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JEAN-MARIE PALACH

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Jean-marie PALACH




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Parution le 1er mars 2014. 256 pages. 14,00€.

Méfiez-vous de l'eau qui dort...

Marié à la très belle et talentueuse (ce qui n'est pas incompatible) Elisabeth Tinbot, journaliste à la télévision et héritière d'une grosse fortune, Dominique Nativel était promis un bel avenir politique. Etait, car malheureusement pour lui, il vient de décéder accidentellement dans le métro.

Dominique Nativel aurait même pu être nommé ministre mais la parité passant par là il s'était contenté de s'atteler à la tâche, ardue, de gérer les questions de protection sociale, de santé, de retraite, de famille, tout autant de questions qui en général fâchent. De plus il avait écrit durant la campagne présidentielle la plupart des discours du candidat devenu président, et il avait conquis bon nombre d'électeurs potentiels, tout au moins de téléspectateurs, par la clarté de ses propos, de ses réparties, de son élégance. Bref un quinquagénaire promis à un bel avenir, alors qu'il avait connu une enfance malheureuse.

Il avait fait partie de ces enfants surnommés les Enfants de la Creuse, des gamins séparés de leurs parents pour des raisons fallacieuses, qui avaient quittés la Réunion pour être placés dans des familles de la métropole. Seulement ce qui les attendait était loin des promesses émises. La plupart ont végété, exploités par des paysans rapaces. Le jeune Dominique avait fugué à plusieurs reprises avant d'être recueilli par un couple d'instituteurs qui enseignaient à Limoges. Le goût des études lui était venu progressivement et des années plus tard était devenu maire et député dans son île natale. Seule ombre au tableau, Dominique Nativel était un coureur invétéré de jupons et son mariage avec la journaliste ne l'avait pas assagi.

Tout cela, la commissaire divisionnaire Clémence Malvoisin attachée à la Brigade Criminelle de Paris, l'apprend grâce aux fiches soigneusement établies par les hommes de la DCRI. Des coupures de journaux y figurent également dont une qui l'intrigue. Il est question d'une association nommée Racines l'envers, à laquelle avait adhéré le député avant de s'en détacher. Elle avait été constituée par Boyer, qui lui aussi avait été déporté, mais avait connu plus de chance et est resté dans la Creuse comme garagiste.

Après avoir visionné les vidéos ayant enregistré l'événement, il semblerait bien que Dominique Nativel aurait été poussé sur les quais, mais la silhouette de cette personne, probablement une femme, est cachée par d'autres voyageurs. Clémence et ses hommes, principalement le commandant Langlade, un vieux de la vieille, s'emparent du dossier et l'épluchent. Le préfet de police, Le Pavec, lui laisse entendre qu'elle devra se rendre sur l'ile recueillir des témoignages concernant les activités du député. Cette enquête tombe vraiment mal car Clémence Malvoisin devait partir en vacances en compagnie de son mari, sur la Côte d'Azur, où elle possède un appartement reçu en héritage de son grand-père.

De nombreuses pistes s'offrent aux enquêteurs aussi Clémence, parfois supplée par Langlade, interroge la femme de Nativel, la journaliste abusée, se renseigne auprès de certains parlementaires du député, téléphone à La Possession au commissaire Fok Yé, lequel est tout surpris d'apprendre que Clémence est la petite-fille de Gonzague Pongérard qui fut le maire de la commune avant de s'installer en métropole suite au décès de sa femme et remplacé dans ses fonctions par Nativel. D'ailleurs Clémence possède encore de la famille à La Possession, une grand-tante et son mari qui ont bien des problèmes avec le nouveau maire.

A La Possession, une jeune femme est retrouvée morte, assassinée, sur la plage. Il s'agit de l'ancien adjoint de Nativel à la mairie, une ancien forestier, qui magouille quelque peu afin de s'emparer des terrains de ses concitoyens et de les revendre à prix d'or. Or, cette jeune femme possède un tatouage sur l'épaule. Ce ne pourrait qu'être une banalité, sauf qu'il représente des initiales, les mêmes que celles découvertes sur Dominique Nativel.

Pendant ce temps à Paris, l'enquête se poursuit, dirigée à l'encontre d'un clan de Serbes qui dirigent un réseau de prostituées. Dominique Nativel possédait une chambre dans un foyer réservé à ces jeunes filles en perdition et il semblerait qu'il batifolait avec l'une d'elle.

Entre Paris et la Réunion, en passant par la Creuse, le lecteur franchit allègrement les océans, et suit avec intérêt ces enquêtes, car l'histoire en réalité se complait à se compliquer entre plusieurs points d'attraction.

L'auteur y traite aussi bien de la vision politique, du parcours d'un homme qui au départ a eu une enfance difficile, que des problèmes liés à l'immigration de jeunes filles issues de l'Europe de l'Est, du banditisme qui s'y attache, et à quelques autres incidents de parcours.

Le problème lié à ce qui a été appelé les Enfants de la Creuse, longtemps resté tabou, est de plus en plus soit évoqué soit développé dans les romans ayant pour sujet les années soixante.

Loin de la métropole, La Réunion semble une île paradisiaque mais elle connait aussi l'appétit de profiteurs immobiliers, et les autochtones sont parfois démunis devant leurs magouilles. Jean-Marie Palach évite le piège de la description idyllique façon carte postale.

Enfin l'auteur joue sur les petits inconvénients du quotidien, Clémence par exemple obligé de reporter ses vacances, au grand dam de son mari. L'amitié n'est pas un vain mot pour certains des protagonistes tandis que l'un des personnages s'entiche, pour l'heure, de proposer du thé de différentes essences en attendant de trouver une nouvelle passion, un nouveau centre d'intérêt.

Un roman fort intéressant, et Jean-Marie Palach sait entretenir l'intérêt du lecteur, quel que soit le chemin pris par l'enquête, sans véritable temps mort et il a écrit un véritable roman de procédure policière, genre un peu délaissé au profit des romans noirs ou des thriller.

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