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MURRAY LEINSTER

La Planète Oubliée


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Murray LEINSTER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

The Forgotten Planet – 1954. Traduction de Michel Averlant. Editions J’Ai Lu N°1184. Parution 15 avril 1981. 192 pages. Nombreuses réimpressions. Couverture de G. Benvenuti.

ISBN : 2-277-21184-2

Première édition : Ditis/J’ai Lu. Parution 4e trimestre 1960. 192 pages.

Chic planète, dansons dessus, oh oh oh…

Les voyages interplanétaires se sont succédé depuis des milliers d’années et les galaxies n’ont plus aucun secret pour les Terriens.

Mais toutes les planètes ainsi découvertes n’offrent pas le même aspect scientifique. Certaines ont été explorées puis abandonnées. Parmi celles-ci, la planète oubliée que quelques centaines d’années plus tard d’autres explorateurs intergalactiques vont réétudier de manière plus approfondie et scientifique. Ils se rendent compte que cette planète est vierge, nue en surface, est dépourvue de trace de vie. Mais des échantillons d’air et d’eau sont prélevés, car, comme disent les agents immobiliers, cette planète possède un gros potentiel. Puis quelques centaines d’années plus tard, un astronef d’ensemencement la contamine à l’aide de bactéries, déversant une fine poussière de micro-organismes divers capables de transformer les roches en poussière, puis la poussière en terre.

Les navettes continuèrent, peuplant les mers de poissons, la surface d’œufs d’insectes et de spores de plantes jusqu’au jour où un navire spatial fit naufrage. Il transportait des êtres humains qui se retrouvèrent abandonnés sur la planète et durent s’adapter à un nouvel environnement. Mais une fois de plus la planète tomba dans les oubliettes des mémoires.

C’est ainsi que la flore et la faune se développa et que les rares êtres humains vécurent en tribus dans un environnement semblable à celui de l’ère préhistorique.

Burl, âgé d’une vingtaine d’années, est l’un des descendants de ces oubliés de l’espace. Il vit en compagnie de quinze à vingt représentants de l’humanité de la planète oubliée, se nourrissant principalement de champignons énormes. Car la flore et la faune se sont développées de façon monstrueuse, et l’homme est bien petit dans cet espace démesuré.

Un jour, désirant découvrir d’autres paysages et entraîné par une curiosité naturelle, il est amené à voir se développer en lui des sentiments qu’il n’avait jamais ressenti. Mais également à se conduire autrement qu’en pleutre.

Au cours de son parcours qui se révèle initiatique, il rencontre des hannetons géants, des araignées voraces, des fourmis tenaces, qui le dépassent en taille et en poids, déambulant dans une forêt de choux, de champignons qui lui fournissent sa substance. Il descend un cours d’eau, ne comptant plus les multiples vicissitudes auxquelles il se trouve confronté. Il se défend contre les agressions de toutes sortes à l’aide d’une épée-massue provenant d’une antenne d’hanneton. Et il se pare des ailes d’un phalène qu’il a vaincu, les portant comme un trophée de guerre.

Puis il revient au village de sa tribu, pensant sans cesse à Saya, l’une des jeunes filles, et à laquelle il voue un sentiment profond, lequel est partagé, mais ils ne savent pas ce qu’est l’amour.

Il décide d’aller explorer d’autres contrées et parvient, non sans difficulté, à entraîner la tribu à la recherche d’autres paysages, affrontant là encore de multiples dangers. Il se révèle à lui-même et aux autres, devenant le chef incontestable mais parfois contesté. Et, grimpant une montagne, ils vont découvrir un autre paysage, une flore et une faune évoluant dans un monde différent.

Roman de science-fiction et d’anticipation, La planète oubliée est un peu le roman de la Préhistoire, comme en a écrit Rosny Aîné. Peu de personnages, quasiment pas de dialogues, sauf vers la fin, ce roman malgré un épilogue quelque peu idyllique et utopique nous montre ce que pourrait être la Terre après une catastrophe nucléaire ou autre.

Il s’agit surtout d’un roman écologique avant l’heure, rappelons qu’il fut publié pour la première fois en 1954, dans lequel la faune et la flore prennent une très grande place. Mais les hommes ne maîtrisent pas du tout cette expansion, la subissant surtout.

Et le personnage de Burl est emblématique car il arrive à se surpasser dans les moments critiques. Sa façon de penser, qui au début est embryonnaire, puis la manière de se débrouiller, affrontant les éléments négatifs, l’élève. Il prend conscience peu à peu de ses possibilités et de sa disponibilité à maîtriser ses ennemis, surtout les insectes géants. Et surtout à prendre des décisions.

Des insectes dont les agissements règlent la nature, l’araignée tapie attendant sa proie, Burl pourrait en être une, les fourmis organisées en troupes guerrières, les hannetons à la carapace digne des chevaliers médiévaux… tout est décrit soigneusement. Mais Murray Leinster, s’il extrapole, se base sur des documents scientifiques, notamment sur les observations et ouvrages de Jean-Henri Fabre, le célèbre entomologiste, mais également de Maurice Maeterlinck, auteur de nombreux documents sur la vie des insectes, dont La vie des abeilles, La vie des termites, La vie des fourmis…

Il n’est pas bon pour les humains de se sentir en sécurité et de vivre dans le contentement. Les hommes ne progressent que grâce au besoin ou à la crainte.

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