si tu vas au mont... de Bruno senny RENE FOLLET


Si Tu Vas Au Mont... RENE_FOLLET196

BRUNO SENNY RENE FOLLET

Si Tu Vas Au Mont...


Aux éditions DE L'ELAN

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Le jeudi 13 Avril 2017

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Bruno senny RENE FOLLET




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE  

Collection Baudruche N°6. Parution le 25 janvier 2017. 128 pages. 16,00€.

N'oublie-pas de monter là-haut...

Trois nouvelles écrites par Bruno Senny et joliment illustrées par René Follet, lequel nous invite également à compulser son carnet de croquis.

Détective amateur, Baudruche possède le physique du bon vivant, de l'honnête homme. La panse rebondie, la trogne réjouie, la calvitie assumée et la moustache conquérante, il se dirige, à l'heure où nous le retrouvons, vers le Mont-Saint-Michel.

Ce n'est pas forcément pour s'adonner à quelques dévotions envers l'archange Michel, celui qui a vaincu le dragon, ou alors accessoirement, afin de justifier le déplacement, mais bien pour goûter, et déguster, quelques produits locaux.

A l'auberge Saint-Jacques, où il a réservé une chambre, et après avoir effectué une promenade apéritive sur les remparts, il se leste l'estomac de pas moins de dix plats, sans compter les corbeilles de pain puis les desserts, ce qui honore la cuisine de l'aubergiste. Celui-ci, afin de rendre hommage à la capacité d'ingurgitation de son hôte, l'invite à déguster quelques petits verres d'alcool de cidre, et lui narre l'histoire de Maître Jean, perdu quarante ans auparavant dans la baie, quasiment jour pour jour. Maître Jean avait rendez-vous, mais ce fut un lapin et il repartit chez lui, de nuit. Mais la marée l'ayant surpris, il fut retrouvé le lendemain, totalement déboussolé et noyé.

Toujours intéressé par des énigmes non résolues, Baudruche se penche sur ce cas, et refait le chemin parcouru par le noyé entre le Mont-Saint-Michel et le Bec d'Andaine, tout en interrogeant, placidement, quelques témoins de l'époque.

Baudruche est un fin observateur et un déductif avisé. Rien ne peut lui faire perdre l'appétit et encore moins la boussole.

Dans Le pendu de la chambre 8, par une sombre fin de journée orageuse, Baudruche rend visite à son neveu Benjamin, qui travaille en compagnie de deux ouvriers à la réfection d'une vieille maison.

Naturellement il n'arrive pas les mains vides et une collation roborative est proposée à Kajick, Mehdine et à son neveu. Il ne s'oublie pas, naturellement.

Pour ceux qui seraient intéressés, cette collation est composée de vingt-quatre œufs pochés, d'autant de belles tranches de pain grillé, du saumon fumé de l'Atlantique et de jambon à l'os, d'épinards, de sel et de poivre, et du Vouvray afin d'humecter leurs papilles. Des œufs Bénédicte ! Bon appétit, bien sûr !

Kajick et Moretti râlent. Leur entrepreneur ne les a pas payé, et ils promettent de lui montrer de quel bois ils se chauffent. D'ailleurs Benjamin venait de garnir la cheminée. C'est alors que Kajick découvre un papier qui a été poussé lorsque la table a été disposée pour ces agapes improvisées. Un message précisant : Je vais me pendre dans la chambre 8 et signé Moretti, l'entrepreneur indélicat.

L'orage gronde, la lumière s'éteint, et c'est dans le noir que tout ce petit monde grimpe l'escalier et se rend dans la fameuse chambre 8. Grâce à une lueur diffuse venant de l'extérieur ils peuvent constater que personne ne les attend. Pas le moindre pendu. Une boule de feu s'introduit et c'est un peu la panique à bord.

Toutefois, la panne d'électricité n'était due qu'à la défaillance momentanée du disjoncteur, et Baudruche, aperçoit Kajick remontant l'escalier en catimini. Il le suit, un cri s'élève, et dans la fameuse chambre 8 ils découvrent le pendu.

Une histoire de meurtre en chambre close, un peu tirée par les cheveux, malgré la calvitie totale de Baudruche qui possède du flair, malgré l'énorme moustache arborée sous son nez.

Enfin, avec Natures mortes, nous suivons Baudruche dans ses déambulations parisiennes, attendant que son estomac se manifeste bruyamment afin de lui signaler qu'il est l'heure de procéder à un repas sinon pantagruélique, tour au moins digne de satisfaire une panse toujours avide de mets reconstituants. Il est attiré par la devanture d'un bistrot affichant Anguille aux petits légumes et à la Leffe Triple, et il s'assied à une table, la seule qui reste.

Un jeune homme, entré en même temps que lui, est convié par le patron à s'installer en face de Baudruche. La conversation s'établit immédiatement entre les deux hommes, tous deux étant attirés par la littérature, et ils se découvrent des passions communes envers des auteurs comme Thomas Owen. Le jeune homme se présente, Pierre Jeanneau, et son repas terminé, repas auquel il ne s'est guère intéressé ses papilles ayant perdu leurs capacités dégustatives à cause d'une sinusite, il lui propose de se rendre le soir même à un vernissage privé organisé par son futur beau-père, Alexandre de Saint Cyr, à Rambouillet.

Baudruche s'y rend, attiré par une curiosité toute légitime, et fait la connaissance de quelques personnalités en vue déjà présentes que lui présente Pierre qui semblait l'attendre avec impatience. Tout en dégustant une bière, son liquide favori, Baudruche écoute les conversations. Alors que Fernande, la cuisinière apporte le plateau sur lequel sont disposées les flûtes de Champagne, sauf pour Baudruche abonné à ses bières, Lucien, le secrétaire particulier de l'hôte de la soirée, la bouscule involontairement, ou par inadvertance, ou pour une autre raison. Flûte alors, les flûtes tombent. Une nouvelle tournée est proposée, l'une des convives s'écroule, verre en main.

Plus que l'histoire, et sa résolution, ce sont les personnages mis en scène qui offrent un charme certain et humoristique à cette histoire. Sophie, la belle jeune femme blonde évaporée, gouailleuse et aguicheuse, Bernard-Henri Jones, son compagnon, Maryline, la promise de Pierre, belle jeune fille pudique et effacée, et quelques autres qui font penser à des personnages existants ou ayant pu exister.

Baudruche, à placer entre Hercule Poirot, le commissaire Montalbano et Pépé Carvalho, est un détective amateur qui se conduit comme un professionnel. Ventre affamé n'a pas d'oreille dit-on, aussi est-ce pour cela que l'ami Baudruche qui porte bien son nom, ne le renie pas, mais n'apprécie que quiconque blague sur son patronyme, est-ce pour cela qu'il voit et entend les petits faits, les discussions feutrées, grâce à sa capacité à ingurgiter moult productions gastronomiques du terroir avec bonhommie, rondeur, et satisfaction voluptueuse. Pas le genre vorace de Bérurier qui engloutit tout en éclaboussant son marcel. Car Baudruche reste digne dans l'accomplissement de son rite culinaire.

Le lecteur lui ne restera pas sur sa faim mais demandera toutefois un supplément, comme une friandise, d'autres aventures gourmandes.

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