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DEAN KOONTZ

La Chambre Des Murmures


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Dean KOONTZ




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

The Whispering Room – 2017. Traduction de Sébastien Danchin. Editions de l’Archipel. Parution le 6 février 2019. 462 pages. 24,00€.

ISBN : 978-2809825626

Que peut-on murmurer dans une chambre ?

Dans un comté reculé du Minnesota, Cora est la victime de rêves récurrents mais surtout elle se sent la proie d’une araignée qui s’est installée dans son cerveau. Et parfois elle a des visites impromptues.

Cette enseignante quadragénaire, célibataire et sans enfant, est fort estimée par ses concitoyens. Elle a même été désignée comme meilleure enseignante de l’année. Elle possède un adorable chien, un teckel nommé Dixie Belle, qui déguste en sa compagnie des tranches de bacon frit. Sans oublier sa principale occupation, écrire. Elle écrit beaucoup, a rempli de nombreux carnets, et pour l’heure elle rédige son journal, sans se raturer, sans chercher ses morts.

Jane Hawk ancienne du FBI en cavale possède à son compteur quelques petits assassinats. Si cela avait été exécuté dans le cadre de ses fonctions, elle ne serait pas embêtée. Mais voilà, depuis que son mari a été tué ou s’est suicidé, elle a mis son garçon à l’abri et recherche activement les protagonistes de son malheur. Elle change régulièrement d’aspect physique, prend toutes les précautions possibles, mais elle sait que ceux qui sont à ses trousses ne vont pas désarmer si facilement.

Elle s’installe dans une maison vide de tout occupant, dans l’un des nombreux quartiers de Los Angeles, face à celle d’un journaliste, et tandis qu’il est sorti, elle piège ses téléphones fixes. Et la conversation entre ce journaliste et un avocat est assez édifiante. Les renseignements qu’elle recueille ne lui suffisant pas elle oblige l’avocat à compléter ses informations par la manière forte. Et elle échappe de peu aux sbires de ceux qu’elle traque.

Elle sait que la NSA, le FBI et de hautes personnalités richissimes disposent d’un procédé scientifique asservissant ceux qui ont subi une injection de nanomachines, des nanoparticules spéciales qui annihilent le mental des receveurs, les transformant en esclaves au service de prédateurs, une confrérie secrète qui s’intitule les Arcadiens.

Pendant ce temps, dans le Minnesota, Cora a soigneusement préparé, sous influence, des jerricans d’essence déposés dans voiture et elle fonce dans un hôtel de prestige, un attentat occasionnant la mort d’une quarantaine de personnes, dont le gouverneur de l’Etat et quelques autres notables. Le shérif Luther Tillman est abasourdi. Cora était une amie de longue date, et il ne comprend pas son geste. Ce qu’il comprend encore moins, ce sont les réactions des responsables dépêchés sur place pour enquêter. Ils se conduisent comme s’ils voulaient étouffer l’affaire.

La maison de Cora est incendiée et il ne reste plus rien. Sauf les quelques cahiers dans lesquels l’enseignante rédigeait romans et nouvelles, et surtout l’un d’eux, le dernier, sorte de journal sur lequel figurent toujours les mêmes lignes. Avec parfois de petites variantes, infimes mais assez révélatrices pour l’inciter à se rendre dans une petite ville du Kentucky.

Cora a obtenu, non sans difficulté, l’endroit dénommé Haut-Fourneau-le-lac et incidemment elle va faire la connaissance du shérif Luther. Ils vont unir leurs forces pour combattre leurs ennemis.

Ce roman est la suite de Dark Web, paru en 2018 aux mêmes éditions de l’Archipel, mais ceux qui, comme moi, ne l’ont pas lu, ne seront pas perdu pour autant dans cette histoire.

Les chapitres sont courts, comme si l’auteur avait découpé son récit en séquences cinématographiques. Une écriture très visuelle et les scènes d’actions s’enchaînent sans répit. Le lecteur est aspiré dans cette histoire et il a du mal à effectuer quelques pauses physiologiques de temps à autres, tant il est absorbé par cette succession d’événements parfois tragiques.

Des images et des personnages se sont incrustés dans mon esprit en lisant ce roman. D’abord celui de Mack Bolan, dit l’Exécuteur, une série de romans initiés par Don Pendleton, qui met en scène un ancien marine vengeant la mort de sa famille en traquant les membres de la Mafia. Et l’on pourrait juxtaposer le personnage Jane Hawk à ce héros de papier, avec toutefois quelques différences notables puisque la jeune femme, si elle poursuit une vengeance, c’est à l’encontre de chercheurs, de membres du FBI et autres individus bien placés.

Le village de Haut-Fourneau-le-Lac m’a rappelé le Village, cet endroit calme et paisible en apparence, dont le Numéro 6, le Prisonnier cherche par tous les moyens de s’évader dans une célèbre série télévisée des années 1960.

En vieux routier de la littérature d’action et de suspense, d’angoisse teintée de science-fiction et de terreur, Dean Koontz joue avec les nerfs de son lecteur et il nous propose une fois encore un roman troublant, aux nombreux personnages, que l’on croit secondaires mais qui jouent un rôle non négligeable dans cette histoire qui n’épargne pas certaines institutions.

Il égratigne, il gratte là où ça démange, et ce qu’il dénonce ne se limite pas aux Etats-Unis mais peut être élargi à bon nombre de pays, dits démocratiques.

Dean Kootz n’apprécie pas la politique et ses représentants, et il ne se prive pas de l’écrire.

Mes mômes font ce qu’ils veulent, tant qu’ils jurent sur la Bible de ne jamais entrer en politique. Je les ai pas élevés pour qu’ils se salissent.

Et naturellement les premiers visés sont les médias…

Je répète ce que nous serinent les médias. Ils se servent des mots à tort et à travers

tout autant que les réseaux sociaux et surtout Internet :

Aucune information hostile aux autorités ne se retrouve sur le Net sans raison. Si elle est disponible à tous, c’est qu’il y a une bonne raison, sinon ils l’auraient fait disparaître ou l’auraient maquillée depuis longtemps.

Ce que l’on appelle de la manipulation de masse. Manipulation relayée par les journalistes :

Les journalistes sont les rois du baratin, c’est bien connu.

Mais eux-mêmes ne croient pas à ce qu’ils écrivent :

Si je croyais toutes les idioties que colportent les médias, je ne serais pas journaliste.

Et on en revient à la politique, l’engrais du journaliste :

Il n’y a plus de place pour le moindre sentimentalisme dans le journalisme actuel, sauf lorsqu’il est question de politique.

Et que penser des présentateurs des journaux télévisés ?

Les seuls journalistes bien payés étaient ceux des journaux télévisés, et ceux-là méritaient autant le titre de journaliste que la qualification d’astronaute.

L’on s’en rend compte en écoutant, si on les écoute, les chaînes d’informations françaises, qui défilent en boucle ou non, des informations expurgées, ne laissant apparaître que ce qui plait au gouvernement. On citera naturellement les non-dits ou la rétorsion d’images lors des manifestations des gilets jaunes, des vidéos amateurs par exemple qui sont diffusées mais tronquées.

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