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KARINE LEBERT

Pour L’amour De Lauren


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Karine LEBERT




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Les amants de l’été Tome 2. Collection Terres de France. Editions Presses de la Cité. Parution le 17 janvier 2019. 416 pages. 20,50€.

ISBN : 978-2258161955

A la recherche d’une grand-mère perdue…

Continuant ses recherches sur sa grand-mère originaire de Normandie, Gemma s’est installée près de Honfleur.

Elle a appris incidemment l’existence de Philippine par sa mère Lauren qui juste avant son décès trois mois auparavant avait découvert une photo cachée dans un vêtement d’enfant. Lauren elle-même ne connaissait pas sa mère Philippine dont on lui avait toujours tu le destin. Il est vrai qu’elle était toute jeunette lorsque Philippine était décédée en Normandie, à Barfleur.

C’est en remontant le passé que Gemma s’était lancée sur les traces de sa grand-mère maternelle mariée à un soldat américain dont elle avait fait la connaissance dans le camp Philip Morris à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre. Un camp cigarettes comme étaient surnommés ces terrains militaires américains dans lesquels travaillaient quelques normands. Et le destin avait voulu que Philippine s’éprit d’Ethan et qu’elle devint une war bride. Une épouse de guerre.

Gemma a eu bien du mal à retrouver la famille Lemonnier, dont son oncle et ses cousins sis à Pont-l’Evêque. Car Philippine avait été en quelque sorte bannie par sa famille à cause de sa décision de se marier avec un soldat américain, puis de le suivre dans son pays natal alors que l’un des leurs a été tué par un G.I. dans des circonstances mal définies.

Gemma a décidé, parallèlement à sa quête, de s’installer à Honfleur et d’y ouvrir une boutique. Elle s’est fait quelques amis et est tombée amoureuse de ce coin de terre dont sa grand-mère était originaire. Elle rencontre quelques anciennes war bride qui, tout comme Philippine, étaient parties aux USA mais dont le destin, pour des raisons diverses, fut contrarié. C’est ainsi qu’elle parcourt la Normandie, se rendant à Etretat, à Bayeux ou encore à Barfleur.

Mais elle se rend également en Louisiane, à La Nouvelle-Orléans, où vit encore une partie de la famille d’Ethan, son grand-père. Elle tient à découvrir pourquoi on lui a toujours caché cette existence, et surtout le fait qu’Ethan serait retourné en Normandie sur les pas de Philippine, au début des années 1950, et pourquoi la figure de Philippine a toujours été occultée auprès de Lauren. Il ne faut pas retourner le passé comme l’on retourne la terre fertile, mais les secrets sont bien enfouis, comme honteux.

S’intercale dans ce récit, celui de Philippine, rédigé à la première personne tel un journal, narrant son arrivée à New-York puis les désillusions et les déceptions enregistrées par la jeune war bride.

Désillusion d’abord car la maison familiale d’Ethan ou vivent parents, frères, cousins, ne correspond pas à la photo qu’il lui avait montrée. Au lieu de dépendances, il s’agit d’une immense demeure coloniale mal entretenue. Car les affaires ont peu à peu périclité. Philippine participe à la vie de la communauté, et après avoir cueilli les pommes en Normandie, elle cueille le coton. Une activité qui lui semble plus pénible.

Le caractère d’Ethan évolue et il ne s’empresse plus auprès de sa jeune femme. Il se met à boire et le soir se rend dans des bars au Carré Français ou ailleurs. Une dipsomanie qui n’est pas seulement due à la chaleur moite, étouffante de la Louisiane, chaleur à laquelle Philippine a du mal à s’habituer. La naissance de Lauren, un bébé auquel il prodigue sa tendresse, n’améliore guère son caractère vindicatif et acrimonieux. De plus, tout autant lui que les membres de sa famille se montrent racistes, ce qui ne convient guère à Philippine. Philippine garde des contacts épistolaires avec ses anciennes compagnes de voyage mais les lettres qu’elle poste à l’intention de ses proches en Normandie restent sans réponse.

Un double récit donc dans ce roman, celui d’une quête et celui de la découverte de l’Amérique des années d’après guerre. Pour Philippine c’est le rêve américain qui se précise, lorsqu’à New-York elle a peur de monter dans un ascenseur, et qu’elle découvre ces immenses constructions appelées gratte-ciels. Mais c’est un rêve américain qui s’effiloche au contact de sa belle-famille.

Avec ce roman double, Karine Lebert reconstitue la saga d’une famille éclatée pour de multiples raisons dont la principale n’est précisée qu’à la fin. Pour Gemma, c’est le départ d’une vie nouvelle, sur les terres de son ancêtre, son désir de s’installer, malgré les objurgations de son père, riche industriel, et de son intention de lui couper les vivres si elle n’obtempère pas.

Deux destins de femmes, deux femmes qui réagissent différemment dans des époques perturbées ou dans des lieux dont elles n’ont pas l’habitude, qu’elles ne connaissent pas et découvrent petit à petit, avec les aléas qui se dressent devant elles.

Philippine tend à se démarquer de sa famille, à se montrer une jeune fille puis une jeune femme aspirant à la liberté, mais contrainte par son statut de sexe féminin à se plier à l’homme, le maître de maison. Gemma est une jeune femme moderne, qui au contraire refuse la domination patriarcale et n’en fait qu’à sa guise. Presque.

Mais toutes deux sont volontaires, tenaces, pugnaces comme bien des femmes confrontées à un destin frondeur. Karine Lebert nous brosse deux beaux portraits de femmes fortes, mais elle évoque également le destin des celles qui ont connu bien des déceptions, transportées dans un pays dont elles découvraient les us et coutumes auxquels elles n’étaient pas préparées, une épopée méconnue mais poignante. Et c’est avec tendresse et émotion qu’elle nous invite à partager ces destins qui furent hors du commun.

Ce sont toujours les riches qui se plaignent le plus.

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