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NICOLAS LEBEL

Le Jour Des Morts


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Le dimanche 27 Juillet 2014

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Nicolas LEBEL




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Veuf de Suzanne, le policier Mehrlicht élève seul son fils ado. Âgé de cinquante-deux ans, il dirige un service criminel au commissariat parisien du 12e. “Son visage anormalement vert lui donnait un air de batracien, que renforçaient ses deux gros yeux gonflés et noirs. Quelques fils s'échappaient de son crâne en guise de chevelure, et achevaient d'en faire une grenouille à cheveux.” Son équipe se compose de Sophie Latour, bretonne rousse qui préserve son obscure vie privée et de Mickael Dossantos. Sportif connaissant par cœur le Code Pénal, ce dernier fraya naguère avec l'extrême-droite. Ex-amis qui pourraient nuire à son métier, il le sait, d'où sa rectitude actuelle. Mehrlicht se voit attribuer un nouveau stagiaire “beau et con à la fois”, Guillaume Lagnac. Il est habituel que Mehrlich tourmente les nouveaux venus. Là, il devrait même se méfier de ce fils d'un haut-fonctionnaire, qui entend lui tracer une belle carrière dans son sillage.

Mehrlicht est un habitué de l'hôpital Saint-Antoine, où son ami Jacques est traité dans le service cancérologie. En ce 1er novembre, un autre patient vient d'y être empoisonné. Un vieux monsieur aurait “vu la Faucheuse, toute vêtue blanc, comme un ange. C'était l'Ange de la Mort, dans sa robe blanche.” La meurtrière serait donc une brune en noir, infiltrée parmi les visiteurs, puis déguisée en infirmière. On découvre que le poison est un cocktail d'aconit et d'amanite vireuse, produits peu courants. En voulant protéger le vieux témoin, Dossantos frôle la mort face à la tueuse qui rôde à l'hôpital. Mehrlicht connaissant bien ses classiques en matière d'empoisonneuses, il trouve celle-ci atypique. Ça se confirme quand une famille est assassinée par la même personne, près des Champs-Élysées. La baby-sitter employée depuis deux ans est sûrement la coupable. Elle s'appellerait Morgane Grandier. Sauf qu'il n'existe personne de ce nom.

Si le commissaire Matiblout et le service de Mehrlicht gardent cette double enquête, c'est grâce à l'intervention de papa Lagnac. Bonne aubaine pour la carrière de son fils. On voit paraître sur Internet des articles bien informés sur ces affaires, titrant “La France a peur”. S'agissant de cas d'empoisonnements, ça risque de créer la panique dans le public. Le portrait de la suspecte est diffusé dans les médias. Ce qui ne l'empêche pas de défier la police, se montrant devant une caméra de l'Arc-de-Triomphe. On recense d'autres crimes à lui attribuer, celui du couple Beaufert et de la famille Charpeau, dix victimes au total. Pendant ce temps, un ministre spécule sur des ouvrages de bibliophiles fort rares. Son vendeur à face de rat n'aime pas ces transactions. Il va falloir qu'à contre-cœur Mehrlicht, ses adjoints et son stagiaire, s'expatrient dans un bled perdu du Limousin pour retrouver éventuellement la trace de la Némésis, pour faire cesser sa vendetta karmique...

Après “L'heure des fous” (2013), voici le deuxième roman de Nicolas Lebel. Son premier titre était une sympathique comédie policière, plutôt réussie. Ici, l'auteur s'avère encore plus convaincant. Peut-être d'abord, parce qu'il ne cherche pas à imiter ces suspenses aux chapitres courts, censés être plus rythmés. Il obtient un tempo tout aussi vif en alternant les scènes, offrant une construction homogène au récit. Ce procédé traditionnel a fait ses preuves, et tout indique que Nicolas Lebel souhaite s'inscrire dans la forme classique des meilleurs polars. C'est ainsi que nous suivons donc l'enquête, mais aussi une part plus privée de la vie de Mehrlicht, Latour, Dossantos, Matiblout et Lagnac-fils.

Si le mystère criminel plane, la tonalité est globalement souriante, parfois mordante dans l'humour. Le plus bel exemple est sans doute ce reportage-télé sur la pluie, un moment d'anthologie qui témoigne de l'inanité de certaines infos. Mehrlicht reste caractériel, pour le plus grand plaisir des lecteurs. Il sait se montrer humain, avec son ami cancéreux ou en face de l'aubergiste Mado. Notons encore qu'il s'asseoit sur la loi Evin, assumant de prendre cette liberté. Chevronné, Mehrlicht ne cache pas son aversion envers les jeunes cadors diplômés mais inexpérimentés et sourds à ses conseils. Voilà une solide intrigue à la narration fluide et enjouée, capable de nous captiver passionnément.

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L’équipe du capitaine Mehrlicht est appelée d’urgence à l'hôpital Saint-Antoine. Un patient a été retrouvé empoisonné. D'après un témoin la meurtrière serait « la Faucheuse, toute vêtue blanc, comme un ange. C'était l'Ange de la Mort, dans sa robe blanche. »
Le lieutenant Dossantos la croise d’ailleurs dans un couloir…
Un peu plus tard, c’est à une famille entière, résidant sur les Champs-Élysées, qu’elle rend visite. Et la mystérieuse dame en blanc cède la place à la baby-sitter, une certaine Morgane Grandier que la famille employait depuis deux ans.
Pour autant le mystère demeure puisqu’il n’existe pas de Morgane Grandier…
Après avoir frappé au cœur de la capitale, l'Empoisonneuse fait un détour par Courbevoie et un couple de retraités est retrouvé sans vie.
Et très vite le nombre des victimes de cette Empoisonneuse qui n’hésite pas à défier la police en se laissant filmer par une des caméras de surveillance de l'Arc-de-Triomphe, s’élève à la dizaine…

Pour l’équipe du capitaine Mehrlicht, qui doit de ne pas être dessaisi grace à l’intervention du père de son jeune stagiaire, la clé de l’affaire réside dans le lien qui unit les victimes. Sauf qu’il ne semble exister aucun lien entre elles… mis à part qu’elles sont toutes originaires, de près ou de loin, de Mèlas-la-Noire, un village du Limousin où « il y a des animaux dans tous les coins, des chiens qui vous foncent dessus, des renards, des sangliers complètement tarés. Des vaches qui chient partout », un village où Mehrlicht refuse de mettre les pieds, non pas parce qu’un village ne peut pas constituer un mobile de meurtres, mais parce qu’il n’y est « pas préparé mentalement. C’est comme pour la lune, les astronautes, ils ont un entrainement de fous... ».

Au final, le mystère de l’Empoisonneuse sera résolu et chaque événement, aussi étrange soit-il, trouvera une explication rationnelle. Au final, l’intrigue se dévoilera dans toute sa simplicité. Mais qu’importe puisque l’originalité de ce polar, réside dans la capacité de son auteur à insuffler vie à ses personnages atypiques, qu’ils soient en prise directe avec l’affaire ou marginaux.

• Mehrlicht : chef de groupe, allergique aux  nouvelles technologies à la province et aux femmes en milieu professionnel, dissimule de profondes blessures et une immense humanité.« Son visage anormalement vert lui donnait un air de batracien, que renforçaient ses deux gros yeux gonflés et noirs. Quelques fils s'échappaient de son crâne en guise de chevelure, et achevaient d'en faire une grenouille à cheveux. »

• Mickael Dossantos : culturiste, incollable sur le Code pénal, adepte des solutions tranchées et ex-militant d'extrême droite.

• Sophie Latour : bretonne, rousse et amoureuse d’un sans-papier tchétchène.

• Guillaume Lagnac : jeune stagiaire, belle gueule, « fils de... », à la suffisance insupportable.

Quant à Denis Leroy personnage plus que marginal au regard de l’intrigue, il
« avait une tête de souris. Son visage étroit et triangulaire fuyait en avant pour former un museau pointu et rose. Sa lèvre supérieure se fendait en un odieux bec-de-lièvre qui laissait paraitre en permanence deux puissantes incisives. Son crâne à poils ras était flanqué de deux vastes oreilles, hommage vibrant de la nature à Serge Gainsbourg. Denis Leroy était d'une laideur épique »

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