|
![]() |
SHEPARD RIFKIN |
Crépuscule De SangAux éditions SERIE NOIREVisitez leur site |
662Lectures depuisLe jeudi 21 Mai 2015
|
![]() |
Une lecture de |
![]() |
The snow rattlers - 1977. Traduction de M. Charvet. N°1752. Parution novembre 1979. 288 pages. Indien vaut mieux que deux tu l'auras... C'est sur un cambriolage et un meurtre peu ordinaire que doit enquêter Damian McQuaid, inspecteur de police à New-York. Cinq objets précieux d'origine indienne et un exemplaire rarissime de la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis ont été dérobés au couple Sorensen, et le gardien noir est mort, une lance indienne fichée près du cœur. Sorensen est l'un des hommes les plus riches du pays quant à sa femme elle est d'origine plus que modeste, née de l'union d'une Mexicaine avec un Apache. McQuaid se rend tour à tour chez le bouquiniste qui a vendu à Sorensen la Déclaration, au Muséum d'histoire naturelle, puis dans une galerie d'art qui expose les toiles d'un peintre comanche. Il tente de comprendre qui a pu voler les objets et pourquoi. Une hypothèse émise par l'artiste indien, confirmée par une anthropologue du Muséum, amène McQuaid à s'intéresser au Pouvoir Rouge et à envisager à continuer son enquête au Nouveau Mexique dans la réserve Navajo. Muni d'une lettre d'introduction de Madame Sorensen, McQuaid se rend à Gallup, et les premiers contacts qu'il a aussi bien avec le représentant local des forces de l'ordre qu'avec les Indiens sont tendus. Le président de la Nation Navajo, et non pas de la réserve qui est un terme injurieux, lui facilite ses déplacements en lui proposant un chauffeur de sexe féminin. L'association avec cette jeune fille comme guide tourne court notamment à cause du shérif et d'un ex petit ami jaloux. McQuaid reçoit l'aide inattendue d'un spécialiste en archéologie indienne, puis celle d'un journaliste méfiant et soumis à pression. Il reconnait dans une boutique d'antiquité de Santa-Fe l'un des objets volés mais le propriétaire du magasin ne peut en donner la provenance. Bientôt va être célébrée le Shalako, grand festival d'hiver des Zunis, et dans la rue des Indiens procèdent à des répétitions. L'attitude de l'un des danseurs, Pete tue-deux-fois, d'origine Comanche et créateur du N.A.U. (Nationaux Américains, Unissez-vous) éveille l'intérêt de McQuaid. Malgré les mises en garde, McQuaid ne se méfie pas et un chauffard le propulse dans un ravin alors qu'il regagne en voiture Gallup. Des marques de peinture sur les phares de son véhicule lui font comprendre qu'il a été victime d'un attentat. Le monde est petit et il retrouve sur sa route les responsables du Muséum ainsi que Madame Sorensen.
McQuaid met beaucoup plus de temps que le lecteur à comprendre l'importance du vol des reliques indiennes. Il est vrai que Tony Hillerman est passé entre temps et ses romans ont levé un voile sur la psychologie d'ethnies spoliées. Nous sommes bien loin des westerns dans lesquels les Blancs étaient confrontés à une horde de sauvages même si Shépard Rifkin ne peut s'empêcher d'utiliser des poncifs. Bizarrement ses personnages se mettent facilement en colère, sont soupe au lait, la moindre réflexion étant jugée déplacée. Dans ces conditions il est parfois difficile d'entendre la voix de la raison. Quant aux personnages féminins, ce sont de véritables provocatrices sexuelles. Un peu l'anti thèse du harcèlement sexuel trop souvent reproché à des mâles subjugués par des appâts mammaires ou fessiers.
Citation : Les Indiens parlent seulement quand ils ont quelque chose à dire. Ils ne sont pas comme les Blancs, qui occupent leurs heures vides à jacasser.
Curiosité : Annoncé du même auteur: Deux doigts de blonde sous le numéro 132 alors qu'il s'agit du numéro 1324. |