Le Club Des Pendus PARSONS338

TONY PARSONS

Le Club Des Pendus


Aux éditions DE LA MARTINIERE


Visitez leur site

309

Lectures depuis
Le mardi 19 Septembre 2017

fleche Soutenez RayonPolar en achetant
Le club des pendus

sur
Amazone

fleche
fleche

Tony PARSONS




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Max Wolfe est officier de police à Londres. Divorcé, il élève seul sa fille Scout, bientôt six ans, avec leur chien Stan. Par hasard, il retrouve son ami d’enfance Jackson Rose. Ancien militaire, celui-ci s’est clochardisé. Max l’héberge volontiers chez lui. S’il s’est trouvé un job de nuit, le comportement de Jackson Rose intrigue bientôt Max. Mais le policier et son équipe sont surtout confrontés à une affaire singulière. Certes, il arrive généralement que Max se place plutôt du côté des victimes. Comme dans le cas de ce père de famille tué par une bande de jeunes voyous, qui seront peu condamnés. Néanmoins, une vidéo diffusée sur Internet s’avère perturbante : dans un endroit secret, un chauffeur de taxi est jugé et aussitôt pendu par des justiciers anonymes.

D’origine étrangère, l’homme avait appartenu à un gang de violeurs d’enfants. Son corps est retrouvé dans Hyde Park. Peut-être sur le site de Tyburn où, pendant des siècles, on dressait la potence destinée aux condamnés à mort. Max ne doute pas que les exécuteurs usent de tels symboles. Il interroge la famille Wilder, dont la fille fut une des victimes du gang en question. Au procès, le père menaça de mort celui qui vient d’être pendu. Mais il semble avoir perdu son instinct vengeur. Peu après, une deuxième vidéo est diffusée en direct sur Internet, aussi très suivie par les utilisateurs du web. C’est le coupable de la mort accidentelle d’un enfant qui est en cause, cette fois. Son cadavre est découvert sur un lieu différent du premier, mais faisant encore penser au site de Tyburn.

L’enfant mort par accident n’était autre que le petit-fils d’un riche truand que Max connaît fort bien. Il serait davantage suspect s’il possédait un alibi plus solide. L’imaginer en vieux justicier, improbable. Ce n’est pas un émule d’Albert Pierrepont, le bourreau officiel anglais qui officia durant plusieurs décennies. Max se renseigne auprès du sergent John Caine, qui s’occupe du Black Museum, mémorial de la police britannique. Mais les références à la potence de Tyburn ou à l’ancienne prison de Newgate, détruite depuis longtemps, sont mal connues. L’historien missionné par la police est lui-même imprécis sur les détails. On sait quand même que, en plus du métro – dont certaines stations sont fermées, existent dans les sous-sols londoniens d’anciennes rivières et tout un réseau d’égouts.

Après qu’un troisième homme, un criminel toxicomane, ait été jugé et exécuté en direct via Internet, les bourreaux interrompent pendant quelques temps leurs actions. Le suivant est un prédicateur islamiste glorifiant le combat contre les Occidentaux. Il serait ironique que, s’il a la chance d’en réchapper vivant, il soit placé sous protection policière. Face aux médias qui font monter la pression, Max s’efforce de rester stoïque. S’exposant ainsi, il risque d’apparaître comme un provocateur aux yeux des justiciers autoproclamés. Et de frôler la mort. Situer le lieu des pendaisons est désormais la priorité…

(Extrait) “— Mais pourquoi cette mascarade ? demanda Whitestone au Dr Joe.

— La cérémonie est essentielle, répondit Joe. Le rituel importe autant que le meurtre. Ces deux assassinats sont aussi orchestrés que n’importe quel procès à la cour d’Old Bailey. En lieu et place des perruques, des cagoules noires. En lieu et place des juges et jurés, des suspects non identifiés. Et sur le banc des accusés, les coupables.

— Qui n’ont aucune chance d’obtenir la relaxe, enchaîna Whitestone.

— Mais ce rituel – cette cérémonie si vous préférez – est un avertissement. Et, par-dessus tout, une façon d’affirmer leur puissance, dit le Dr Joe. Cet élément est crucial : ils veulent nous prouver leur autorité. Comme dans une cour pénale, on démontre le pouvoir de l’État. Il ne fait aucun doute que les suspects non identifiés considèrent leurs actes comme la réaffirmation, dirais-je, d’une justice supérieure, non seulement supérieure, mais également plus noble et moins faillible. Ils veulent nous rappeler que le peuple a un pouvoir.”

Après “Des garçons bien élevés” et “Les anges sans visage”, c’est la troisième enquête de Max Wolfe et de son équipe de policiers londoniens. À l’évidence, Tony Parsons s’y entend pour installer le malaise, traitant un thème particulièrement sensible. Les criminels sont-ils jugés avec trop de clémence ? Selon les victimes (enfants, personnes âgées) les sanctions sont-elles appropriées ? Mais si l’on applique le Talion – Œil pour œil, dent pour dent – cela rend-il la vie aux personnes tuées. En cas de vendetta, ceux qui ont été grièvement blessés vont-ils mieux ? En somme, la colère vengeresse remplace-t-elle équitablement la justice ? Outre les quatre cibles des "bourreaux", sont évoqués deux autres affaires relançant en filigrane les interrogations personnelles que chacun peut éprouver à ce sujet.

Ambiance tendue autour du policier Max Wolfe, donc. Les moments de répit sont rares pour l’enquêteur, homme d’action. Évocation des institutions judiciaires anglaises et des pratiques d’autrefois, également. Toutefois l’auteur ne perd jamais de vue qu’il s’agit d’une intrigue à suspense, cultivant un récit privilégiant l’énigmatique et les rebondissements. Ce ne sont pas les suspects qui manquent dans cette affaire, même si beaucoup sont vite disculpés. Autour de Max Wolfe, la notion de mort est dense, palpable. Pour “Le club des pendus”, Tony Parsons a concocté un véritable polar noir au tempo percutant, dans la plus efficace des traditions.

Retrouvez
CLAUDE LE NOCHER
sur
action-suspense.over-blog.com

Autres titres de
tony parsons



Des Garçons Bien élevés

Les Anges Sans Visage

livrenpoche
Chercher tony parsons



 
 



Pour être informé des Mises à Jour, Abonnez-vous à l'Hebdo du RayonPolar
Indiquez votre Mail

Les réclames du RayonPolar
getfluence.com


Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le jeudi 3 Novembre 2011







En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar (roman policier)
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
La majorité des illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées de
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar