Une lecture de L AQuand l'actualité d'aujourd'hui rejoint la fiction d'hier...Cadavre d'État a été écrit avant le déclenchement d'une affaire politico-financière récente, dont la « mécanique » n'est pas sans analogie avec le propos du livre. Pour son travail, l'auteur a puisé dans son imagination, nourrie de sa curiosité de citoyen pour les manipulations et malversations qui émaillent l'histoire de la Cinquième République, ainsi que dans les impressions et leçons qu'il a tirées de sa fréquentation du milieu politique. Toute ressemblance entre cette œuvre romanesque et des personnages ou situations liées à une affaire contemporaine serait donc fortuite et involontaire. Tel est l’avertissement de l’éditeur. Et il fait bien de nous avertir qu’il ne s’agit là que d’une fiction. Alors qu’il dîne dans un restaurant parisien en compagnie d’une délégation d’outre-Manche, le Ministre de l’Intérieur reçoit un coup de téléphone d’un conseiller du Premier Ministre qui lui demande un rendez-vous d’urgence. Ne pouvant quitter le dîner, le Ministre envoie l’un de ses conseillers. Arrivé au ministère, celui-ci découvre, dans le bureau du Ministre, le cadavre du conseiller. Première coïncidence avec des faits réels. Il joint immédiatement les services du Premier Ministre… le cadavre est déménagé et abandonné sur le parking d’une grande surface de banlieue… En espérant que la police conclut au suicide.Mais la police, en la personne de Coralie Le Gall, refuse cette thèse. Et elle découvre, au domicile du mort, un jeu de disquettes chiffrées. Deuxième coïncidence avec des faits réels… sauf que l’on parlait plutôt de listing. Au jeu des coïncidences il est assez simple de deviner la suite… mais bien sûr il ne s’agit que de coïncidences fictionnelles. Au final Cadavre d’état détaille une manipulation qui met en scène les plus hautes autorités de la République, et si l’on se laisse entraîner par le plaisir de la lecture c’est bien sûr parce qu’on ne croit pas un seul instant à cette histoire digne des républiques sans foi ni loi.
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