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KEIGO HIGASHINO

Les Doigts Rouges


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Le mercredi 14 Mars 2018

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Keigo HIGASHINO




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Au Japon, Akio est un employé administratif de quarante-sept ans. Marié à Yaeko, ils ont un fils collégien de quatorze ans, Naomi. Ils habitent désormais dans la maison qui fut celle des parents d’Akio. Veuve, sa mère Masae vit avec eux. La vieille dame commence à être atteinte de démence sénile. C’est Harumi, la sœur d’Akio, qui passe chaque jour chez eux pour s’occuper d’elle. Yaeko s’est toujours montrée indifférente envers les parents de son mari. Seul son fils Naomi importe pour elle. Il n’existe guère de liens d’affection dans cette famille. Akio est conscient d’avoir laissé se développer cette aridité des sentiments. Même quand son père déclinait avant de mourir, il fut impuissant à l’aider, ainsi qu’à créer davantage de compassion entre son épouse et ses parents.

Ce soir-là, Yaeko demande à son mari de rentrer plus tôt à la maison. Une fillette de sept ans, Yuna, a été étranglée à leur domicile. Le cadavre se trouve dans le jardinet attenant. Il n’y a pas de mystère : c’est leur fils Naomi qui a tué cette enfant. Depuis quelques temps, il montrait de vagues signes d’attirance vis-à-vis des petites filles. L’ado n’éprouve aucun remords, il ne se sent même pas responsable de ce qu’il a fait. À ses parents de se débrouiller. Pour Yaeko, il n’est absolument pas question d’appeler la police, de laisser son fils risquer la prison. Un instant, les parents pensent s’accuser à la place de Naomi, mais ce ne serait nullement crédible. Durant la nuit, Akio va déménager le corps avec son vélo, n’ayant pas de voiture. Le parc situé à dix minutes de chez lui fera l’affaire.

Le cadavre de la petite Yuna est retrouvé dès le lendemain dans les WC du square. Akio s’est efforcé de gommer toute trace, mais quelques brins d’herbe et du polystyrène vont offrir des indices aux enquêteurs. Kaga est le fils de Takamasa, qui fut un policier émérite, aujourd’hui hospitalisé en phase terminale. Il possède une bonne expérience des faits criminels. Cette fois, il sera associé à son jeune cousin Matsumiya, policier mal aguerri. Ce dernier est plus attentif à la santé de son oncle Takamasa que Kaga ne l’est lui-même. Le professionnalisme froid de son cousin pousse Matsumiya à s’interroger. Est-ce que tous ces prélèvements d’herbe dans les jardinets du voisinage, tâche ingrate, n’est pas du temps perdu ? Pas sûr que des analyses prouvent quoi que ce soit.

Pour s’en sortir, Akio doit provisoirement écarter sa sœur Harumi de leur mère, sous de mauvais prétextes. L’état mental de Masae est de plus en plus divaguant. Kaga pense que le corps de la victime a été déplacé par quelqu’un vivant non loin du parc. Il sent que la famille d’Akio ne leur a pas dit toute la vérité. Pourtant, son cousin Matsumiya en est témoin, ils ne se comportent pas vraiment tels des coupables…

(Extrait) “Ce ne serait pas la première fois qu’il verrait un corps sans vie – le plus récent était celui de son père, et il n’avait jamais ressenti terreur ou dégoût face à un cadavre. Il avait même pu toucher la joue de son père une fois que le médecin eut constaté le décès.

Son état d’esprit actuel n’avait rien à voir avec ce moment-là. Il regardait le sac-poubelle noir en tremblant comme une feuille. Il n’avait pas le courage de le soulever pour voir ce qui était en dessous.

Il ignorait l’état de ce corps qui lui inspirait de la peur. Lorsque quelqu’un mourait à l’hôpital, il y avait si peu de différences entre son état avant et après la mort, qu’il était difficile de déterminer d’un coup d’œil s’il était ou non vivant. Mais le cadavre qui se trouvait ici était d’une autre nature. Une petite fille en pleine forme avait soudain été assassinée. Elle avait été étranglée. Akio ne savait pas à quoi s’attendre.”

C’est toujours avec un vif plaisir qu’on lit les romans de Keigo Higashino, dont on apprécie la solidité des scénarios. “Les doigts rouges” en offre un nouvel exemple. La structure de l’histoire ne se base pas sur l’identité du meurtrier, cet ado qui ne joue d’ailleurs qu’un rôle extérieur. Si son père n’a, jusqu’alors, assumé qu’une fonction familiale minimale, ce sera à lui de solutionner le problème. Certes, il a un plan qui convaincra sûrement les enquêteurs, puisque c’est parfaitement plausible. Du moins, face à un policier débutant comme Matsumiya, ça passerait. Mais le chevronné Kaga n’est pas de ceux qui laissent de côté le moindre indice, fut-il furtif. S’il respecte la procédure ordinaire, c’est son propre raisonnement qui le guide. La limpidité narrative n’empêche pas d’installer un véritable suspense, ce que démontre ici avec son grand talent Keigo Higashino.

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