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PIERRE NEMOURS

Rouge Comme Le Sang


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Pierre NEMOURS




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Feu N°97. Editions Fleuve Noir. Parution 4e trimestre 1968. 256 pages.

Remember el Alamo

Le Général Sam Houston lors de la bataille de San Jacinto

Le 23 février 1836, les soldats mexicains commandés par un nombre impressionnant d’officiers, le tout chapeauté par le général-président Antonio Lopez de Santa-Anna, un inconditionnel de Napoléon Bonaparte, arrivent à San Antonio de Bexar. Leur but, déloger les quelques cent-quatre-vingts militaires et civils qui sont retranchés dans la mission de l’Alamo, petit hameau fortifié avec en son centre son église espagnole.

Les Texans, qui aspirent depuis longtemps à leur indépendance, sont constitués de Mexicains, d’Américains, d’émigrés d’origine diverse dont des Français et des Anglais. Tous ont en commun leur désir de liberté vis-à-vis du Mexique. Depuis le 3 novembre 1835, le Texas s’est déclaré indépendant, et le gouvernement réside à Washington sur Brazos. La garnison est commandée par le jeune lieutenant-colonel Williams Travis, vingt-cinq ans, et parmi les soldats et civils qui vont défendre chèrement leur peau, les célèbres Davy Crockett et sa trentaine de volontaires et Jim Bowie qui est malade, des coureurs de prairie qui n’ont rien à perdre que l’honneur et la vie. Mais la vie, pour eux n’est qu’un accessoire, auquel ils tiennent certes, tout autant que le couvre-chef en peau de castor de Crockett.

Du 23 février au 6 mars 1836, de nombreuses échauffourées opposent les Mexicains et assiégés, ponctuées par des tirs de canons. Le général Santa Anna érige en haut de l’église de San Antonio un drapeau rouge. Rouge comme le sang. William Travis envoie quelques messagers à l’attention du général Sam Houston, à Gonzales ainsi qu’au colonel Fannin qui est en poste à Goliad avec trois cents hommes. Et dans la nuit du 5 au 6 mars, un dimanche, Santa Anna déclenche l’attaque.

Le colonel Fannin, pusillanime, a commencé à se diriger vers San Antonio de Bexar, mais a préféré faire demi-route tandis que Sam Houston tergiverse. Ce qui fait que les renforts attendus ne se présentent pas et Santa-Anna lance ses troupes à l’assaut de l’Alamo empruntant des méthodes médiévales.

Le premier à mourir sous l’assaut sera le lieutenant-colonel William Travis, mais Crockett et Bowie tomberont eux aussi sous les coups des assaillants ainsi que toute la population. Seules en réchapperont quelques femmes qui étaient réfugiées dans l’église de la mission. Mais Santa-Anna ne se contente pas de ce succès et il dirige ses troupes jusqu’à Goliad. Fannin fait une tentative de résistance puis se rend. Lui et ses hommes seront passés par les armes, Santa-Anna déclarant ne vouloir faire aucun prisonnier.

Mais des civils tentent de contrer le boucher de l’Alamo, dont Soledad Garnett, une Mexicaine mariée à Garnett, un Américain en poste à Alamo, Pacheco, son frère et associé dans le ranch avec Garnett, Horace Alsbury dont la femme mexicaine est aussi à Alamo, plus quelques hommes dont Paul Picard, le Français, le jeune Robert Gunsmith, seize ans, le docteur Sutherland…

Soledad veut venger la mort probable de son mari tandis que Sutherland convainc Sam Houston de poursuivre Santa-Anna qui continue son périple vers Galveston.

Pierre Nemours, s’appuyant sur des documents d’époque et les ouvrages de Walter Lord et autres historiens, décrit cette bataille de l’Alamo puis les combats qui suivront jusqu’au 21 avril 1836, la bataille de San Jacinto.

La défaite de l’Alamo et celles qui suivirent, les exactions menées par Santa-Anna et son armée, contribuèrent à soulever l’enthousiasme général et les volontaires, mais un peu tard, pour assoir l’indépendance de l’état du Texas.

De ce fait historique, Pierre Nemours met en valeur quelques figures de fiction dont Soledad Garnett qui par son action contribua à cette indépendance en montrant la voie du courage contre ceux qui étaient devenus les envahisseurs, les Mexicains de Santa-Anna.

Il met en valeur la population militaire et civile de l’Alamo qui était composée d’hommes et de femmes venus du Mexique, d’autres états de la jeune république des Etats-Unis, d’Anglais, de Français, qui vivaient tous en harmonie. Cent-quatre vingt-trois personnes, cent-quatre-vingt-trois combattants unis sous la même bannière.

Santa-Anna fut un général versatile, qui passa dans le camp des insurgés mexicains après avoir été dans celui des Espagnols, et il reproche aux Texans de se conduire comme lui-même l’a fait, c’est-à dire arracher l’indépendance. En effet l’indépendance du Mexique vis-à-vis de l’Espagne ne date que de 1824, confortée par la bataille de Tampico à laquelle il prit part, devenant le Héros de Tampico. Mais il est orgueilleux, ambitieux, fasciné par Napoléon Bonaparte, et n’accepte pas que l’état du Texas se soulève pour sa liberté envers le Mexique.

Et comme le déclare le docteur Reyes, qui suit un peu malgré lui l’état-major de Santa-Anna :

Notre indépendance à nous n’est que le résultat de la décadence espagnole. Nous n’avons fait que substituer à la société sclérosée de Madrid, la nôtre, tout aussi figée. Et nous restons entre nous. Aucun courant d’immigration ne vient apporter des énergies nouvelles.

Les Américains, au contraire, ont arraché leur liberté à une Angleterre à l’apogée de sa puissance. Chaque jour, des centaines d’Européens enthousiastes arrivent dans ce pays neuf, dont ils reculent sans cesse les frontières. La preuve c’est que n’avons pas été capables de mettre en valeur notre Texas nous-mêmes. Il nous a fallu faire appel à des étrangers.

Cela devrait faire réfléchir certains hommes politiques, qui façonnent les esprits par leurs déclarations à l’emporte-pièce, rétrogrades et obtus, qui n’ont rien compris à l’Histoire des peuples, et leur apprendre à mesurer leurs paroles concernant l’immigration. Et pas uniquement en France.

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