Maurice GOUIRAN

MAURICE GOUIRAN

Putains De Pauvres !


Aux éditions JIGAL


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Le mercredi 17 Octobre 2007

Putains De Pauvres ! GOUIRAN32

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Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

L’ex-journaliste Clovis Narigou bricole et élève toujours ses chèvres dans les collines proches de Marseille. Cet isolement lui fait oublier la fureur du monde. Ancien amour de jeunesse, Laura se manifeste. Devenue SDF, elle alerte Clovis sur une rumeur sérieuse. En ville, une épidémie toucherait les plus pauvres, paumés et clodos. Elle cite le cas du Portugais Diego. Clovis vérifie auprès d’un marin-pompier et de la pulpeuse infirmière Elodie. En effet, on dénombre plusieurs morts. On parle du retour du virus H1N1, qui causa autrefois la terrible grippe espagnole. Un anonyme Dr X dévoile publiquement l’ampleur de la castapiane, obligeant les autorités à s’en soucier. 

 Clovis n’est pas surpris du rejet de la population envers les SDF. Des types en 4x4 se chargent d’éliminer quelques clodos. Principe de précaution, discours sécuritaire : les politiques, pas tous extrêmes, envisagent des solutions radicales. Le total des morts enfle, la situation se dégrade. Un promoteur immobilier voit d’un bon œil l’idée d’assainir certains quartiers. Dont celui des Crottes, où ce Materazzi a des projets. La manif pour une “France propre” sent la manipulation. Clovis se rend à Lisbonne, sur la piste de l’ami de Diego. Mario est hospitalisé, gravement malade. Les deux Portugais firent une étrange découverte dans un placard muré de la maison qu’ils squattaient à Marseille. De retour chez lui, Clovis s’informe sur la spéculation immobilière actuelle, ainsi que sur les cas de gosses torturés. Il craint d’avoir trouvé l’origine de la propagation du virus, dans le fameux placard muré. Disparue, Laura a été assassinée. Avec deux gamins des rues, Clovis veut identifier les exterminateurs de SDF...  

La peste, qui décima Marseille au 18e siècle, fait partie de l’Histoire de cette ville. L’auteur s’en inspire, lui donnant une actualité troublante. Confrontés à la réalité de la pauvreté, ne sommes-nous pas tentés d’accuser les “paumés” de causer nos malheurs ? Médias et politiques soutiennent cette version, faute de solutions concrètes. Maurice Gouiran souligne autant les hypocrisies collectives, et les formes d’intolérance, que les magouilles parallèles aux situations de crise. Il exprime aussi l’attachement des purs marseillais à leur quartier, même insalubre, et à leur cité peuplée de toutes origines. Il cite du rap et du slam, qui disent le malaise et l’espoir. A l’image de Clovis, comprendre et agir serait un message contre notre individualisme. Quand le militantisme du romancier est humaniste, servi par une bonne intrigue, on adhère avec enthousiasme.

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Putains De Pauvres !

de
L A

L A

Clovis et Laura se sont aimés il y a fort longtemps, puis leurs routes se sont séparées. Clovis a fait sa vie, Laura est devenue SDF…Et c’est au Bar Des Amis que Laura est subitement réapparue.
Mais ce n’est pas pour quémander un service personnel que Laura souhaite voir Clovis.

Mais revenons-en aux faits.

Depuis quelque temps, une étrange épidémie s’est abattue sur Marseille, une épidémie foudroyante, mais de bon goût puisqu’elle ne décime que les pauvres… Et comme pour accélérer les effets bénéfiques de cette maladie un quatre-quatre sillonne les rues des quartiers miséreux… histoire d’achever le travail de la maladie.D’évidence, derrière cette pandémie se cache une embrouille mais pour en comprendre les ressorts, il faut savoir à qui profite le « crime »

Voilà ce que Laura a raconté à Clovis, avant de disparaître… définitivement.

Mais tout ceci ne serait que fiction.
Certes aucune pandémie ne s’est abattue sur Marseille, certes les promoteurs immobiliers n’ont profité d’aucune mort subite des SDF. Certes, certes… dans la vie, la vraie, les histoires ne finissent jamais sur un happy end…
Mais…
« Comme si je vous disais que » les pauvres n’existent pas
« Comme si je vous disais que » le froid et la maladie ne les tuent pas
« Comme si je vous disais que… »
Mais je ne vous dis que : « vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée »

Fidèle à sa tradition d’« insurgé » Maurice Gouiran nous offre avec Putains de Pauvres un polar revigorant, comme une lueur dans ce siècle où il est toujours et encore minuit



Une autre lecture du

Putains De Pauvres !

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Retrouver trente après, un amour de jeunesse, n’est pas toujours désagréable, seulement cela dépend des conditions et de l’état physique des protagonistes. Ainsi, alors qu’il stationne au comptoir de son bar habituel, le Beau Bar, Clovis est tout étonné d’être abordé par une clocharde en laquelle il reconnaît Laura, la jolie Laura de son adolescence. Elle lui révèle que des SDF sont les victimes d’hommes circulant en 4X4, les aspergeant d’essence ou les brutalisant à mort. Et qu’une épidémie de grippe, aviaire, chicungunia ou autre, sévirait parmi les quartiers pauvres de la ville. Bien évidemment les événements ne sont pas relayés par les médias et les autorités dites compétentes, ou si peu. Elle n’en sait guère plus Laura, mais elle peut toutefois orienter Clovis vers un maçon portugais reparti au pays après le décès d’un ami lui aussi Portugais et maçon dans un hôpital marseillais et que trois pompiers auraient contracté la maladie en l’évacuant d’un squat. Les pompiers vont mieux, grâce à leur jeune âge et leur constitution solide. Mais les pauvres, les sans-abris, qui manquent du minimum vital n’ont pas cette chance. La « peste des pauvres » continue ses ravages et Clovis décide de s’atteler à une enquête sur l’origine de cette épidémie, ou du moins de traquer la vérité, mais aussi de connaître pourquoi des individus sans scrupules s’attaquent à des êtres sans défense, puis à des enfants. Le maire Bellérophon Espingole minimise les incidents, les attentats envers les pauvres sont dédaignés par la presse. Clovis appelle à la rescousse ses amis Ralph, un policier qui a ses entrées partout, et Philippe, un journaliste qui fouine mais ses papiers ne sont pas publiés ou réduits à trois lignes. Lorsque les bruits qui courent ne peuvent plus être tus, l’état d’urgence est décrété, la quarantaine est envisagée, les accès à Marseille fermés, des pontifes scientifiques sont consultés, propageant la panique au lieu de s’évertuer à rassurer, les pauvres mis au ban de la société. Et Clovis trouvera un cadavre dans un placard, au vrai sens du terme, un poilu de la guerre 14-18.

Maurice Gouiran ne travaille pas dans la dentelle et si le décor de ce roman est implanté à Marseille « Marseille est, tu le sais bien depuis que tu traînes à droite et à gauche, une ville où l’on combat davantage les pauvres que la pauvreté », ces drames pourraient se passer n’importe où (ou presque) en France. Il égratigne, griffe avec causticité : « Il est plus facile de se donner bonne conscience et d’afficher son âme charitable en aidant les pauvres que de combattre les principes d’une société soumise aux rapports de domination. Les hommes politiques en place aiment bien déplorer les problèmes liés au logement ou à la précarité sans en dénoncer les causes, comme s’il s’agissait d’un pseudo consensus politique hypocrite, le même que celui qui les conduisit à pleurer à chaudes larmes l’Abbé Pierre alors qu’ils étaient porteurs des mesures économiques qui favorisent la pauvreté ». Materazzi, propriétaire d’une société immobilière profite depuis des années en rasant des logements insalubres. Il achète à vil prix, déloge les sans-abris ou les personnes âgées qui y vivent tant bien que mal, et au lieu de reconstruire immédiatement malgré les projets entérinés par les édiles, attend béatement, afin de faire grimper les prix des autres logements. Haro sur les pauvres ! On les met à la rue mais on ne les reloge pas et après on leur reproche de squatter ou de trainer et de salir le paysage. Maurice Gouiran fait œuvre pie en dénonçant la cupidité, la rapacité, l’ignominie, l’hypocrisie, le cynisme. Ce que Maurice Gouiran pourra écrire, et dénoncer, ne changera rien aux méthodes employées. Il s’érige un peu en Don Quichotte de la fiction.
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