Le Voleur De Regards FITZEK124

SEBASTIAN FITZEK

Le Voleur De Regards


Aux éditions EDITIONS DE L’ARCHIPEL

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Le vendredi 13 Avril 2013

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Sebastian FITZEK




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

On peut être un habile négociateur, et néanmoins effectuer une boulette, voire même une bavure. C’est ce qui est arrivé sept ans auparavant à Alex Zorbach, policier chargé de parler aux suicidaires afin de les empêcher de passer à l’acte. Une jeune femme tenant un bébé dans ses bras voulait franchir le parapet. Alex semblait avoir persuadé la jeune femme de ne pas sauter lorsqu’un mouvement mal interprété lui a fait commettre l’irréparable. Il a tué la suicidaire d’une balle dans la tête. Depuis il se remémore souvent ce triste épilogue qui lui procure des cauchemars. Il a consulté des psychiatres et s’est mis en disponibilité afin de devenir journaliste dans le principal journal berlinois, tenant la rubrique consacrée aux investigations judiciaires.

Ce jour-là, Alex emmène son fils Julian dans un hôpital berlinois pour enfants. Julian se débarrasse de ses anciens jouets pour en faire don. Pourtant lui aussi aurait peut-être besoin d’être hospitalisé, car il tousse comme s’il couvait une bronchite, mais Nicci préfère consulter des chamans dont le potentiel médical n’est pas prouvé. Nicci est la femme d’Alex, ou était, car ils sont en instance de divorce. Alex est préoccupé car il ne retrouve pas son portefeuille. Peut-être l’a-t-il oublié dans sa voiture, car il a l’habitude de le placer sur le siège avant avec quelques bricoles afin de ne pas être encombré pour conduire. Il décide donc d’aller vérifier laissant Julian continuer sa distribution.

C’est en cherchant le fameux portefeuille qu’il entend dans le scanner, l’appareil qui lui permet de capter la radio de la police, un appel qui aussitôt lui fait tout oublier. Un cadavre vient d’être découvert, imputé au Voleur de regards dont c’est la quatrième partie.

Trois cadavres de femmes ont ainsi été retrouvés, leur enfant disparu puis après un laps de temps déterminé, les policiers n’ayant pu découvrir à temps le lieu où le Voleur de regards l’avait emmené, puis la découverte du gamin mort et énucléé de l’œil gauche. La machine est une nouvelle fois relancée et Alex s’empresse de se rendre sur les lieux de la découverte macabre. Il s’habille en conséquence, comme lorsqu’il officiait sur les scènes de crimes et s’approche du lieu où git le cadavre de la femme. Sur place se trouvent déjà Stoya, son ancien collègue, et Scholle, un policier plus âgé et vindicatif. Les deux hommes n’apprécient pas l’intrusion d’Alex et le lui font savoir. D’autant que jamais ils n’ont lancé un appel sur la fréquence que possède Alex sur sa radio, puisqu’ils ont changé de code. Premier mauvais point pour Alex, qui peu après apprend par Franck, un journaliste stagiaire avec lequel il s’est lié d’amitié, que son portefeuille a été retrouvé non loin du cadavre. Aussitôt il devient le suspect numéro 1. Alex décide alors de prendre du recul pour mieux réfléchir.

Il se réfugie sur son bateau aménagé en petit appartement, en traversant la forêt proche de Berlin, empruntant à pied un étroit chemin que lui seul connait, croit-il. Il est stupéfait d’y trouver une jeune femme avec un chien. Alina est aveugle et physiothérapeute. Mais le plus surprenant c’est que si elle est sur le bateau, c’est parce qu’il l’aurait appelée et donné rendez-vous dans sa cache. De plus, elle a eu un patient dont les ondes étaient maléfiques. Elle est persuadée, après discussion avec Alex qui lui avoue ses démêlés, qu’elle a été en contact avec le Voleur de regards. Mais les mauvaises nouvelles continuent à s’empiler sur le crâne d’Alex. La jeune femme qui vient d’être assassinée se nomme Lucia. Elle n’est autre que Charlie, qu’Alex connaissait bien, mais dont les relations étaient restées platoniques. Pourtant les endroits fréquentés par Charlie et Alex auraient plutôt eu des effets contraires, puisqu’ils se sont rencontrés par hasard dans un club d’échangistes.

Alina a des visions, qui les mènent des endroits susceptibles de retrouver l’enfant ou le Voleur de regards. Mais le temps presse car il est décompté. Ils sont aidés dans leurs recherches par Franck qui reste le seul interlocuteur entre eux, Ruth la directrice du journal et les policiers.

 

Sebastian Fitzek développe cette histoire crispante en effectuant un compte à rebours. Si les chapitres se déclinent de l’épilogue jusqu’au chapitre Un, pendant que le temps s’écoule inexorablement, c’est dans un but bien précis : entraîner le lecteur dans une intrigue savamment construite, qui recèle bien des surprises, des rebondissements, des péripéties nombreuses et poignantes en le tenant constamment en haleine. Et le final est éblouissant de machiavélisme, pourtant comme dans ces précédents romans, Sebastian Fitzek pose ça et là les éléments, les indices, lesquels mis bout à bout sont indispensables pour arriver à la conclusion logique. Rien n’est laissé au hasard. Seuls Alex et Alina se laissent prendre aux pièges disséminés par l’auteur, mais c’est normal car ils ne sont que les pantins d’un manipulateur.

Le lecteur cartésien pourra rétorquer que certaines scènes ne tiennent pas la route, notamment celles dans lesquelles Alina joue un rôle prépondérant malgré sa cécité. Dans ses remerciements, intitulés A propos de ce livre, Sebastian Fitzek met les pendules à l’heure. Il s’est inspiré d’un personnage réel qui lui aussi a perdu la vue à l’âge de trois ans, comme son héroïne, mais de plus il a été en contact permanent avec des non-voyants et a soumis son manuscrit à un groupe composé de non-voyants et de malvoyants, ce qui lui a permis d’éviter des erreurs grossières, de ne pas tenir compte d’à priori désobligeants, de cerner au plus près leur univers. Intercalés dans le récit, la plupart du temps narré à la première personne, Alex s’exprimant, Tobias, le gamin enlevé décrit les affres qu’il subit au cours de ces quarante-quatre heures et quelque de réclusion.

Mais ce sont bien les relations père-fils qui sont au cœur de ce roman, relations que je ne détaillerai pas sous peine de déflorer (dans son sens littéraire) le sujet. Or ce sujet sensible, Sebastian Fitzek le traite avec force et pudeur, instillant peut-être un doute chez le lecteur. Son comportement envers ses enfants sont-ils sans reproches, doit-il privilégier ceci à cela, faut-il faire passer ce qui lui semble primordial avant de s’inquiéter de ce qui lui parait accessoire ? Bon nombre d’entre nous se sentiront concernés, mais heureusement la fiction reste la fiction et la réalité n’est pas toujours aussi lamentable ou tragique. Mais les bonnes questions sont posées et c’est à tout un chacun d’y répondre en son âme et conscience.

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