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Michaël MENTION




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER  

Été 1982, la Coupe du Monde de football se dispute en Espagne. En ce 8 juillet, la demie-finale voit s'affronter l’Équipe de France et la Mannschaft, celle de la RFA. Les deux camps ont éliminé leurs précédents adversaires efficacement, mais sans prestige. Avant match, sur le papier, les Allemands apparaissent les plus solides, comme très souvent. Autour de Michel Platini, les joueurs français seront certainement les plus inspirés. Grâce au “Carré magique” du milieu de terrain (Giresse, Tigana, Genghini, Platini), on peut prédire qu'il y aura de multiples occasions. Quelles que soient leurs origines, les meilleurs footballeurs du moment ont été sélectionnés par Michel Hidalgo et Henri Michel.

Dès les premières minutes, on sent énormément de tension sur le terrain. Beaucoup trop, un enjeu patriotique exacerbé planant sur les vingt-deux joueurs. Les Allemands sont coriaces, et les Français imprécis malgré leur parfaite entente. Les heurts sont sévères, les actions virulentes. But de la RFA à la 18e minute. Égalisation par un penalty signé Michel Platini, à la 26e. Dans le stade, le public reste modérément convaincu par cette Équipe de France qui, entre incidents et nervosité croissante, rate des possibilités de marquer. À la mi-temps, la pause dans les vestiaires ne fait guère baisser l'excitation. Il est décidé de faire jouer le remplaçant Patrick Battiston, une valeur sûre de l'équipe.

C'est à la 50e minute du match qu'un de ses coéquipiers cède la place à Battiston. Peu après, celui-ci est gravement accroché par le goal allemand, Harald Schumacher. L'arbitre n'a rien vu, les joueurs français ne comprennent pas mais réalisent vite le drame. Patrick Battiston va être hospitalisé, ce qui change la physionomie du match. Dans les esprits, des relents de violence nazie et de Boches barbares s'imposent, d'autant que Schumacher n'a pas paru s'inquiéter du sort de sa victime. Guerre, vengeance, successions d'assauts qui échouent, ainsi se poursuit cette demie-finale déjà faussée.

Débutent les prolongations, sous le signe de la paranoïa. Avec un peu de racisme, aussi. Mais, oubliant la fatigue, Gérard Janvion et Jean Tigana sont impeccables. Et c'est Marius Trésor qui marque le deuxième but français. Toutefois, cette période supplémentaire file rapidement. Score favorable, mais Platini et les autres continuent à attaquer. Bientôt, on en est à trois buts partout, de mauvais augure. Pour se départager, il ne va plus rester au bout du bout que les tirs au but. Exercice redouté par tous les joueurs car absurde. Nul n'est plus vaillant qu'un autre après deux heures sur le terrain. De l'espoir, il en reste un peu…

Par la voix d'un des joueurs (fictif) de l’Équipe de France, Michaël Mention reconstitue ce terrible “match de légende” de la Coupe du Monde 1982. Car c'est vraiment à l'intérieur du groupe de sportifs que se passe, ici plus que jamais, la dramaturgie. Les phases de jeu sont rappelées, autant dans les gestes que par l'émotion ressentie par le joueur-témoin. Les spectateurs n'ayant plus revu ce match depuis ne peuvent se vanter de se souvenir de tout. Par contre, ils ont sûrement gardé l'impression du premier quart d'heure de la partie, une ambiance tendue à l'extrême, la froideur impitoyable des affrontements. Non, ce ne pouvait absolument pas être une demie-finale comme les autres. Non, un footballeur ne peut pas être brillant, voire héroïque, quand règne une animosité mutuelle si forte.

Non sanctionnée par l'arbitre, la faute qui entraîna l'hospitalisation de Patrick Battiston fut pour les supporters (aiguillonnés par le regrettable Thierry Rolland) une “affaire d’État”. Une désagréable dérive du sport menant à la violence, c'est sûr. Depuis, un mémorable “coup de boule” a montré qu'aucun footeux n'est à l'abri de réactions malsaines. L'auteur évoque en filigrane le contexte des années Mitterrand. Espérance d'un renouveau social, contre radicalisation de “l'ex-majorité” virant à l'extrême. Ça n'influait probablement pas sur l'état d'esprit patriotique des Bleus, mais telle était l'époque. Voilà tout ce que retrace ce roman, bien documenté. Le foot version Platini et ses copains, c'était excitant.

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