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LES AMIS DU ROMAN POPULAIRE

Maurice Leblanc Sans Lupin


Aux éditions REVUE ROCAMBOLE

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Le mardi 2 Janvier 2013

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 LES AMIS DU ROMAN POPULAIRE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Revue Rocambole N° 61 : Maurice LEBLANC sans Lupin. Editée par l’association Les Amis du Roman Populaire. 176 pages. 16€.

Sans le personnage d’Arsène Lupin, le nom de Maurice Leblanc serait-il toujours à l’honneur chez les éditeurs et dans nos bibliothèques ? Il est probable que non. Pourtant Arsène Lupin n’est qu’une maigre partie de l’œuvre de Maurice Leblanc et grâce à ce dossier vous pourrez en savoir un peu plus. Mais auparavant, je vous invite à découvrir cette revue telle que je le pratique régulièrement avec toutes revues.

Je m’approprie la revue comme l’abonné d’un quotidien parcourt le matin sa gazette, d’une façon systématique, l’ouvrant à la page qui l’intéresse : les courses hippiques, les sports, les programmes télé, les petites annonces ou encore la rubrique nécrologique, avec le secret espoir dans ce dernier cas de ne jamais y voir figurer son nom. Trêve de tergiversation et entrons donc en passant par la case Sommaire :

D’abord Les chroniques avec Le Front populaire et Le courrier des lecteurs. Toujours intéressant le courrier des lecteurs puisque ceux-ci se manifestent afin d’apporter des compléments d’information sur des dossiers précédents. Dans le Front Populaire, recensement de quelques ouvrages dont la parution peut échapper au commun des lecteurs, la diffusion étant quasiment confidentielle. Ainsi deux ouvrages sont parus récemment, l’un concernant Michel Gourdon, le mythique illustrateur des éditions Fleuve Noir, l’autre sur Jef de Wulf qui fit les beaux jours notamment de l’Arabesque. Deux hommages sont rendus à Roland C. Wagner, romancier, et Jacques Goimard, spécialiste incontesté de science-fiction, critique et éditeur. Il est bien entendu question des rééditions, dont celles de Gaboriau, chez Omnibus et surtout chez Pascal Galodé qui a remis à son catalogue La clique dorée, roman qui n’avait pratiquement jamais été réédité. Sont également cité des ouvrages de Charles Monselet, La Franc-maçonnerie des femmes, ou Fortuné de Boisgobey, Rubis sur l’ongle, dans la collection Labyrinthes du Masque. J’en profite pour asséner un petit Pan sur le bec à l’encontre du scripteur de l’article sur ces rééditions. Il se plaint (à juste raison) que des coquilles soient disséminées ici et là dans le texte de ces romans. Hélas, son texte en comporte aussi : On vole de enfants à Paris de Louis Forest ou encore On avait repéré sa mis en ligne récemment.

Mais ne soyons point moqueur et intéressons-nous à ce qui constitue le plat principal de cette revue. Les Textes de Maurice Leblanc dans lesquels Arsène Lupin n’apparait pas ou artificiellement.

Dans son article Usurpations d’identités, Marc Georges revient sur quelques romans dans lesquels Arsène Lupin n’apparaissait pas originellement mais dont, pour des raisons probablement éditoriales, les aventures lui ont été attribuées. Le même Marc George nous invite à découvrir les Contes héroïques signés Maurice Leblanc parus dans diverses revues comme Gil Blas, Le Journal et l’Auto et dont certains sont publiés dans cette livraison et dont je vous entretiens plus bas.

Jacques Baudou nous signale quelques romans policiers dont Lupin n’est pas le héros tandis que Daniel Compère nous offre une facette de Maurice Leblanc méconnue, celle de son apport à la science-fiction, et que Hervé Lechat se penche sur une production sur laquelle j’aurai le plaisir de revenir : Maurice Leblanc saisi par la débauche. En lisant les contes héroïques de Maurice Leblanc peut-être partagerez vous le sentiment de Noëlle Benhamou qui écrit l’article Maurice Leblanc, conteur et romancier : disciple de Maupassant ? une interrogation à laquelle on peut répondre par l’affirmative.

Jean-Luc Buard, toujours aussi sobre et érudit a sorti de ses archives un texte peu connu dont le titre peut prêter à confusion mais se révèle édifiant : L’Aiguille creuse. En effet dans cet article qui se veut référence au roman éponyme, l’auteur expose l’envers du mécanisme des machinations littéraires qu’il [Maurice Leblanc] s’ingénie à combiner pour le plaisir du public, et qui n’ont pas attendu l’avènement d’Arsène Lupin pour fonctionner.

La revue ne serait pas ce qu’elle est si elle ne comportait pas des exemples concrets de la valeur intrinsèque de l’auteur auquel elle est vouée. Aussi quelques contes, préfigurant peut-être une réédition attendue et bienvenue, nous sont proposés, issus des journaux et magazines auxquels Maurice Leblanc collaborait avec assiduité, pour la plus grande joie des lecteurs.

Ce sont des contes émouvants, tragi-comiques, insolites, mettant en scène des personnages ordinaires, tellement ordinaires qu’ils se dévalorisent. Dans les Contes de guerre, par exemple, un Poilu ne se rend pas compte qu’il a fait acte d’héroïsme, d’altruisme et de courage (La lettre à Catherine), ou encore ces deux braves militaires fauchés pour qui le mot probité est inconnu mais qui se comportent comme peu de gens le feraient dans les mêmes conditions (Le portefeuille). L’ironie et le dérisoire se côtoient. Un cabotin enrôlé malgré son âge et son manque d’enthousiasme, va interpréter son meilleur rôle en créant une version inédite du théâtre aux armées (Grand premier rôle). Ou encore ce militaire confronté à un dilemme que ne pourrait trancher un juge selon les préceptes de Salomon (Le fils du capitaine).

Signant ses articles dans le journal L’Auto (grand quotidien sportif et littéraire créé par Henri Desgranges), comme bon nombre de ses confrères de l’époque, Maurice Leblanc aborde tout naturellement son sport favori : l’automobile. Il met en scène des situations originales pour l’époque, banales aujourd’hui, synonymes de liberté (Les évadés) ou de tragédies (Ce brave monsieur Martin, Et la mort passa…) allant même jusqu’à écrire une apologie de la panne (L’imprévu).

Mais ce numéro ne serait pas accompli si la bibliographie complète des contes et romans de Maurice Leblanc n’était pas déclinée. Aussi Daniel Compère, Jean-Luc Buard, Jacques Derouard, Marc Georges (omis dans le sommaire), Hervé Lechat, Philippe Radé & Claude Rebierre se sont mis en sept pour l’établir, recensant pas moins de 467 titres d’après leur ordre de parution et qui sont repris en index alphabétique.

Une revue indispensable à tout amateur curieux de Maurice Leblanc qui se rendra compte que Maurice Leblanc n’était pas que le scripteur des aventures d’Arsène Lupin.

 

En vente dans toutes les bonnes librairies et sur le site du Rocambole.

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