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Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

C’est le mois d’août à Isola, métropole américaine. Au commissariat du 87e, il ne reste plus guère que Steve Carella et Cotton Hawes pour enquêter. Récemment, l’entrepôt de Roger Grimm a été incendié. Mais les assurances refusent de payer tant que la police n’a pas bouclé le dossier. C’était l’inspecteur Andy Parker qui en était chargé. Il est parti en vacances sans conclure le cas. Ce qui ne surprend pas Carella, qui connaît le caractère paresseux et négligé de son collègue qu’il n’aime pas du tout. Grimm risque fort de ne plus pouvoir poursuivre son activité d’importation. Il faisait venir d’Allemagne des petits jouets en bois, de petits animaux qui se vendent semble-t-il très bien. Faute de capitaux, si les assurances ne remboursent pas, c’est la ruine pour lui.

Tandis que la maison de Roger Grimm est, à son tour, victime d’un incendie, Steve Carella n’exclut aucune hypothèse. Est-ce l’œuvre d’un pyromane, ou une escroquerie aux assurances ? Pour le policier Parker, il n’y a pas à soupçonner Grimm. Carella se rend à l’entrepôt, et ne tarde pas à comprendre le système de mise à feu. L’acte criminel ne fait pas de doute, d’autant qu’on a endormi les deux gardiens de nuit – que Carella interroge. Entre-temps, Frank Readon – le gardien de jour, est assassiné. C’est Cotton Hawes qui va visiter l’appartement de ce dernier. Selon des témoignages, Reardon a reçu ces temps-ci plusieurs fois la visite amicale de deux Noirs et d’une jeune femme, Noire aussi, aux allures de prostituée. Cotton Hawes est un policier efficace : il identifie rapidement un des Noirs en question.

Ce Charles Harrod habite Diamondback, le ghetto de la ville. Il n’est pas chez lui, mais Hawes tombe sur sa compagne, Elisabeth Benjamin. Il est curieux que cet appartement soit truffé de micros, ce que Harrod et la jeune femme n’ignorent pas. Toutefois, Elisabeth prétend ne rien savoir de plus. Après le départ de Hawes, elle tente pourtant d’avertir Charles Harrod. Celui-ci est bientôt retrouvé mort, après avoir été sauvagement agressé, dans l’immeuble où se situe la société qui l’employait. Il s’agit d’une agence immobilière, des investisseurs noirs ayant pour projet de réhabiliter le quartier décrépi de ghetto de Diamondback. Néanmoins, le train de vie luxueux de Harrod ne pouvait se financer avec le maigre salaire qu’il percevait de cette agence immobilière. Ce que pense aussi l’inspecteur raciste Oliver Weeks, chargé d’enquêter sur ce meurtre-là.

Tandis que Steve Carella examine de près les comptes de Roger Grimm, son collègue Hawes perquisitionne méthodiquement l’appartement de Charles Harrod. Il finit par dénicher un Smith & Wesson 9mm planqué dans le réfrigérateur. C’est probablement l’arme qui a servi à abattre Reardon, le gardien de jour de l’entrepôt. L’inspecteur Weeks n’est pas convaincu de la parfaite légalité de la société immobilière, bien qu’elle mène effectivement des projets à Diamondback. Elisabeth Benjamin appelle au secours Cotton Hawes quand elle est agressée chez Harrod. S’il intervient trop tard, la jeune femme étant grièvement blessée avant d’être hospitalisée, Hawes va disposer de très bons indices sur l’identité des brutes… grâce aux micros "cachés" dans le logement. Cette fois, il est sur la bonne voie. Carella et l’inspecteur Weeks progressent eux aussi…

(Extrait) “Tout d’abord, il supposa que Reardon avait ouvert la porte à son assassin et qu’il avait été surpris par une fusillade rapide et mortelle. Mais ça n’expliquait pas la grille ouverte. Elle était fermée au cadenas quand Carella avait visité l’entrepôt au début de l’après-midi, et Reardon l’avait ouverte de l’intérieur avec une clé de son trousseau. Il avait refermé la grille à clé avant de faire visiter l’entrepôt à Carella et, après la visite, il était retourné avec lui à la grille, il avait rouvert le cadenas, il avait fait sortir Carella et refermé immédiatement derrière lui. Alors comment l’assassin était-il parvenu derrière la grille ? Il n’aurait pas risqué de passer par-dessus en plein jour. La seule réponse, c’était que Readon l’avait fait entrer.”

Ed McBain faisait partager à ses lecteurs les enquêtes du 87e District depuis 1956 quand il écrivit ce “Flouze” en 1974. C’est dire qu’il maîtrisait parfaitement ses intrigues et l’univers de son commissariat. Pas de déception à craindre donc, bien au contraire. Avec toujours un regard lucide sur la société américaine de son temps. Oui, certains flics comme Andy Parker manquent de conscience professionnelle. Et d’autres tel Oliver Weeks ne masquent guère leur racisme, alors que banditisme et criminalité ne touchent pas que les Afro-Américains. Oui, à l’image des “Vénérables Crânes”, des gangs de Noirs existent, montrant une image plutôt positive éloignée des réalités. Steve Carella et Cotton Hawes sont des policiers de base, mais qui possèdent autant d’intuition que de persévérance, sans préjugés. Ils en apportent la démonstration dans cet épisode, d’excellent niveau.

 

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