Gauguins à Gogo MARLOT613

RAYMOND MARLOT

Gauguins à Gogo


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Raymond MARLOT




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Super Crime Club N°295. Editions Denoël. Parution 2 octobre 1971. 192 pages.

Lorsque l’académicien Pierre-Jean Remy signait des romans policiers !

Longtemps je me suis demandé pourquoi ce pseudonyme car choisir un alias relève de la technique quelque peu ludique. Prendre par exemple le nom de jeune fille de sa mère ou de sa femme, emprunter celui d’un voisin, tout simplement feuilleter un annuaire téléphonique, ou encore s’inspirer du sien en triturant les lettres qui le composent.

Alors pourquoi Raymond Marlot ? Et d’un seul coup, l’illumination ! Bon sang, mais c’est sûr ! Raymond Marlot, c’est un hommage déguisé à Raymond Chandler et à son détective Philip Marlowe en transposant à la française le patronyme Marlowe. Evident, non ?

Et la même année de parution de ce roman, Pierre-Jean Remy recevait le Prix Renaudot pour son roman Le sac du palais d’été.

Ces considérations oiseuses édictées, penchons-nous quand même sur le roman, l’intrigue, sujet principal de cette chronique.

Les maisons du petit village des Beaumes, dans le Lubéron, s’étalent le long de la colline, les habitants natifs habitant les vieilles maisons ancestrales dans le bas du bourg, et les nouveaux arrivants, les riches résidents, dans des demeures à étages juchées au dessus de la cité. Plus haut, se dresse la citadelle médiévale.

Parmi ces résidents, Bernard Ancelles, jeune artiste peintre hébergé par Claude Wilmot, critique d’art spécialiste de Gauguin. Ils vivent séparément mais leurs maisons communiquent par un système de cours et d’escaliers. Certaines de ces constructions dominent le vide, séparées par des parapets.

Bernard Ancelles s’acharne à peindre une grande toile qu’il pense devenir son grand œuvre, mais longtemps il a été l’assistant de Wilmot lorsque celui-ci établissait un catalogue consacré à son artiste fétiche. Chez Wilmot, vivent sa mère, la septuagénaire madame Wilmot, et sa jeune femme, la troisième, Joanna qui cultive un penchant prononcé pour la bouteille. Dans un autre pavillon, le jeune Nicholas le nouvel assistant de Wilmot qui travaille lui aussi sur un nouveau catalogue, et sa fiancée la frêle Tessa, deux Anglais. Mais Bernard surprend souvent Nicholas sortir de chez Joanna, au petit matin.

Wilmot reçoit souvent d’autres estivants, dont plus particulièrement Charles Marel, qui habite sur l’autre versant du Ventoux, et professe un goût inconsidéré pour les paradoxes. Et tout ce petit monde vit en plus ou moins bonne intelligence, Wilmot connaissant son infortune matrimoniale mais ne s’en préoccupant guère.

Pourtant le feu couve. Nicholas est découvert mort, étant tombé par-dessus le parapet sur des roches en contrebas. Accident ? Suicide ? Assassinat ? L’harmonie est troublée, Joanna boit encore un peu plus, Wilmot est désemparé, Tessa aussi qui se réfugie dans la maisonnette de Bernard Ancelles.

Pendant ce temps, dans la citadelle, la bande à Frédé, une douzaine de hippies composés de jeunes hommes et de jeunes filles, qui la plupart du temps évoluent nues, restaurent l’édifice à l’aide des pierres éparpillées, et surtout les peignent en un immense damier rouge et noir. Au dessus du donjon flotte un étendard phallique.

Mais un visiteur inattendu se présente chez Wilmot, un marchand d’art marseillais qui veut se passer pour Américain, accompagné de son chauffeur-ami Paulo. Or, Bernard et Paulo semblent se connaître, même s’ils ne le disent pas et tentent de le cacher.

Mais d’autres incidents dramatiques se produisent.

Roman policier, Gauguins à gogo est comme un huis-clos ne dépassant pas les limites du village des Beaumes. Seuls quelques personnages évoluent dans ce contexte qui progressivement devient étouffant prenant comme thème principal l’art pictural. Gauguin en est la figure emblématique, et naturellement certains de ses tableaux sont évoqués.

Mais sont-ce des vrais, des faux, tout est dans la nuance. Et le personnage de Bernard devient flou au fur et à mesure que l’intrigue avance. Mais les autres protagonistes cachent certaines fractures, dont, juste pour l’exemple, Tessa qui vivait avec Nicholas pour fuir son entourage mais ne l’aimait pas.

Un bon petit roman policier qui vaut surtout pour les décors et la notoriété de son auteur.

Elle avait quarante ans, voulait en paraître trente et son maquillage épais lui en donnait presque cinquante.

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