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ED MCBAIN

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Le jeudi 17 Juillet 2015

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Ed MCBAIN




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

À Isola, métropole à l'Est des États-Unis, le 6 janvier. Dans la fosse d'un chantier, on vient de découvrir six cadavres : trois hommes (un Blanc, deux Portoricains), deux adolescentes et un bébé. Leurs corps étant dénudés, ils ne sont pas identifiables. Aucun signe distinctif, hormis leur probable origine ethnique. Les inspecteurs Steve Carella et Bertram Kling, du 87e commissariat, sont chargés de l'affaire. La seule piste leur est offerte par la sœur d'Andrew Kingsley, le Blanc. Il espérait faire du social auprès des populations pauvres de la ville. Il semble avoir été mêlé involontairement à un règlement de comptes entre gangs. Grâce à une certaine Midge, qui téléphone à Carella, les policiers apprennent l'identité des autres victimes. Toutes appartenaient au gang des Têtes de Morts. L'un des tués, Eduardo Portoles, en était le chef, le "Président".

Le territoire des Têtes de Morts, c'est le quartier déshérité de West Riverside, un secteur aux immeubles dégradés envahis de graffitis. Quand Carella et Kling y mettent les pieds, peu importe qu'ils soient de la police. Après avoir trouvé l'appartement du chef du gang, où la petite Maria Lucia attendait vainement sa famille morte, le duo de flics est guidé par le jeune Pacho vers le "Président" par intérim du gang. Il n'est pas coopératif, l'omerta étant de mise. Cette exécution sans pitié n'est pas l'œuvre des Vengeurs Écarlates, gang régnant sur le quartier de Gateside, les adversaires habituels des Têtes de Morts. Carella et Kling ne peuvent espérer de renseignements chez eux non plus. Quand on va découvrir le cadavre de Midge, fouettée avant d'être égorgée, près de la petite ville de Turman, les policiers pourront nettement progresser dans leur enquête.

Derrière ce règlement de compte meurtrier, il y a un troisième gang, les Yankees Rebels, dont l'emblème est le drapeau des Confédérés. Le "Président" en est Randy Nesbitt, un type qui estime avoir de la morale et le sens des responsabilités. N'est-t-il pas élu pour savoir ce qui est bon pour son "peuple" ? Il écoute ses conseillers, mais prend seul les décisions. Certes, il se produit des dérapages : si la mort du chef des Têtes de Mort était programmée, il n'était pas prévu que son complice Chingo (Charles Ingersol) abatte aussi le bébé et le Blanc. Quand ça mitraille dur, ce genre d'accident peut arriver.

Quant à Midge, il était conscient depuis longtemps que c'était une sacrée perturbatrice. Il sut vite qu'elle avait téléphoné aux flics. Il fallait donc une sanction, sévère mais juste. Cette fois, c'est Big Anthony Sutherland qui a mal rempli sa mission. Lorsque Carella et Kling entrent en contact avec lui, Nesbitt nie connaître Midge. Il garde son image de propreté et de sérieux. Néanmoins, la police de Turman retrouve dans un étang une camionnette immergée, qui appartient au gang des Yankees Rebels. Insuffisant pour qu'on arrête qui ce se soit, mais les policiers se savent sur la bonne piste…

Dans sa série consacrée au 87e district d'Isola, Ed McBain nous montre autant le quotidien de ses policiers que la sociologie d'une grande ville américaine. Par exemple, on apprend quelques détails sur le jeune Bertie Kling, depuis plus de treize ans dans l'équipe. Meyer Meyer est, lui, confronté à un journaliste insistant. Mais le thème principal n'est autre que le développement des gangs depuis la fin des années 1960 et au début de la décennie 1970. Ici, il ne s'agit pas de mafia, mais de bande s'appropriant un territoire. Introduisant ses codes, y compris sur les murs : “Carella n'arrivait pas à comprendre ce qui motivait les auteurs des graffitis. C'était là peut-être une nouvelle forme du pop art, où la signature du peintre devenait le tableau lui-même, le moyen devenant le message.”

Dans certains passages, la traductrice se permet des libertés : “Qui es-tu ? „Ÿ Caporal Bleu. „Ÿ Ravi de te connaître, dit Carella. Où est Gitane Filtre ?” Par contre, la construction narrative d'Ed McBain est remarquable. En parallèle de l'enquête policière, nous avons les "aveux" de Randy Nesbitt. Progressivement, il révèle les détails des meurtres et, surtout, l'état d'esprit qui l'anime. Par exemple, il exige que la vulgarité et les jurons n'aient pas cours dans son gang. Et se prend pour un vrai petit chef d’État, autoritaire mais pas cruel. Sauf qu'il décrète la mort d'adversaires, selon un douteux "plan de paix". On éprouve le sentiment que ça témoigne d'une époque, et des méthodes de ces petits gangs. Ici, Ed McBain ne mise pas sur le suspense, mais sur l'ambiance. Et c'est vraiment convaincant.

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