Une Chaumière Et Un Meurtre KASSAK96

FRED KASSAK

Une Chaumière Et Un Meurtre


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Le vendredi 29 Janvier 2016

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Une chaumière et un meurtre

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Fred KASSAK




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Le Masque jaune N°1981. Librairie des Champs Elysées. Parution décembre 1989.

Viens dans mon joli pavillon...

Il n'est guère aisé de travailler dans une ambiance dans laquelle le bruit est roi.

C'est ce que déplore Lionel Fribourg, égyptologue distingué, qui aimerait pouvoir écrire un mémoire sur les religions de l'Egypte ancienne d'après les tonnes de notes qui s'entassent dans un appartement exigu et réceptif à toutes sortes de sons discordants, cacophoniques et assourdissants.

Un mémoire qui lui entrouvrirait les portes du Collège de France et lui apporterait la consécration, et peut-être l'opulence.

Une rencontre inopinée avec Agnès, jeune femme naïve, très naïve, pour ne pas dire plus, lui fait miroiter ce qu'il n'osait plus espérer : un havre de paix dans un pavillon de banlieue.

Ah le calme, la tranquillité !

C'est sans compter sur le destin malin qui semble jouer comme au ludion inaccessible avec ce pavillon tentateur.

Fred Kassak est un auteur de roman policiers et romans noirs et, outre une ingéniosité perverse dans ses intrigues, il allie à une trame solide une écriture humoristique très travaillée, proche de celle de Wodehouse ou de Dickens dans les Papiers Posthumes de Monsieur Pickwick ou encore Charles Exbrayat.

L'humour est présent d'une façon sobre, apparemment facile, excluant toute vulgarité. C'est un humour axé sur le descriptif et la situation des personnages.

Ce roman a été adapté en 1963 par Pierre Chenal sous le titre L'assassin connait la musique. Avec dans les rôles principaux Paul Meurisse, Maria Schell (que j'aime) et Jacques Dufilho.

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Une autre lecture du

Une Chaumière Et Un Meurtre

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CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Quinquagénaire et veuf, Lionel Fribourg est un égyptologue sans diplôme, père de Marie-José, dix-huit ans. En 1956, le colonel Nasser ayant nationalisé le Canal de Suez et pris ses distances avec les Occidentaux, Fribourg et sa fille furent contraints de quitter le pays où ils avaient toujours vécu. Si vivre à Paris ne déplaisait sans doute pas à Marie-José, ce fut bien plus difficile pour son père. En cinq ans, son pécule fondit gravement, faute de retrouver un travail à sa mesure. Surtout, l’univers était ici trop bruyant pour qu’il puisse rédiger en toute sérénité une thèse sérieuse (sur la réforme religieuse d’Akhenaton) qui lui donnerait, peut-être, accès à un emploi universitaire. C’est alors qu’un bienheureux hasard lui fit rencontrer Agnès Devillard.

Agnès était divorcée depuis quatre ans. Elle vivait avec ses deux chats à Athis-Mons, dans une maison calme. Où elle invita bientôt Lionel Fribourg. Si celui-ci eut le coup de foudre, ce fut davantage pour cette villa très agréable que pour Agnès. Pour s’installer là, il trouva rapidement la solution, lui proposant le mariage. Il était logique qu’elle hésite un peu : “Je n’étais pas amoureuse de lui, évidemment, mais il ne me déplaisait pas. Quelquefois, quand son visage se détendait, qu’il effaçait les rides soucieuses entre ses sourcils, qu’il perdait son air bilieux, il ne manquait pas de charme.” Si le projet de principe était acté, il se présenta bientôt quelques obstacles. Non pas du côté de Marie-José, qui incitait son père à conclure, mais Agnès avait de la famille. À commencer par son père.

Veuf retraité, cet ancien charpentier de marine breton envisageait de venir habiter chez sa fille à Athis-Mons. Lionel Fribourg réalisa sans délai quel problème allait se poser. Le père d’Agnès avait une passion : construire des modèles réduits de bateaux. Pas de la petite maquette, des miniatures de belle taille, plutôt envahissantes. Pour ce faire, il donnait à longueur de journée des coups de marteau ! Lionel se déplaça jusque dans la région de Saint-Brieuc pour le rencontrer avant que l’importun déménage. Réaliste, le père d’Agnès avait déjà compris ce qui plaisait à Fribourg : la maison de sa fille. L’égyptologue n’avait guère le choix, il fallait éliminer le bonhomme. D’ailleurs, il pouvait compter sur une certaine impunité, aucun lien direct n’existant entre l’ex-charpentier de marine et lui.

D’autres rivaux risquaient d’obstruer la route pour Fribourg. Le cousin Francis, par exemple, pour lequel Agnès avait une grande affection. Sans faire d’éclat, il s’installa auprès de sa cousine. Ce n’est pas l’intervention de Marie-José qui pourrait arranger les choses, hélas. Il y avait encore Jacques Devillard, l’ex-mari d’Agnès. Ce cinéaste, versatile comme tous les artistes, ne voudrait-il pas reconquérir son épouse ? Pour Lionel, il est indispensable de l’en empêcher. Bien qu’elle soit d’une candeur désarmante, Agnès a fini par se poser des questions sur le comportement de Lionel Fribourg, et sur cette cascade de tracas touchant ses proches. Mais la police, en la personne du débonnaire commissaire Sommet, ne voyait guère de raison de soupçonner Fribourg…

(Extrait) “— Vous êtes un savant, comme vous dites. Un cerveau. Vous n’êtes pas plus bête que moi. Vous savez bien que ma fille est une tourte. Et pourquoi donc un savant épouserait-il une tourte et lui ferait tout un cirque, et jouerait au joli cœur, hein ? Mystère ! Mais si la tourte a une jolie maison à la campagne voilà qui explique bien des choses. Seulement, je vous préviens tout de suite, ne comptez pas là-dessus. Agnès habite une bonne petite maison et elle sait faire la cuisine : c’est moi qui profiterai des deux et pas un autre. Enfoncez-vous bien ça dans la tête !

Il se retourna vers son ouvrage et se remit à frapper.

— Votre cynisme passe les bornes, dis-je en m’efforçant à me dominer.

— Pas de leçon à recevoir de vous. Regardez-vous donc : vous essayez encore de faire le faraud mais vous êtes vieux, vous êtes minable, vous êtes fini. Et si les Égyptiens vous ont foutu dehors, vous ne l’avez pas volé…”

Auteur d’une douzaine de romans de 1957 à 1971, Fred Kassak est brutalement décédé le 12 avril 2018 à l’âge de 90 ans. C’est une opportunité pour relire ses romans, ou les découvrir. Du polar, oui, mais des intrigues comportant toujours une bonne dose d’humour. Les contextes étant bel et bien criminels, il ne s’agissait donc pas de franche rigolade mais de faire sourire en finesse. Publié en 1961, “Une chaumière et un meurtre” fait partie des savoureux suspenses de Fred Kassak, que l’on prend un grand plaisir à déguster. En hommage à un de nos plus talentueux romanciers.

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