire, pensant à son prochain roman.

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