la piste de l’ivoire de Henri vernes GERALD FORTON


La Piste De L’ivoire GERALD_FORTON386

HENRI VERNES GERALD FORTON

La Piste De L’ivoire


Aux éditions ANANKE

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Henri vernes GERALD FORTON




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE  

Collection Bob Morane 2030/101.  Parution 4 mars 2005. 202 pages.

ISBN : 978-2874181221

Une histoire, deux lectures.

Présenté comme la cent-unième aventure de Bob Morane et paru en volume en 1970 sous le numéro 101 dans la collection Pocket Marabout, cette histoire avait bénéficié d’une publication en bande dessinée entre le mois d’août 1962 et le mois de février 1963 dans le magazine Femmes d’Aujourd’hui.

Sur un scénario d’Henri Vernes, Gérald Forton assumait la partie dessins en noir et blanc. Le nom de Gérald Forton n’est pas inconnu des amateurs de bandes dessinées, car outre le fait d’être le petit-fils de Louis Forton, le créateur des Pieds Nickelés, il a publié dans de nombreux supports pour la jeunesse dont le Journal de Spirou, réalisant soixante neuf histoires de L’Oncle Paul à partir de 1952 (il a alors vingt-deux ans) mais également pour Le Journal de Tintin, Vaillant, Pilote, Pif Gadget, il participé également à d’autres aventures, cinématographiques notamment, comme scénariste-imagier pour Toy Story 1.

Les deux versions sont donc réunies dans ce volume mais comme il s’agit d’une publication poche, il vaut mieux posséder de très bons yeux pour en apprécier les phylactères et les lignes du scénario. Toutefois le collectionneur pourra toujours essayer de se procurer la version album parue aux éditions Deligne en 1979.

Il faut toujours tenir ses promesses. C’est l’amer constat qu’effectue Bill Ballantine, l’Ecossais géant roux obligé de déguster son chapeau, après toutefois une petite préparation aux oignons et à la sauce tomate, pour avoir déclaré que si lui et ses compagnons arrivaient à attraper Zourk, il mangerait son couvre-chef. Mais pourquoi et comment en est-il arrivé à cette extrémité dommageable ?

Alors qu’ils parcourent les savanes du Tanganyika afin de prendre en photos des animaux sauvages, Bob Morane et son ami Bill Ballantine se trouvent à manquer de pellicules. Ils arrivent dans un petit village, Usongo, qui possède un magasin ancêtre des grandes surfaces, modèle réduit, qui propose aussi bien des armes, des lampes tempêtes, de l’alimentation, et heureusement des pellicules photos.

Six individus qui consomment au bar se moquent des deux aventuriers et les échanges verbaux s’enveniment. Le boutiquier prévient les deux amis que le chef de bande se nomme Tholonius Zourk et est un redoutable chasseur d’éléphants. La bagarre qui s’ensuit tourne à l’avantage de Bob Morane et Bill Ballantine qui prennent une chambre à l’hôtel local.

Le lendemain ils aperçoivent Zourk et ses camarades quitter le village à bord d’un Land-Rover. Eux-mêmes reprennent la route à bord de leur GMC et en cours de route décident de prendre quelques clichés de rhinocéros et autres animaux. Ils entendent un coup de feu tiré au loin ce qui fait fuir les rhinocéros en train de batifoler. Ils se font apostropher par un jeune homme placé dans leur dos qui leur signifie rudement que la chasse est interdite. Ils plaident leur bonne foi mais devant l’injonction de leur interlocuteur de filer en laissant leurs armes, une méprise car il ne s’agit que d’une caméra spéciale que tient Bob, Bill Ballantine se rebiffe. Le jeune homme perd son chapeau et ils se rendent compte avec stupeur qu’il s’agit d’une jeune fille. Ann Kircher démontre que celle qu’il avait inconsidérément qualifiée de minette pratique les arts martiaux avec maestria.

Ann Kircher est la fille du garde-chasse local, un conservateur de gibier chargé de préserver la faune. Le malentendu est rapidement effacé, mais à nouveau des coups de feu se font entendre au loin. Les Kasongos attaquent l’habitation paternelle pense aussitôt Ann. Tout le monde en voiture, Bob Morane au volant de leur GMC et Ann à celui de son véhicule tout terrain. Effectivement, ce qu’Ann avait prédit se produit et ils arrivent à temps, quoique, apparemment, les Kasongos n’ont guère de cœur à l’ouvrage.

Mais leur aventure n’est pas finie. Si effectivement Bob Morane et Bill Ballantine parviennent à s’emparer de Zourk qui dirige les indigènes, ce qui vaut l’épisode mémorable de dégustation de chapeau, celui-ci parvient à s’échapper. Ensuite c’est au tour des deux compères d’être enfermés dans une case par les Kasongos. Grâce à un subterfuge ils s’échappent et retrouvent Ann et son père.

Ann et ses deux compagnons sont à nouveau poursuivis par les Kasongos, Zork à leur tête. Ils suivent trois éléphants, dont un semble mal en point, qui entrent dans une caverne nichée sous une cascade. La terre tremble. C’est le Viraronga, un volcan, qui se réveille, et un feu de brousse se propage.

La Piste de l’ivoire est un pur roman d’action et d’aventure, et cet épisode n’intègre pas, comme c’est souvent le cas, d’éléments fantastiques. Pas d’animaux fabuleux, mais la faune sauvage de la savane. Une intrigue mouvementée au cours de laquelle Bob Morane et ses compagnons risquent à plusieurs reprises leur vie, mais leur force de caractère, leur volonté, et une bonne dose de chance leur permettent de braver les éléments et les hommes. Cette histoire est également l’occasion de pointer du doigt les chasseurs d’éléphants et de rhinocéros, des pilleurs d’épaves qui n’en veulent qu’à l’ivoire, denrée fort recherchée pour diverses raisons mercantiles.

Lors de l’écriture du scénario en 1962, le Tanganyika venait d’obtenir son indépendance, le 9 décembre 1961 exactement, et à aucun moment Henri Vernes n’émet un commentaire désobligeant envers cette toute jeune nation. Tout juste s’il se permet d’affirmer que les indigènes ne souhaitaient pas être civilisés, les Pygmées principalement. Mais il reconnait, lors de la rencontre entre Bob Morane et le chef de l’état, qui n’est pas nommé, que celui-ci est un homme affable, compréhensif, désirant aider son quémandeur, se montrant en tous points courtois et diplomate.

L’épilogue du roman diffère légèrement de celui de la bande dessinée, mais Henri Vernes a rectifié quelques détails lors du passage de la BD en roman, sans que cela soit préjudiciable pour l’un ou l’autre version.

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