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DIDIER JUNG

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Didier JUNG




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Bordeline. Parution 25 mai 2016. 156 pages. 15,00€.

Disparue, tu as disparue. Disparue, tu as disparue

Au coin de ta rue. Je t´ai jamais revue.

Il ne s'agit pas d'elle, comme dans la chanson, mais de lui. Lui, c'est Jean-Marc, le mari de Carole.

C'est ce que Carole apprend à Alain lors d'une réunion à La Défense. Tous deux possèdent des postes importants, elle à EDF, lui ingénieur dans une usine de composants à Châlons-sur-Marne. La dernière fois qu'ils se sont vus Alain et elle, c'était il y a déjà seize ans. Mais ils se reconnaissent de suite. Normal, ils se sont fréquentés, aimés, puis la vie les a séparés d'un commun accord.

Alain a épousé Sylvie, un amour de jeunesse qui travaille dans un cabinet d'avocats, a eu deux enfants et a divorcé. Sylvie l'a abandonné pour un collègue. Carole est mariée avec Jean-Marc, un ami d'enfance qu'Alain lui avait présenté lorsqu'ils vivaient plus ou moins ensemble. Jean-Marc travaillait pour une banque, diplôme de Sciences-Po en poche. Au début tout était bel et bien et il refusait une mutation en province. Cinq ans auparavant il a démissionné, est parti travailler pour une banque concurrente, charger d'effectuer des audits d'agence. Mais c'était lourd, toujours par monts et par vaux, et de plus il s'était découvert une nouvelle passion, la peinture.

Jean-Marc était lassé de ses déplacements continuels et Carole ne voulait pas quitter Meudon, leur maison, leurs enfants, étant casanière. Et puis un beau jour, trois ans auparavant, alors que Carole devait aller le rejoindre à la gare, Jean-Marc n'était jamais descendu du train. Et depuis Carole n'a eu aucune nouvelle de lui. Elle a bien contacté la police, demandé d'effectuer des recherches dans l'intérêt des familles, mais Jean-Marc est majeur et il fait ce qu'il lui plait. Bref, depuis, sans réponse, Carole reste dans l'expectative.

Alain lui avoue alors qu'il était resté en contact téléphonique épisodiquement avec son ami d'enfance, et que ce jour du 15 juin 1990, alors que cela faisait un an qu'ils n'avaient échangé aucune conversation, Jean-Marc lui a narré cette fameuse inspection dans l'agence strasbourgeoise, mais surtout qu'il a décidé de prendre le maquis. Et cette phrase prend tout son sens en cet échange avec Carole. En effet lorsqu'ils étaient jeunes adolescents, Alain et Jean-Marc avaient passé quelques jours de vacances dans les environs de Propriano.

Alain ne peut laisser Carole avec ses inquiétudes et il lui propose de contacter un sien ami, un ancien commandant de police qui avait été détaché au service de sécurité pour la boîte où il travaille. Depuis trois ans Morazzani est en retraite dans son île natale, mais nul doute que reprendre du service en dilettante et suppléer à l'incompétence ou mauvaise volonté du policier que Carole avait contacté, lui permettrait d'échapper à un quotidien supposé ennuyeux.

Morazzani accepte de bon cœur malgré son récent mariage sur le tard d'enquêter durant quelques jours, loin de chez lui et de sa femme Thelma connue lors d'une croisière nordique. Après tout Propriano n'est éloigné de chez lui que de deux cents kilomètres environ, il couchera sur place et ne devrait connaître aucune difficulté pour retrouver l'absent, ancien banquier et peintre.

Didier Jung a composé un roman d'excellente facture classique, mais qui est presque un défi au lecteur car l'épilogue en contrepoint propose un dénouement bien venu et quelque peu amoral, selon le point de vue où l'on se place. Or le lecteur est à même de résoudre lui aussi l'énigme pour peu qu'il lise attentivement l'histoire et s'attarde parfois sur quelques détails.

Morazzani prend sa tâche au sérieux, enquêtant, rencontrant voisins, policiers, personnes susceptibles d'avoir côtoyé Jean-Marc et de l'avoir aidé à se cacher, essayer de cerner son profil psychologique, mais également déguster les plats dont il se délecte en fin connaisseur et gourmet, de partir sur de mauvaises pistes, tenter de reprendre le bon chemin. En cela Morazzani possède une légère ressemblance avec Maigret, physiquement et moralement. Mais pour enquêter et s'imposer dans le paysage sans dévoiler qu'il fut policier, Morazzani se fait passer pour un sujet britannique, et il s'intéresse comme tout bon touriste qui se respecte à Colomba, personnage réel et héroïne d'un roman de Prosper Mérimée.

Quant aux différents personnages, protagonistes qui évoluent dans ce roman, ils possèdent une face cachée qui peut laisser supposer une entourloupette de la part de l'un d'eux. Et Didier Jung les décrit finement, sans mettre l'accent plus sur l'un que sur l'autre, en les montrant dans leur élément, mais en laissant planer un doute.

L'épilogue, sans être moral, reflète quelques épisodes qui pourraient être le reflet d'affaires s'étant déroulées il y a quelques années et dont on n'a jamais connu le véritable dénouement.

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