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MAURICE GOUIRAN |
Et L'été FiniraAux éditions JIGALVisitez leur site |
548Lectures depuisLe samedi 17 Mars 2012 |
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Après le meurtre d’un chauffeur de bus marseillais, par un déséquilibré nord-africain, Gabriel Domenech signe un éditorial dans « Le Méridional » du dimanche 26 août 1973, où l’on peut lire : « Assez des voleurs algériens, assez des casseurs algériens, assez des fanfarons algériens, assez des trublions algériens, assez des syphilitiques algériens, assez des violeurs algériens, assez des proxénètes algériens, assez des fous algériens, assez des tueurs algériens. » Cet assassinat ne déclenchera pas seulement l’hydre de ce folliculaire. « Sept maghrébins seront tués en trois jours à Marseille, tandis que des ratonnades se déclenchent dans le sud du pays. Le 14 décembre, une bombe explose dans le centre de la cité phocéenne au consulat d'Algérie, faisant quatre morts et une vingtaine de blessés. » (Jean-Philippe Séchaud in « Mémoires d'Algérie, année de l'Algérie », Mémoire Dess, 2003). « L'un de ces immigrés sera abattu par un commando comprenant en son sein un gardien de la paix marseillais pied-noir. Fort opportunément, il décédera en détention, annulant ainsi le procès que tout le monde attendait ». Autant d’événements appartenant à Histoire contemporaine de la cité phocéenne et donc à celle de la France, qu’en janvier 2007 Canal+, au cours de l’émission « Lundi-Investigation », tentait de remémorer aux amnésiques. Comme si l’on pouvait disconvenir du réel ! Mais c’était sans compter sur l’opiniâtre agitateur des mémoires : Maurice Gouiran. Certains, au prétexte d’un polar, ressuscitent des temps aussi peu révolus que sinistres, Maurice Gouiran inverse la proposition : les épisodes obscurs sont le prétexte à polar. Et la mise en abyme de ces époques matière à analyse. Car quelle différence existe-t-il entre les ratonnades meurtrières de 1973 et celles qui eurent lieu à Aigues-Mortes en août 1893 et qui se soldèrent pas la mort de huit Italiens employés dans les salins de Peccais alors qu’une cinquantaine furent blessés ? Mais que l’amateur de polar se rassure si dans cet opus des « enquêtes » de Clovis tout est réel, sauf ses investigations qui demeurent fictives, l’ensemble constitue un roman captivant, ne serait-ce que parce que Maurice Gouiran ne se contente pas d’exhumer le passé, mais parce qu’il en est un infatigable témoin. |
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Sur les 32200 pages du Site chiffres Google Le jeudi 3 Novembre 2011 |
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