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GILLIAN FLYNN

Nous Allons Mourir Ce Soir


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Le mardi 2 Novembre 2016

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Gillian FLYNN




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Quand on demande quel est son métier à cette New-yorkaise de trente ans, elle répond être “chargée de clientèle”. Ce qui n’est pas absolument faux. Prostituée dans l’arrière-salle d’un cabinet de voyance, ce ne serait pas le qualificatif exact non plus. Son activité, quand même illégale, se limite à la branlette des clients. Sachant qu’étant gamine, elle faisait la manche dans la rue, avec sa mère aussi sale et borgne que fainéante, ce n’est pas la meilleure voie pour trouver un métier sérieux. Toutefois, autodidacte éprouvant la passion des livres, cette grande lectrice ne manque pas de psychologie. L’activité manuelle répétitive commence à la fatiguer. Gardant quelques bons clients, elle se reconvertit dans “les pratiques thérapeutiques”, autrement dit elle s’improvise voyante.

Quand on a de bonnes bases psychologiques, cette profession n’est pas tellement difficile à exercer. Issues de la classe moyenne supérieure ou de la petite bourgeoisie, les clientes sont généralement faciles à influencer. Si elles s’adressent aux voyantes, c’est qu’elles ont un grave problème personnel. Du moins le pensent-elles, ce qui les rend tristes, mal dans leur peau. En réalité, ces femmes de milieux aisés ont souvent trop de temps libre, pas de suffisante raison d’être pour meubler leur vie. Le rôle de la voyante ? Les réconforter, leur suggérer des hobbies… Une dose de compréhension et des réponses bien préparées. Dans le cas de Susan Burke, ça risque d’être moins simple. Sans aller jusqu’à l’exorcisme, c’est un grand nettoyage dans le petit univers de cette cliente qui va s’imposer.

Susan Burke est mariée à un époux absent, voyageant beaucoup. Elle habite Caterhook Manor, une demeure d’allure extérieure sinistre bâtie en 1893. Malgré tout, l’intérieur est moins déprimant. D’autant qu’on y trouve une bibliothèque pleine de livres. Susan est très protectrice envers son fils de sept ans, Jack. Par contre, c’est le fils de son mari qu’elle trouve menaçant. Âgé de quinze ans, Miles cultive le comportement d’un sociopathe, d’un introverti potentiellement agressif. Crise d’adolescence, avec un peu plus de perversité que la moyenne ? Très perturbant pour Susan, quoi qu’il en soit. Quand on sait que cette maison fut le théâtre d’un drame sanglant à la fin du 19e siècle, que des fantômes rôdent peut-être encore entre ces murs, comment ne pas imaginer le pire ?

Durant quelques semaines, contre une belle rémunération, la voyante va "nettoyer" la demeure des supposés mauvais esprits qui s’y incrustent. Tout en s’accordant des pauses dans la bibliothèque, bien sûr. Le plus important n’est-il pas de rassurer Susan, même si ce n’est qu’une petite arnaque ? Mais les choses pourraient tourner tout autrement…

(Extrait) “— Je suis une intuitive psychologique. Vous savez ce que ça signifie ?

— Vous savez bien lire les gens.

— Oui, c’est un peu ça, mais mes pouvoirs sont beaucoup plus forts que de simples suppositions. Tous mes sens jouent un rôle. Je sens les vibrations qui émanent des gens. Je vois les auras. Je discerne l’odeur du désespoir, de la malhonnêteté ou de la dépression. C’est un don que j’ai depuis ma petite enfance. Ma mère était une femme profondément déprimée, déséquilibrée. Elle était entourée d’un halo bleu foncé…”

Gillian Flynn a connu un beau succès avec ses deux premiers titres, “Les lieux sombres” et “Les apparences”. Cette fois, il s’agit d’une nouvelle d’environ soixante pages. Un texte qui fait autant la part belle à l’humour qu’au mystère. Le personnage central ne cache rien de son parcours, ni de son aptitude à tromper les clientes crédules : ça provoque des sourires bienvenus. Quant à la maison maudite, il s’y produit bel et bien des faits énigmatiques.

Tous les ans, un jury d’écrivains (Mystery Writers of America) attribue les Edgar Awards (en référence à Edgar Allan Poe). “Nous allons mourir ce soir” a été récompensée par le Prix de la meilleure nouvelle en 2015. Une distinction méritée, non seulement grâce à son intrigue idéalement maîtrisée, mais c’est avant tout son écriture qui séduit. Lorsque les textes courts sont d’aussi belle qualité, on adhère avec grand plaisir.

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