Et Le Vent Se Mit à Souffler JAN193

GABRIEL JAN

Et Le Vent Se Mit à Souffler


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Gabriel JAN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Illustration de Mike Hoffman. Collection Blanche N°2122. Parution octobre 2014. 244 pages. 17,00€.

Il n’y a plus de saisons !

Combien de fois avons-nous entendu cette antienne dans notre enfance et encore de nos jours, par nos parents, grands-parents et autres personnes âgées, sachant que nous-mêmes approchons de la porte de sortie.

Mais en 2048, cette affirmation prend toute son acception.

Le 12 novembre, lorsque Virgile quitte en compagnie de son chien Pirate, sa maison le thermomètre affiche déjà 23°. Mais le réel problème, c’est le vent qui souffle souvent en rafale. Comme la veille, il a plu d’abondance, Virgile pense récolter quelques champignons qui amélioreront l’ordinaire et qu’il pourra déguster avec son ami Horace, qui pourrait être son grand-père.

Virgile a trente-deux ans et il vit seul, un célibat qui lui convient très bien, dans l’Ardèche. Horace son plus proche voisin est à deux cents mètres de chez lui, et parfois il se rend à Aubenas, rebaptisé Obnas en langage jeune, pour effectuer quelques courses.

De champignons, il n’en trouve pas, juste un lapereau que Pirate vient de débusquer. Pour une fois sa gamelle sera plus consistante qu’à l’accoutumée. Il traverse à gué un ruisseau, et s’enfonçant sous la cépée, il se sent oppressé. Comme si quelque chose l’empêchait d’avancer. Pirate ressent lui aussi comme des manifestations étranges. La tempête se déchaîne et la forêt ressemble à un rideau mouvant. Soudain Virgile aperçoit ce qui les troublait, lui et son chien. Une jeune femme nue, mouillée, gît sous les frondaisons. Elle est encore vivante mais éprouve beaucoup de mal à respirer.

Virgile la prend dans ses bras et l’emporte de l’autre côté du ruisseau. Il la sèche avec un linge et à ce moment un homme surgit. Il se présente, Vigo, et se prétend le frère de la belle Sybille qui se remet doucement. Elle affirme avoir été surprise pas un Muzul et se rend compte qu’elle vient de laisser échapper une information capitale que ne comprend pas Virgile. Vigo se prétend climatologue mais quelques jours plus tard il avouera que tous deux sont des Eltys, et que les Muzuls, tout comme eux, viennent de planètes situées quelque part dans la galaxie.

Virgile a narré cette aventure à son ami Horace, mais il ne peut s’empêcher de songer à Sybille. Alors il décide revenir sur les lieux où il a découvert la jeune femme et il assiste à un nouveau phénomène. Il est entraîné, enchâssé dans une sorte de bulle qui l’emmène jusqu’à la cabane où vivent Sybille et Vigo. Il est au cœur du Pangéa, en un lieu nommé Reconquête 102.

Les Muzuls, qui comme eux possèdent un aspect humanoïde, sont leurs ennemis. Pire, ces extraterrestres ont décidé d’annexer la Terre. Les Eltys, quant à eux se sont implantés sur Terre également, formant des colonies, mais vivant dans un monde parallèle nommé Terre II.

Et c’est ainsi que Virgile, Horace, puis un journaliste travaillant en indépendant pour un magazine spécialisé dans les Mystères, un habitant d’Obnas, ancien professeur de philosophie surnommé Socrate, et une gamine dont les parents ont été assassinés par les Rats, des déchus de la société, vont se retrouver au cœur d’une histoire qui enregistre la lutte entre Muzuls, dont certains se disent des dissidents proches des Eltys, les Eltys et une compagnie dite BIIS, Brigade d’Intervention Internationale de Sécurité.

Mais ce roman est à double lecture. La première, l’histoire d’une anticipation proche, l’affrontement entre les Eltys et les Muzuls, est un peu la parabole du Bien et du Mal, des Anges et des Démons, s’opposant dans une société en déliquescence. Avec toutefois une once d’optimisme, puisque certains Muzuls décident de se mettre en dissidence et de rejoindre les Eltys dans leurs combats.

Mais au second degré, qui d’ailleurs est peut-être le premier, c’est le coup de colère et de désabusement de Gabriel Jan avec son regard porté sur les agissements délétères des hommes politiques en général et sur les financiers, ce qui parfois est la même chose, pour qui tout est bon, même la dégénérescence de la planète. Des procédés et des méthodes qui mènent la Terre à sa perte, mais comme ce sera dans des décennies, ils s’en moquent, ils ne seront plus là pour voir la fin du Monde.

Ou plutôt la fin d’un Monde.

Alors les petites phrases, les réflexions, les coups de gueule, les constats, les vérités ne manquent pas d’être assénées, venant soit de la part de l’auteur, indirectement car il ne se met pas en scène, soit de la part des protagonistes « sains » évoluant dans ce roman et traduisant la vision pessimiste d’un écologiste, avoué ou non, s’effrayant d’un soi-disant progrès.

Ce secteur était probablement le triste résultat d’une pollution, une autre forme de cette pollution qui sévissait dans le monde… Ce ne pouvait être que cela : une conséquence de l’utilisation sans conscience des engrais, des pesticides et autres poisons.

La fin du monde est inéluctable. Ce qui me hérisse, cependant, c’est que les dirigeants de tous les pays font semblant de ne rien voir et qu’ils continuent bêtement de parler de progrès.

Oui, je suis très critique en ce qui concerne les opinions de nos dirigeants, parce que ceux-ci s’entêtent à parler de choses futiles, voire ridicules, quand le sort du monde est en jeu ! Que font les gouvernements contre la pollution galopante, contre la fonte des calottes polaires, contre la désertification, contre la famine, contre l’extinction d’espèces entières d’animaux, contre le pillage des mers et des océans, contre le réchauffement planétaire ?...Rien, rien du tout ! Parce qu’ils ne pensent qu’à leurs fauteuils, à leurs sous, à leurs places. Ils se complaisent dans leurs paradis artificiels qu’ils replâtrent avec de beaux discours qui puent la lâcheté et l’hypocrisie. La politique de l’autruche n’a jamais apporté de solutions. Jouer du violon à cordes boursières non plus !

Chose incroyable on parlait une fois de plus des retraites dont les montants allaient encore baisser. On assistait au discours d’un « spécialiste politique », un discours fait d’une suite ininterrompue de platitudes gonflées occasionnellement de redondances et de formules superfétatoires. Une grosse pilule à faire avaler.

Gabriel Jan énonce des vérités premières, qui souvent dérangent. Pourtant il suit les traces de René Barjavel. Quand aura-t-il enfin la même reconnaissance littéraire. Ce n’est pas un visionnaire, mais quelqu’un qui observe et en tire des conclusions pour le moins pessimistes. Mais comme souvent la porte est entrouverte à un monde meilleur, à venir.

Gabriel Jan nous fait entendre la voix et nous montre la voie de la raison et de la sagesse.

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