Micro-invasion RICHARD-BESSIERE252

F. RICHARD-BESSIERE

Micro-invasion


Aux éditions FLEUVE NOIR


Visitez leur site

117

Lectures depuis
Le samedi 29 Mars 2020

fleche Soutenez RayonPolar en achetant
Micro-invasion

sur
Amazone

fleche
fleche

F. RICHARD-BESSIERE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Anticipation N°210. Editions Fleuve Noir. Parution 4e trimestre 1962. 192 pages.

Réédition : Editions du Triangle. Triangle Fiction N°15. Parution 1er trimestre 1977.

C’est d’actualité ?

Le petit Bud, quatre ans, est difficile à canaliser. C’est un gamin hyperactif et il vient de se faire renvoyer de la garderie pour la deuxième fois. Ce qui n’empêche pas ses parents, surtout son père, Sidney Gordon, de lui gagner au tir une jolie soucoupe volante. Un objet qu’il emmène chez leurs amis, Archie et Gloria Brent, qui ne pouvant se déplacer leur propose de les rencontrer chez eux dans la campagne new-yorkaise.

Archis Brent qui vient de démissionner de la présidence de la Commission Atomique Internationale veut leur montrer sa nouvelle invention. Une machine avec laquelle il a mis au point un système qui, je résume vite fait, lui a permis de créer ou isoler l’atome originel de la création de l’univers. Il est fier de son bébé et ils peuvent tous voir une sorte de galaxie confinée dans une cage en verre.

Alors qu’ils examinent cette invention dans l’espèce de hangar qui sert de salle d’expérience au professeur, un point noir s’échappe, tournicote dans la pièce, grossit, vole, et bientôt se transforme en soucoupe volante. Ils tentent d’échapper à cette manifestation fantastique mais en passant la porte, ils se rendent compte qu’ils ont devant eux un paysage différent de celui qu’ils avaient admiré avant d’entrer dans cette grange.

Ils sont devenus des Gulliver au pays de Brobdingnag, ils sont réduits à ne taille encore plus petite de celle d’une fourmi. D’ailleurs ils manquent de se faire écraser sous le pied de Funnigan, le patron de Sydney Gordon, le directeur du journal New Sun, qui devait leur rendre visite. Un épisode représenté avec justesse par Brantonne en couverture.

Et voilà les deux couples ainsi que le jeune Bud entraînés dans une aventure totalement délirante, pour le lecteur mais pas pour eux, ayant le micro-univers pour décor. Ils sont fortement conviés à s’installer dans la soucoupe qui prend son envol et ils se retrouvent dans une galaxie qui leur est totalement inconnue. Le chef de bord et les membres d’équipage, qui ressemblent, à quelques particularités près, à des êtres humains, sauf que la pigmentation de leur peau est entièrement rouge. Sauf Zog, qui est un peu leur serviteur, qui est de la couleur des épinards.

Zog leur fournit quelques explications et ils apprendront plus tard qu’il est prisonnier. Les diverses entités qui peuplent cette galaxie sont en guerre les uns contre les autres, mais que sur l’une d’elle, les habitants et les prisonniers s’attèlent à une tâche éreintante. Ils cassent des pierres, les broient, les réduisant en poussière. Des pierres qui ressemblent à des diamants. D’ailleurs Bud en a trouvé une dans la soucoupe. Or ces pierres ont la particularité de grossir, d’envahir, de se multiplier comme le coronavirus (ou tout autre virus dont la composition n’est encore connue) et de réduire à néant la planète sur laquelle elles sont arrivées et les autres par un système de propagation infernal.

Mais ça, ce ne sont que les débuts de leurs péripéties qui comportent de nombreux dangers. Une histoire dans laquelle ils se perdent un peu, car Margaret, la femme de Sydney Gordon et mère du petit Bud, sous le coup de l’émotion, devient daltonienne. Ce qui fait qu’elle confond les couleurs rouge et verte et ne sait plus distinguer les amis des ennemis. D’autant que leurs amis ne sont pas forcément ceux qu’ils prétendent être.

Une histoire invraisemblable, débridée, délirante mais amenée de façon scientifique, ou pseudo-scientifique, et dont la tonalité change parfois en cours de route. De sérieux le récit prend des chemins de traverse ponctués d’humour et de situations improbables. De grave le ton passe à un humour bonasse, débonnaire, comme s’il s’agissait d’un pastiche.

Le rôle de Bud, ce gamin qui essaie d’attirer l’attention des adultes souvent en vain, n’est pas négligeable. Mais un autre aspect du roman n’est pas négligeable non plus : c’est le rejet de la guerre et l’espoir d’une paix universelle. Seulement, pour préserver cette paix fragile, il faut des armes de guerre pour combattre la guerre. Une antinomie semblable au serpent qui se mord la queue.

Seulement cette antinomie dans la rédaction et dans le contexte même des tribulations de Sydney Gordon, de sa famille et de ses amis, laisse penser sérieusement qu’il y avait bien deux auteurs pour rédiger ce roman, ce dont François Richard Bessière s’est toujours défendu. Mais il est vrai aussi que les dénégations concernant l’implication de François Richard, le directeur de la collection et romancier lui-même, n’étaient pas toujours convaincantes.

Retrouvez
PAUL MAUGENDRE
sur
leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/
 

livrenpoche
Chercher f. richard-bessiere



 
 



Pour être informé des Mises à Jour, Abonnez-vous à l'Hebdo du RayonPolar
Indiquez votre Mail

Les réclames du RayonPolar
getfluence.com


Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le jeudi 3 Novembre 2011







En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar-Film-Série
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
Certaines illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar