Janis OTSIEMI

JANIS OTSIEMI

La Vie Est Un Sale Boulot


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Le lundi 14 Septembre 2009

La Vie Est Un Sale Boulot OTSIEMI18

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Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

À Libreville, au Gabon. Chicano sort de la prison centrale du Gros-Bouquet, où il a purgé quatre ans pour un braquage. Il est surpris d’avoir été gracié, peut-être par erreur, alors qu’il lui restait trois années de tôle. Certes, il n’était que le chauffeur lors du casse visant un riche commerçant libanais installé ici. Mais ce Farrad fut abattu par ses complices, que Chicano n’a jamais dénoncés. Et les puissants Arabes vivant au Gabon ne pardonnent pas quand on tue un des leurs. Libre, Chicano ne veut plus de coups foireux. N’ayant pas oublié son amie Mira, il lui achète un modeste cadeau. La jeune femme n’habite plus chez sa mère. Un gamin indique à Chicano sa nouvelle adresse. Vivant aujourd’hui avec un autre homme, Mira a perdu sa splendeur. Chicano retourne vers son quartier, où il envisage de travailler dans le petit garage de son frère aîné, Gabi.

Chicano retrouve ses anciens amis, Ozone et Lebègue, avec leur nouveau complice, Petit Papa. La bande prépare un gros coup, le jour même. Vu le butin annoncé, Chicano se laisse entraîner dans l’affaire. Habillés en soldats, ils vont s’attaquer à la Trésorerie du camp militaire de Baraka, où l’on prépare la paie de la garnison. Face à Ozone et Lebègue, armés et déterminés, le colonel Odja ne peut guère opposer de résistance. Les truands s’emparent du pactole, et quittent le camp. Au moment de faire les comptes, au lieu des cinquante millions prévus, il n’y en a que vingt. La bande a engagé des frais, réduisant le bénéfice. Ses trois membres actuels se concertent, n’ayant pas l’intention de laisser sa part à Chicano. Peu après, ils le jettent de leur voiture lancée à pleine vitesse. L’intervention de témoins permet d’hospitaliser Chicano, gravement blessé.

Les policiers Koumba et Owoula ne sont ni plus efficaces, ni plus honnêtes que la moyenne des flics de Libreville. Bien que l’armée se charge d’enquêter sur le vol du camp de Baraka, Koumba ne tarde pas à comprendre le lien avec “l’accident” de Chicano. Rien à voir avec une vengeance des amis du Libanais Farrad. C’est bien du côté des anciens complices de Chicano qu’il doit chercher, motivant ses indics. Si les deux policiers récupère le fric, ils partageront avec leur chef. Ozone, le caïd de la bande, n’a aucune envie qu’on le trahisse. Si Koumba et Owoula sont sur la piste des truands, Gabi mène aussi sa propre enquête…

Janis Otsiémi avait déjà fait preuve de belles qualités dans “Peau de balle” (Éditions du Polar), ce qu’il confirme ici. Connaissant bien les classiques du polar, il adopte une intrigue confirmée : sortie de prison, casse fructueux, partage du butin. Soulignons que la structure du récit n’est pas pour autant linéaire. Et, si le vocabulaire est simple, il est agrémenté d’expressions locales fleuries. On s’attache vite à ce pauvre bougre de Chicano, dont le destin n’est pas guidé par la chance. Progressivement, s’installe une certaine noirceur meurtrière. L’autre élément favorable, c’est évidemment le contexte gabonais, l’auteur ne cachant pas les tares de son pays. “Petit Papa donnait de la voix pour crier son innocence. Les flics de Libreville étaient connus pour leur brutalité de chiens mal nourris. Et dans la population librevilloise, on n’appréciait guère leurs méthodes quand il s’agissait d’arrêter des petits délinquants pendant que les ouattara vidaient les caisses de l’État sans être inquiétés.” Ce court roman est une bonne manière d’apprécier la talentueuse sincérité d’écriture de ce jeune auteur.

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PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Après quatre années passées, alors qu’il purgeait une peine de sept ans, dans la prison de Libreville au Gabon, Chicano est libéré du jour au lendemain, à la faveur d’une grâce présidentielle. Il ne s’y attendait pas et pense que cette bienveillance n’est que le fait d’une homonymie. Il avait participé à un braquage dans une boutique tenue par un Libanais mais ses comparses avaient réussi à se défiler. Donc lorsqu’il se retrouve à l’air libre Chicano n’a qu’une idée en tête revoir Mira puis trouver du boulot, mais pas chez son frère Gaby installé comme garagiste après des déboires avec la police, devenir quelqu’un de bien. Seulement il lui faut compter sur les impondérables. Par exemple Mira qui l’a oublié dans les bras d’un autre dont elle est enceinte. Ou encore se retrouver nez à nez avec ses anciens comparses, Ozone, Lebègue et Petit Papa. Justement ceux-ci préparent un mauvais coup et ils enrôlent Chicano. Le but du jeu, s’emparer de la solde des soldats à la caserne du camp Baraka. Cinquante millions, de quoi assurer leurs vieux jours. Mais Chicano apprendra bien vite, et à ses dépens, que les amis ne sont pas toujours fiables. Cette chronique ordinaire de la vie de petits truands, de leurs exploits, de leurs coups bas, de leurs fourberies, a souvent été explorée et exploitée dans les romans policiers et les romans noirs. Mais il y a ce petit plus dû à la plume de Janis Otsiemi, une plume alerte, vive, imagée, et en même temps un style dépouillé. L’exotisme, la couleur locale y est peut-être pour beaucoup, mais l’auteur en homme libre ne manque pas de griffer au passage les institutions, le gouvernement, la prévarication, la corruption, les abus des policiers véreux, de ceux qui ont la loi pour eux et s’en servent souvent à leur profit et non pour protéger la liberté de leurs concitoyens. “ Les flics de Libreville étaient connus pour leur brutalité ”. Cette histoire se passe à Libreville mais le décor pourrait être largement transposé dans des pays dits développés, pas si loin de chez nous, pourquoi pas chez nous d’ailleurs.
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Une autre lecture du

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Chicano, après quatre ans de prison pour meurtre, est libéré par suite d’une erreur administrative. Bien décidé à se couler dans une vie paisible, il rencontre ses anciens compagnons de braquage et ainsi, quelques heures après sa levée d’écrou, il participe au hold-up d’une caserne… Malheureusement, le butin est moins important qu’escompté, et se pose aussitôt la règle de la division : pour augmenter le quotient, lorsqu’on ne peut pas augmenter le dividende, il faut diminuer le diviseur…

Du cœur de cet univers sordide, où la violence et la trahison copulent jusqu’à la mort, se dresse brusquement la figure de deux policiers qui pourchasse la crapulerie au nom de leurs intérêts, à la façon de Coffin Ed Johnson (Ed Cercueil) et Grave Digger Jones (Fossoyeur Jones). 

Janis Otsiemi écrit sec et vivant. Les mots claquent au cœur d’une syntaxe aux exhalaisons urbaines, émanations d’un phrasé de rues, de bars, de bidonville. Quand tout est fait de récupération, les mots n’échappent pas à la règle, celle qui veut que l’on fasse du neuf avec du vieux, que rien ne se perd, que tout ait son utilité. Et le doigt, qui n’a jamais joué au Verbe, devient « doigter »… Doigter le monde, la misère et la corruption, sans compassion ni cynisme… juste la doigter.

 

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