Les Enfants Du Chaos LIMAT413

MAURICE LIMAT

Les Enfants Du Chaos


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Maurice LIMAT




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Anticipation N°141. Editions Fleuve Noir. Parution juillet 1959. 192 pages.

Réédition : collection Les Maîtres français de la science-fiction N°19. Editions Fleuve Noir. Parution octobre 1989. 192 pages.

Le Chaos, c’est pour demain ?

L’entente cordiale ne règne pas à bord du Spationef 27. Le point de divergence entre le capitaine Hugues, le commandant du vaisseau spatial, et Patrice Marcus, le chef de la mission scientifique, réside en un immense maëlstrom qui vient de surgir devant leurs yeux.

Ils sont aux confins de l’infini, non loin de Volune-la-morte, et après il n’existe plus rien. Le vide qui se concrétise par un immense puits dont ils ne savent rien. Ce qui est normal puisque théoriquement ils ont atteint la dernière constellation. Le bout du Monde.

Le capitaine Hugues veut savoir ce qu’il y a après ces soleils morts et dans ce puis sans fond. L’attrait de l’inconnu, du vide, du néant peut-être. La direction du Spationef ne répond plus malgré les efforts de l’équipage qui ne contrôle plus rien. C’est un peu le début de la panique à bord. Seul Dorian, l’Artiste chargé de relever en reliefcolor les divers aspects des planètes visitées, n’a pas l’air affolé. Il est un peu dans les nuages.

L’engin s’enfonce dans le vide, inexorablement. Les membres de l’équipage, ainsi que Hugues et Pat, sombrent dans un évanouissement dont ils ne sortent que péniblement. Pendant ce temps les robots du spationef ont suppléé la défaillance humaine. Pat suggère de mettre en action les fusées, avec le risque de tout faire exploser, ou de projeter le vaisseau spatial hors du gouffre.

L’expérience avorte mais ils ne savent plus où ils se trouvent. Peut-être dans le puits de l’espace. Toutefois Pat se rend compte que ce que ses compagnons voient à travers les hublots ne correspond pas forcément à ce que lui distingue. Alors il décide de sortir seul dans l’espace à bord d’une soucoupe et d’abord il aperçoit d’autres soucoupes évoluant au loin. Puis ce sont d’autres images qui se présentent à ses yeux ébaubis.

Bientôt il se rend compte que ces images ne sont que le reflet de sa pensée. Il prélève un peu d’atmosphère dans une éprouvette et rentré à bord, il confie ses impressions ainsi que son prélèvement. L’un des scientifiques embarqués parvient à produire une sorte d’algue dans un bocal !

Dans la seconde partie de ce roman, sur Volune qui n’est plus la morte mais la vivante, des androïdes évoluent. Ils sont asexués et ne ressentent aucun sentiment, au début. Car bientôt ils perçoivent une forme de monstre qu’ils sont incapables de définir. Ils ont peur. Ils attendent impatiemment la venue de Dieux qui pourraient résoudre leur problème.

Ceux-ci arrivent et ce ne sont autres que le capitaine Hugues, Pat Marcus et leurs compagnons qui ont réussi à créer ces androïdes.

Ce roman qui soulève l’éternel problème que celui qui de la poule ou de l’œuf s’est manifesté en premier, est une parabole sur l’infini et s’il existe un fin, qu’existe-t-il après. De même qu’après le Zéro, on peut décliner une suite, on peut pareillement calculer ce qui est avant le Zéro. Mais jusqu’où ?

L’infini cosmique n’a pas de barrière, et ce qui intrigue les Hommes, c’est de savoir quand ça finit, comment, et ce qu’il se cache derrière. Mais ce n’est pas uniquement ce sujet qui préoccupe Maurice Limat. En effet la conception de la création de l’Homme est un sujet qui dépasse les scientifiques et dont la Bible tente d’offrir une explication pas convaincante mais absorbée par tous ceux qui ont suivi au départ le catéchisme et qui est prolongée par la rhétorique religieuse.

Les Voluniens, des androïdes identiques ne se distinguent que par la fonction qu’ils occupent dans la hiérarchie sociale et leur nom n’est composé que de chiffres, éventuellement associés à des lettres. Les dirigeants sont les Technocrates et portent le numéro 1 et la suite. Mais tous se conduisent en zélateurs de cette religion nouvelle qu’ils se sont imposés en désignant leurs créateurs comme des Dieux.

Pour son deuxième roman dans la collection Anticipation du Fleuve Noir, Maurice Limat aborde un sujet sensible, tout en restant dans le cahier des charges de la collection à l’époque : les voyages interplanétaires. Outre cette histoire d’infini qui ne se termine jamais, il y a l’aspect, souvent développé en littérature populaire : la création d’humanoïdes. L’homme devenant un Dieu auprès de ses créations, et comme dans le poème de Goethe, mis en musique par Paul Dukas, puis adapté notamment par Walt Disney dans une séquence du film Fantasia, mais se conduisant en Apprenti sorcier.

Un livre beaucoup plus profond, presque philosophique et métaphysique, que ceux auxquels Maurice Limat nous avait habitués dans ses productions en petits fascicules. Le lecteur assiste à la naissance d’un nouveau Limat, plus sérieux, plus proche des préoccupations, plus littéraire presque. Et si ce roman avait été signé par l’un des romanciers américains ou britanniques qui sont reconnus comme des maîtres de la science-fiction, nul doute que bon nombre d’intellectuels auraient crié au chef d’œuvre. Ne poussons pas le bouchon si loin, mais Maurice Limat offre des perspectives de réflexions intéressantes.

Maurice Limat reste lucide et humble en ce qui concerne la littérature populaire, et dans ce cas en littérature de science-fiction, dans ce roman qui date de 1959 :

Ils se demandaient si c’était un conte de fée, un de ces romans poético-fantaisistes qui sévissaient encore, relents d’une littérature dite d’anticipation et que le mouvement de l’Univers avait depuis longtemps rejeté à la poussière des bibliothèques.

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Collection Anticipation N°141. Editions Fleuve Noir. Parution juillet 1959. 192 pages.

Réédition : collection Les Maîtres français de la science-fiction N°19. Editions Fleuve Noir. Parution octobre 1989. 192 pages.

Le Chaos, c’est pour demain ?

L’entente cordiale ne règne pas à bord du Spationef 27. Le point de divergence entre le capitaine Hugues, le commandant du vaisseau spatial, et Patrice Marcus, le chef de la mission scientifique, réside en un immense maëlstrom qui vient de surgir devant leurs yeux.

Ils sont aux confins de l’infini, non loin de Volune-la-morte, et après il n’existe plus rien. Le vide qui se concrétise par un immense puits dont ils ne savent rien. Ce qui est normal puisque théoriquement ils ont atteint la dernière constellation. Le bout du Monde.

Le capitaine Hugues veut savoir ce qu’il y a après ces soleils morts et dans ce puis sans fond. L’attrait de l’inconnu, du vide, du néant peut-être. La direction du Spationef ne répond plus malgré les efforts de l’équipage qui ne contrôle plus rien. C’est un peu le début de la panique à bord. Seul Dorian, l’Artiste chargé de relever en reliefcolor les divers aspects des planètes visitées, n’a pas l’air affolé. Il est un peu dans les nuages.

L’engin s’enfonce dans le vide, inexorablement. Les membres de l’équipage, ainsi que Hugues et Pat, sombrent dans un évanouissement dont ils ne sortent que péniblement. Pendant ce temps les robots du spationef ont suppléé la défaillance humaine. Pat suggère de mettre en action les fusées, avec le risque de tout faire exploser, ou de projeter le vaisseau spatial hors du gouffre.

L’expérience avorte mais ils ne savent plus où ils se trouvent. Peut-être dans le puits de l’espace. Toutefois Pat se rend compte que ce que ses compagnons voient à travers les hublots ne correspond pas forcément à ce que lui distingue. Alors il décide de sortir seul dans l’espace à bord d’une soucoupe et d’abord il aperçoit d’autres soucoupes évoluant au loin. Puis ce sont d’autres images qui se présentent à ses yeux ébaubis.

Bientôt il se rend compte que ces images ne sont que le reflet de sa pensée. Il prélève un peu d’atmosphère dans une éprouvette et rentré à bord, il confie ses impressions ainsi que son prélèvement. L’un des scientifiques embarqués parvient à produire une sorte d’algue dans un bocal !

Dans la seconde partie de ce roman, sur Volune qui n’est plus la morte mais la vivante, des androïdes évoluent. Ils sont asexués et ne ressentent aucun sentiment, au début. Car bientôt ils perçoivent une forme de monstre qu’ils sont incapables de définir. Ils ont peur. Ils attendent impatiemment la venue de Dieux qui pourraient résoudre leur problème.

Ceux-ci arrivent et ce ne sont autres que le capitaine Hugues, Pat Marcus et leurs compagnons qui ont réussi à créer ces androïdes.

Ce roman qui soulève l’éternel problème que celui qui de la poule ou de l’œuf s’est manifesté en premier, est une parabole sur l’infini et s’il existe un fin, qu’existe-t-il après. De même qu’après le Zéro, on peut décliner une suite, on peut pareillement calculer ce qui est avant le Zéro. Mais jusqu’où ?

L’infini cosmique n’a pas de barrière, et ce qui intrigue les Hommes, c’est de savoir quand ça finit, comment, et ce qu’il se cache derrière. Mais ce n’est pas uniquement ce sujet qui préoccupe Maurice Limat. En effet la conception de la création de l’Homme est un sujet qui dépasse les scientifiques et dont la Bible tente d’offrir une explication pas convaincante mais absorbée par tous ceux qui ont suivi au départ le catéchisme et qui est prolongée par la rhétorique religieuse.

Les Voluniens, des androïdes identiques ne se distinguent que par la fonction qu’ils occupent dans la hiérarchie sociale et leur nom n’est composé que de chiffres, éventuellement associés à des lettres. Les dirigeants sont les Technocrates et portent le numéro 1 et la suite. Mais tous se conduisent en zélateurs de cette religion nouvelle qu’ils se sont imposés en désignant leurs créateurs comme des Dieux.

Pour son deuxième roman dans la collection Anticipation du Fleuve Noir, Maurice Limat aborde un sujet sensible, tout en restant dans le cahier des charges de la collection à l’époque : les voyages interplanétaires. Outre cette histoire d’infini qui ne se termine jamais, il y a l’aspect, souvent développé en littérature populaire : la création d’humanoïdes. L’homme devenant un Dieu auprès de ses créations, et comme dans le poème de Goethe, mis en musique par Paul Dukas, puis adapté notamment par Walt Disney dans une séquence du film Fantasia, mais se conduisant en Apprenti sorcier.

Un livre beaucoup plus profond, presque philosophique et métaphysique, que ceux auxquels Maurice Limat nous avait habitués dans ses productions en petits fascicules. Le lecteur assiste à la naissance d’un nouveau Limat, plus sérieux, plus proche des préoccupations, plus littéraire presque. Et si ce roman avait été signé par l’un des romanciers américains ou britanniques qui sont reconnus comme des maîtres de la science-fiction, nul doute que bon nombre d’intellectuels auraient crié au chef d’œuvre. Ne poussons pas le bouchon si loin, mais Maurice Limat offre des perspectives de réflexions intéressantes.

Maurice Limat reste lucide et humble en ce qui concerne la littérature populaire, et dans ce cas en littérature de science-fiction, dans ce roman qui date de 1959 :

Ils se demandaient si c’était un conte de fée, un de ces romans poético-fantaisistes qui sévissaient encore, relents d’une littérature dite d’anticipation et que le mouvement de l’Univers avait depuis longtemps rejeté à la poussière des bibliothèques.

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