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 KEMMEL




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

L’incroyable aventure. Collection Anticipation N°84. Parution 1er trimestre 1957. 192 pages.

Déconfiné ?

La trentaine avenante et célibataire endurci, Henri Boulanger prend quelques jours de vacances à la neige. En cours de route il a fait la connaissance de Conchita, une Espagnole, mais alors qu’il est en train de déjeuner avec elle, dans l’hôtel où ils ont pris pension, il est attiré par une superbe jeune femme blonde prénommée Hubna. Il commence à lui faire la cour en suédois, au grand dam de Conchita.

Henri Boulanger est traducteur à l’Onu et parle couramment six langues, ce qui est un avantage dans la drague internationale. Et donc le lendemain, comme il n’y a pas de neige, ce qui est somme toute bête lorsque l’on veut faire du ski surtout à Noël, le restaurateur leur propose un panier garni pour un petit pique-nique sur le plateau. Et les voilà tous les trois grimpant hardiment mais arrivés à l’endroit idéal qu’elle n’est pas leur surprise de découvrir allongé sur l’herbe un sous-marin. Enfin c’est ce que croit Conchita qui se trompe. Il s’agit d’une soucoupe.

Les trois amis, oui ils sont devenus amis, tentent de repartir mais ils sont bloqués par une barrière électrifiée invisible. Et deux boules de feu ou de foudre les obligent à entrer dans l’appareil. Ils sont réceptionnés par des poulpes, attachés sur des civières, et endormis grâce à une injection. Au bout de quelques heures Henri se réveille, ainsi que ses compagnes ne les oublions pas, et bientôt ils distinguent une forêt, des villages. Toute une vie. La soucoupe s’est posée sur la face cachée de la Lune. Mais Henri et ses compagnes ne sont plus seuls.

En effet à bord de la soucoupe sont également présents un pasteur Anglais et l’une de ses fidèles paroissiennes ainsi qu’un mécano vivant à Puteaux. Il raconte qu’il a été happé, alors qu’il se promenait du côté de Sartrouville à l’aide d’un immense filet de pêche venu du ciel. Et ce n’est pas tout. Car il y a également des vaches, des moutons, des poules, et autres animaux de la ferme ramassés dans les mêmes conditions de chalut. Naturellement, tout ce petit monde a faim et ils se rabattent sur le lait des vaches, une première depuis bien des décennies pour le mécano qui aurait préféré un bon petit vin de Touraine ou d’ailleurs.

Donc débarquement sur la face cachée de la Lune et nos astronautes malgré eux sont face à des humains venus de Mars. Les poulpes ne sont que des serviteurs occupés à régler de multiples tâches d’intendance. Ces Martiens prennent d’abord Henri et consorts pour des animaux comme ceux qu’ils ont déjà récupérés, mais en langage des signes et autres façons de s’exprimer, bientôt Martiens et Terriens vont pouvoir communiquer, aidés de boitiers mis au point par les kidnappeurs venus d’’ailleurs.

Et c’est ainsi que débute la folle équipée des six prisonniers de l’espace, leur débarquement sur Mars, puis une visite prolongée sur Vénus, découvrant que la technologie de leur ravisseurs est d’une modernité confondante, ayant plus de cinq cents d’avance sur les technologies terriennes. Et surtout, le nucléaire est banni de leur bagage scientifique depuis des siècles après avoir eux-mêmes goûté à la guerre atomique.

Nos amis vont vivre des aventures… rocambolesques spatiales !

L’humour règne sur ce roman, mais un humour qui confine à la dérision, au quolibet parfois, à un détachement de la part du personnage principal qui prend les événements à la légère tout en étant sensible à leurs aléas. C’est surtout dans la mise en scène et dans la narration que cet humour s’exprime le mieux, parfois dans les dialogues. Cela m’a fait penser, époque oblige, à Robert Lamoureux, dans les situations cocasses décrites.

Mais sous ces propos racontés avec raillerie, se cachent quelques énoncés qui ne dépareraient pas de nos jours et sont souvent empreints d’une sobre gravité.

Je vais boire du lait… Je ne sais pas traire une vache ! Je connais six langues à fond, j’ose le dire… Mais je suis incapable d’extraire une goutte de lait du pis d’une vache, fut-il plein à craquer ! Ah, les lacunes du bachot et de l’éducation moderne !

L’automatisation est portée à un degré tel sur Mars, que le travail est superfétatoire.

Ne travaille pas qui veut, vous savez ! fit N°1. Les machines font ici presque tout. Pour les surveiller, on a d’autres machines ! Quelques ingénieurs suffisent ! Leur durée de travail est de deux heures une semaine sur quatre… Mais cela va être prochainement réduit encore, paraît-il.

Quant à ce que pense de l’armée Henri Boulanger, via l’auteur interposé, je vous laisse découvrir son opinion savoureuse.

J’étais épouvanté. Sur la Terre avant mon départ – même à l’O.N.U. – on parlait de la guerre atomique fort paisiblement. Il ne faisait aucun doute que l’éventualité n’est fut acceptée par tout le monde, hormis quelques savants que l’on priait de se taire. Ils avaient inventé la bombe ; on les avait payés, félicités, décorés. L’emploi de leur engin regardait maintenant les généraux et non eux. Les généraux étaient ravis d’avoir à manier une arme aussi épatante. Si elle amenait la Fin du Monde ? Allons donc ! Un général ne croit pas à la Fin du Monde. S’il avait assez d’imagination pour cela, il ne serait pas général !

A de nombreuses reprises, évocation est faite concernant le Prince de Monaco et son attirance pour la pêche.

Sous le pseudonyme de Kemmel, se cachait le créateur du personnage du capitaine Sauvin, alias le Poisson chinois, c’est-à-dire Jean Bommart. Il a écrit de nombreux romans policiers et d’espionnage qui connurent un grand succès depuis le milieu des années 1930 jusqu’au milieu des années 1970, édités aussi bien dans la collection Le Masque qu’en Série Noire, pour ne citer que les plus célèbres.

D’ailleurs le lecteur qui s’intéresse aux dédicaces et aux envois qui précèdent le début de l’histoire, savaient sans qu’on le leur souffle que Kemmel et Jean Bommart n’étaient qu’une seule et même personne grâce à cette petite phrase : A Jean Bommart mon alter ego.

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