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PIERRE PELOT |
Offensive Du Virus Sous Le Champ De BatailleAux éditions FLEUVE NOIRVisitez leur site |
609Lectures depuisLe samedi 29 Mars 2020
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Une lecture de |
Collection Anticipation N°1580. Editions Fleuve Noir. Parution octobre 1987. 190 pages. ISBN : 2-265-03696-X Quand la réalité rejoint la fiction, ou presque… Les savants fous ont de tout temps existé et lorsque les gouvernements les aident dans leurs recherches, cela leur est encore plus facile à perpétrer leurs méfaits. C’est ainsi que dans un établissement de retraite pour vétérans, dans le Missouri, le professeur Morgansen a mis au point le virus dit de la mémoire folle. Seulement l’un des virus mutants échappe au contrôle du professeur et l’un des sujets, Tony Burden, depuis août 1996 véhicule un virus contenant un fragment de mémoire d’un vétéran stressé par une mission de sabotage. Atteint et porteur de cette saloperie, il contamine tous ceux qu’il approche. Cette mémoire parasite influe sur ces malades qui deviennent des meurtriers. La folie meurtrière se propage dans tous les états du Sud des Etats-Unis et bientôt un lien est établi entre tous ces cas. Un blocus est organisé entre les états du sud et le gouvernement, provoquant une nouvelle guerre entre Confédérés et le Nord. Morgansen disparaît, avec ou sans l’aval du gouvernement qui recherche par la même occasion ce porteur qu’est Tony Burden. Depuis, ce vétéran âgé de soixante six ans parcourt le pays, propageant la maladie, et lorsque nous le retrouvons dans ce roman, en janvier 1997, il marche le long de la route 27, avec dans l’idée de se rendre à Knoxville dans le Tennessee. Pourquoi Knoxville ? Il n’en sait trop rien, mais il marche inlassablement. Il arrive dans le bourg de Sunbright, muni d’un fusil qui ne le quitte jamais, les poches bourrées de munitions. Il a à son actif quelques meurtres, mais c’est bien parce que les victimes l’ont cherché. Il longe les murs, s’agenouille sous les fenêtres, se dissimulant au maximum. Rien ne bouge. Il ne rencontre personne. Au bout du village, il aperçoit une voiture, mais le propriétaire est à l’affût derrière sa fenêtre. Les deux hommes parlementent et Burden est invité à s’introduire dans la maison. L’homme est fort remonté contre le docteur de la petite ville qui a procédé, comme l’exigent les autorités, à la vaccination de sa famille. Mais ce vaccin est mortel. Burden s’enfuit à bord du véhicule tandis que l’homme se suicide. Ensuite le vétéran est arrêté par une troupe d’individus et les échanges ne sont guère amicaux. Des coups de feu sont échangés et Burden est emmené par l’un des belligérants en voiture. Débute alors une nouvelle pérégrination chargée de nombreux incidents. Car son sauveur affirme avoir reconnu Burden, même si celui-ci se défend de s’appeler ainsi, et vouloir le contraindre à reconnaître Morgansen dont il connait le lieu de sa cache. L’histoire se termine un peu en queue de poisson, comme expliqué ci-dessous.
Après Mémoires d'un épouvantail blessé au combat (Anticipation n° 1482), Observation du virus en temps de paix (Anticipation n° 1495), Alabama Un Neuf Neuf Six (Anticipation n° 1553), Sécession bis (Anticipation n° 1565), ce roman relate la cinquième aventure de Tony Burden, un vétéran de l’armée américaine, en janvier 1997. Normalement un dernier ouvrage intitulé La ballade (sic) de Tony Burden, dernier couplet, était prévu pour paraître dans la même collection, mais apparemment il n’a jamais été publié, ou alors sous un autre titre, et n’est pas répertorié dans cette série. Cette histoire m’a fait penser quelque peu à un mélange de la série télévisée américaine Le Fugitif et aux romans de Jerry Ahern, Le Survivant. Dans ces deux exemples, le contexte et les conditions sont différentes, mais il s’agit bien dans le cas de Tony Burden de fuir et d’échapper aux policiers du FBI, lancés à ses trousses, et à tous ceux dans la population qui voient en lui le Mal incarné, et veulent le tuer pour se débarrasser d’un porteur du virus épidémique alors que lui-même est animé d’un désir de vengeance. A noter que la couverture n’a rien à voir avec l’histoire.
Et cela lui semblait normal d’exister désormais agrippé à ce fusil, comme un plant de haricots grimpants accroché à son tuteur.
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