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On Commence à Tuer Dans Une Heure


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Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Spécial Police N°2026. Editions Fleuve Noir. Parution le 1er décembre 1986. 192 pages.

ISBN : 9782265034181

Réglez vos montres… !

Un vieux truand qui appelle le narrateur afin que celui-ci disculpe son fils dans une affaire de meurtre, quoi de plus normal pour un avocat de recevoir par téléphone une telle demande.

Sauf que le narrateur, on ne sait pas trop s’il est réellement avocat ou tueur à gages. Ceci ne nous regarde pas.

Donc le narrateur est dérangé alors qu’il se prélasse béatement en compagnie de Florence qu’il doit emmener à la neige. Mais une mission l’attend. Il doit, contre monnaie sonnante et trébuchante, faut pas le prendre pour un altruiste non plus, régler une petite affaire.

Malgré les affirmations de son père, le jeune Pierre Manusbec s’est accusé d’un crime qu’il n’aurait pas commis. Du moins c’est Emile, le paternel, qui l’affirme. Et comme Emile fut un copain de son vieux, le narrateur accepte de se rendre dans un petit village de Haute-Lozère afin de démêler un embrouillaminis qu’il compare à une affaire digne d’Agatha Christie.

Et c’est ainsi que le brave avocat, ou supposé tel, se rend près de Saint-Chély se présentant comme un touriste lambda. Dans la petite auberge où il s’est installé, il fait la connaissance de quelques habitants du patelin dont Abélard, l’ancien, abonné du comptoir du café-tabac-hôtel.

Il n’y a plus grand-monde sauf les Algériens là-haut, selon Abélard, mais il est rapidement contré par la tenancière qui rectifie, les Marocains. Et lorsque le narrateur demande où habite le maire, la brave personne ne mâche pas ses mots. La pute, vous voulez dire, monsieur. Et oui, c’est bien elle, madame Dessaintes, vétérinaire en plus d’être le premier édile du village.

Mais au moins, la p…, la vétérinaire consent à lui raconter le drame qui s’est déroulé. Elle avait accompagné les gendarmes sur les lieux du drame. Pierre Manusbec avait été trouvé par un garde-forestier avec une serpe pleine de sang à la main à côté du corps défunté. Le cadavre avait un nom, Manuel Ricorba, qui était arrivé cinq ans auparavant pour travailler à la tannerie. Mais ce don Juan ne se contentait pas des vieilles peaux de la tannerie, il fricotait également avec les jeunes femmes du patelin. Drame de la jalousie ?

C’est ce que le narrateur va essayer de démêler dans une atmosphère réfrigérée. Vrai qu’à part Abélard, les villageois ne sont guère aimables, mais surtout à cause de la neige qui tombe en abondance. Et bientôt les communications sont coupées. Impossible de sortir trop loin du bourg. Pourtant il lui faut se déplacer, aller chez Bajauges fils, qui a repris la tannerie paternelle. La politique des ressources humaines a toujours été de se constituer un vivier d’étrangers. Avant c’était des Espagnols maintenant des Marocains.

Et puis rencontrer aussi le docteur Henri de Villagray, qui n’exerce plus son art, il tenait une clinique psychiatrique fermée dans le milieu des années 1970, et sa fille dont la réputation n’est pas très flatteuse. Mais il est vrai également que celle du père ne l’est pas non plus, mais pour des raisons différentes.

Et, je ne vais pas effectuer le recensement complet, il ne faut pas non plus oublier cette silhouette noire qu’aperçoit le narrateur. Une silhouette difforme qui se promène avec un fusil le soir dans la neige.

La neige, partout présente. Celle du ciel qui tombe en abondance. D’accord, ça je l’ai déjà écrit. Mais il y l’autre neige, celle qui ne fond pas au premier rayon de soleil.

Une enquête en vase clos qui se déroule quasiment en grande partie dans ce patelin de la Haute-Lozère mais qui verra son épilogue se tenir à Marseille.

Une enquête qui prend sur les nerfs, surtout pour le narrateur, qui doit faire attention à ses abattis et lui permet de discuter avec un ancien nazi ayant appartenu à la division Charlemagne. Que du beau monde. Et pour corser le tout quelques personnes dérangées du ciboulot. Mais ça, on le peut comprendre, à vivre dans une telle ambiance délétère.

Comme dans tous les romans de Kââ, en général, il subsiste des zones d’ombres fugitivement éclairées, comme les buissons sur un talus qui sont mis en lumière par les phares d’une voiture qui passe en trombe. Et peut-être plus que l’histoire, un enfouissement dans la neige, ce sont les personnages, et leurs profils psychologiques, qui sont mis en valeur. Entre roman noir et roman de terroir acerbe, On commence à tuer dans une heure joue dans un registre particulier, et l’on oublie un peu vite le propos du début : réhabiliter un innocent qui s’accuse pour des raisons propres à lui.

Sur un site, que je ne nommerais pas afin de ne pas lui faire de l’ombre, j’ai lu que Kââ était le James Ellroy français. Ce n’est guère flatteur pour Pascal Marignac, patronyme de notre auteur qui vaut beaucoup mieux que ça.

Il n’y avait pas plus de morphine base là-dedans que de moralité dans la tête d’un journaliste.

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