Le Dernier Tigre Rouge GUEZ229

JEREMIE GUEZ

Le Dernier Tigre Rouge


Aux éditions 10/18


Visitez leur site

276

Lectures depuis
Le samedi 19 Avril 2014

fleche Soutenez RayonPolar en achetant
le dernier tigre rouge
sur
Amazone


fleche
fleche

Jeremie GUEZ




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER  

Début 1946, âgé d'à peine trente ans, Charles Bareuil fait partie de la Légion Étrangère. Il a, comme tous les militaires qui l'entourent, de bonnes raisons d'avoir intégré ces unités si particulières. Entre Corses mafieux, Russes devenus apatrides, anciens nazis, beaucoup sont des vétérans ayant connu les combats de la guerre, dans divers camps. D'une famille de soldats qu'il n'admirait guère, avant le conflit qui s'annonçait, Charles Bareuil suivit sa compagne Elena en Yougoslavie. C'est en Croatie que son destin le rattrapa, à la mort de la jeune femme. Tireur d'élite déjà bien entraîné, Bareuil devint un véritable guerrier. Dès la fin des hostilités, sa seule option fut d'entrer à la Légion Étrangère. Formés en Afrique du Nord, les régiments sont bientôt acheminés vers l'Indochine.

Sous la direction du général Giap, les troupes Viet Minh sont omniprésentes sur le terrain, pouvant généralement compter sur la solidarité des villageois. La guérilla, le harcèlement, les autorités militaires françaises n'en mesurent pas l'efficacité. Après un long voyage, où il a fallu décourager d'éventuels déserteurs, les Légionnaires débarquent à Saigon. Pour Bareuil, une étape qui lui vaudra une altercation avec une femme de colon. On ne tarde pas à prendre le train vers l'Annam, dans le sud du pays. Bien que confronté à la guérilla, peut-être Bareuil croit-il pouvoir tisser des liens amicaux avec les populations proches de leur camp. Initiative qui risque de finir par une embuscade mortelle. C'est plutôt au Tonkin qu'on a désormais besoin des Légionnaires, dans la région frontalière de la Chine.

Bareuil y retrouve entre aux l'impitoyable sergent Von Heigl, soldat chevronné qui ne nie pas son passé nazi. En janvier 1947, ils vont devoir “nettoyer” la route entre Haiphong et Hanoi. Les missions qu'on leur confie sont les plus dangereuses. Quand le régiment de Bareuil est la cible des Viet Minh, c'est un massacre auquel il réchappe de peu. Alors qu'il est hospitalisé, il ne peut oublier ce soldat blanc qui combattait avec leurs ennemis. Dans les rapports de l'armée, il finit par découvrir l'identité de Joseph Botvinnik, Russe d'origine ayant rejoint les troupes du général Giap. Ce n'est pas dans les bordels vietnamiens qu'il repérera sa trace. En effet, Botvinnik participe à une réunion de l'état-major Viet Minh, lorsqu'il s'agit de contrer les Français du côté de Cao Bang.

Au printemps 1948, Bareuil et son ami Gordov sont affectés à une nouvelle unité, toujours dans cette zone sensible qu'est le Tonkin. Lorsqu'il rencontre la jeune Hoa, Bareuil pense trouver l'amour, bravant le règlement pour la rejoindre clandestinement la nuit. Pendant ce temps, assisté de son fidèle Tran qui le considère tel un Tigre légendaire, Botvinnik ne reste pas inactif. Les cinq années qui suivent, jusqu'à Diên Biên Phu, seront décisives...

Il n'appartient à personne de “refaire l'Histoire”, d'encenser quelques-uns ou d'accabler tels autres, de justifier une guerre coloniale ou d'admettre la réponse meurtrière des ennemis d'alors. Un brave héros prenant fait et cause pour les populations d'en face, ou au contraire agissant comme un baroudeur sans merci ? Jérémie Guez ne tombe certes pas dans ce manichéisme. Le temps a quand même permis de rétablir un équilibre dans la manière de présenter ce conflit. “[Leur histoire] ils y sont attachés, c'est juste qu'ils n'en parlent pas. Leur temps est différent, ce n'est pas le même que le nôtre, nous ne le comprenons pas... Les hommes n'ont pas besoin de prétextes pour faire la guerre... Tout ce que je sais, c'est que ceux qui pensent qu'on gagnera facilement se trompent.”

Lauréat du Prix SNCF du polar en 2013, remarqué pour sa trilogie (Paris la nuit, Balancé dans les cordes, Du vide plein les yeux) évoquant l'univers parisien actuel, Jérémie Guez a fait partie des talents prometteurs du polar français. Avec “Le dernier tigre rouge”, non seulement il confirme ses véritables qualités d'auteur, mais il se lance avec succès dans une écriture assez différente. Ici, c'est tout le contexte indochinois de ces années-là qu'il dépeint, il ne s'agit pas uniquement du sort de Charles Bareuil. Bien sûr, ce dernier est au centre et subira maintes avanies. Mais on jette aussi un regard chez les communistes du Viet Minh, sous les ordres du général Võ Nguyên Giáp (1911-2013). Précis tout en évitant l'érudition encombrante, c'est avec fluidité que Jérémie Guez nous raconte cette palpitante épopée guerrière.

Retrouvez
CLAUDE LE NOCHER
sur
action-suspense.over-blog.com

Autres titres de
jeremie guez



Balancé Dans Les Cordes

Là-bas, C'est Marseille

Paris La Nuit
livrenpoche
Chercher jeremie guez



 
 



Pour être informé des Mises à Jour, Abonnez-vous à l'Hebdo du RayonPolar
Indiquez votre Mail

Les réclames du RayonPolar

Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le jeudi 3 Novembre 2011







En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar-Film-Série
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
Certaines illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar