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HERVE HUGUEN

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Le jeudi 22 Juillet 2016

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Hervé HUGUEN




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER  

À Vannes, dans le Morbihan. L’agence de l’UBO, Union des Banques de l’Ouest, est dirigée par Charles Lebas. Âgé de trente ans, Francis Gosciniak est marié à Carine, une femme sans véritable charme, avec laquelle il mène une vie routinière. À la banque, jeune cadre arriviste, Francis ne doute guère de séduire un jour son assistante Nadia Charier. Il émane d’elle une sensualité troublante. Le poste d’un collègue futur retraité sera prochainement à pourvoir : Francis compte bien l’obtenir. Prétentieux, pressé et orgueilleux, il pense tenir un atout capital, le dossier Cayez. Les comptes de Nathalie Cayez ne sont pas aussi clairs que Charles Lebas veut le faire croire. Francis imagine des détournements de belles sommes, au détriment de personnes âgées.

D’après ce qu’on en sait, Nathalie Cayez est mariée avec Bruno Cayez, homme d’affaire de quinze ans son aîné. Sans doute le mari, complaisant par intérêt, se considère-t-il comme son pygmalion, manœuvrant en coulisse afin de masquer l’escroquerie. Il est, de longue date, ami avec le procureur Gilles Santier, une relation qui peut s’avérer fort utile. Francis suppose que le couple et Charles Lebas sont complices, et ne manque pas de suggérer à son directeur qu’il “sait des choses”. Ce soir-là, après avoir joué au dragueur avec Nadia Charier, pas pressé de rentrer auprès de son épouse, Francis Gosciniak s’alcoolise quelque peu dans un bar vannetais. En sortant, il déambule avant d’être heurté mortellement par un véhicule qui prend la fuite. On retrouvera la voiture carbonisée, pas le chauffard.

L’hypothèse qu’il ne s’agisse pas d’un banal accident de la circulation ne peut être exclue. Le policier Gaël Kerzhéro, de la Brigade Criminelle, mène l’enquête. “Costume dépareillé, col de chemise ouvert et cravate relâchée, cheveux rares et décoiffés”, un peu bedonnant, ce flic apparaît en décalage avec le milieu sélect et ouaté des banques. Après les obsèques de Francis, il interroge son successeur Jérémie Gaist. Celui-ci est franc quant aux défauts du défunt. Le policier rend aussi visite à Nadia Charier, peintre amateur inspirée par le pays bigouden et la pointe du Raz. L’assistante de Francis Gosciniak émet une prudente opinion sur lui. Kerzhéro s’invite également chez la veuve, Carine. Il remarque qu’elle vient de rendre au directeur Charles Lebas le double du dossier Cayez.

Cette curieuse affaire rend perplexe le policier Kerzhéro. Dans cette bourgeoise préfecture paisible, une ville où les crimes sont rares, difficile de penser qu’un tueur avec une voiture volée ait guetté sa cible, dans le but d’éliminer le témoin gênant d’une escroquerie. Carine Gosciniak et Jérémie Gaist lui ont apporté des éléments à considérer, néanmoins. Scénario délirant dont Francis a été le pivot, peut-être ?…

Si Vannes n’est pas la ville la plus connue de Bretagne, il semble qu’Hervé Huguen en soit assez familier, car il campe le décor avec une justesse certaine. Pour évoquer une histoire autour du monde bancaire, l’ambiance du chef-lieu du Morbihan convient plutôt bien. Les faits (une éventuelle escroquerie) et les comportements (non dénués d’hypocrisie) sont parfaitement crédible, probablement ici plus qu’ailleurs. Bien entendu, ça reste une fiction. Chacun sait que le milieu financier est sain, jamais entaché du moindre scandale. Que les banques s’occupent de notre argent dans notre unique intérêt. Bien sûr, la “cavalerie” et autres détournements sont de simples vues de l’esprit, comme diraient Charles Ponzi et Bernard Madoff. Non, rien à craindre pour nos économies et nos placements, promis-juré.

Il s’agit d’un très bon roman à suspense, digne de la meilleure tradition. On peut émettre de très légères réserves sur les intermèdes pas indispensables figurant entre les chapitres. Ces courts passages s’expliquent, si l’on veut, mais cette figure de style n’ajoute rien à l’intrigue. Pour le reste, c’est un polar très bien pensé, captivant à souhaits. L’enquête policière n’est, au final, pas le moteur principal du récit, on le constatera. Le récit alterne les protagonistes, donc les points de vue. Si on a lu Louis C.Thomas ou Boileau-Narcejac, on retrouve un climat un peu similaire. À découvrir !

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